Les Réflexions d’un Chasseur de Temps et autres Pensées
relatives à la Course à Pied, au FootBike en général et au Sport en particulier
le tout agrémenté de réflexions d’ordres générales qui n’ont rien à voir avec
les éléments précédements cités.
Qu’est ce
qu’une UC (Unité de Course) ?.
26 Mars.
Rett Athlon de Lunel (34)
30 Avril.
Biathlon de Nant (12)
24
Septembre. Les 10 km de Pechbusque (31)
1
Septembre. Les Boulevards de Colomiers.
15
Septembre. 10 KM de Toulouse.
13
octobre. Les 10 Miles de Labège.
2 Août.
Le Trail des Sangliers de Bordes (09).
6
septembre. Boulevards de Colomiers (31).
24
janvier. Auzeville-Bazièges (31).
… elle a faillit
s’arrêter en 2000
8
Octobre. 10Km d’Intersport Labège (31).
21
octobre. Roc d’Azur Rando Noire. 45km. (83)
18 mars.
Les 10 km de l’INSA.(31)
1er
Août. Le Clapahut Armissan (3ème du nom).(11)
9
septembre.Le 10ème ROC Castanéen.(31)
20
octobre. Roc d’Azur (18ème du nom).
10
novembre. La Trisportive d’Aventure Handicap. (31)
… pour enchaîner
sur 2002 (Passage en V1)
10 mars
Semi Marathon de Blagnac.(31)
28 avril.
Marathon d’Albi.(81)
12 mai
Challenge de la Paix et du Souvenir Pompertuzat.(31)
Un VTT
pour Deux. La Roche Vineuse (71)
1 VTT
pour deux. La Roche Vineuse. Deuxième participation.
Le Semi
Marathon de Châlon sur Saône (71).
Le Marathon des Entreprises. La Roche Vineuse.
Le
Semi-Marathon de Pont de Vaux (01).
18
juillet. La Corrida de Mâcon (71).
7
septembre. La Charnaysienne.
21
septembre Le Semi-Marathon de Mâcon.
1 VTT
pour deux. La Roche Vineuse (71)
Marathon
des Entreprise. La Roche Vineuse (71)
La rando
cycliste Carrefour de Crèches-sur-Saône.
Le3
octobre. Les 10 Km du Mâconnais
20
février Les Crêtes Blanches de Saint Paul en Jarez (42)
20 mars Randonnée pédestre et VTT de
printemps de Messimy (69)
8
mai Randonnée VTT
« L’Estivale » à Loché (71)
…repartir de plus
belle en 2006
19 mars
Randonnée VTT « Les Garrigues de Fontcaude ». (34).
14 mai
Randonnée VTT « La Montpezatienne ».(30)
25 mai
Randonnée VTT « La Teyrannaise ».
18 juin.
Randonnée VTT « Cap Nore ».
5-6-7
août Championnats du monde des
Véhicules à propulsion humaine à
Allègre (43).
5
novembre. Les Foulées Castelnauviennes (34).
25 mars.
La Cost’Enduro VTT de Vauvert (30).
29 Avril.
OffRoad VTT de Nîmes.
29
Septembre. 100km de Millau.
Divers
Comment faire passer un point de coté ?
De
l’importance de l’oxygénation du cerveau.
De l’art
de bien pratiquer le Footbike
C’est l’unité de dépense sportive que j’ai
mise au point et dont je me sers pour calculer mes entraînements et mes
courses. Pour une heure d’Unité de Course il faut :
·
1h de course à
pied
·
1h30 à 2h de
Footbike suivant l’intensité (temps de
roulage)
·
2h de vélo (VTT ou route peu importe)
·
3h à 4h de
marche suivant l’intensité.
·
1h de Natation
(temps exact de nage)
Exemples :
Un mois avec 3h de course à pied, 30’ de
nage, 2h de footbike (tout doux), 3h
de marche en montagne et 4h de vélo, on comptera : 3h + 30’ + 1h + 1h + 2h
= 7h30’.
Un mois avec 2h de course à pied, 15’ de
nage, 4h de footbike (à fond), on
comptera : 2h+ 15’ + 3h = 5h15’
J’arrondie à la tranche de 5 minute supérieure ou inférieure la plus près du temps réalisé.
Exemple :
Entre 5’ et 10’, le temps intermédiaire est 7’30’’. Donc au-delà de 7’30’’, je valide 10’, en dessous, c’est 5’.
Entre 10’ et 15’, le temps intermédiaire est 13’30’’. Au-delà de ce dernier je compte 15’, entre 10’ et 13’30’’, je compte 10’.
Pour 53’29’’, je valide 50’.
Pour 27’42’’, je valide 30’.
Pour 47’25’’, je valide 45’.
Pas de différence entre le tout-terrain, le plat, le fractionné (sauf si précisé).
Tout entraînement inférieur à 30’ n’est pas comptabilisé.
|
Mois |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
|
Jv |
- |
3h05 |
2h35 |
3h30 |
3h20 |
1h50 |
1h45 |
5h20 |
3h15 |
2h25 |
- |
4h40 |
|
Fv |
- |
2h30 |
1h15 |
4h30 |
3h35 |
2h50 |
3h20 |
3h45 |
4h50 |
2h20 |
3h10 |
3h45 |
|
Mrs |
- |
3h25 |
- |
3h35 |
- |
4h10 |
3h15 |
3h30 |
5h20 |
2h05 |
4h35 |
4h35 |
|
Av |
- |
0h50 |
0h30 |
4h00 |
- |
3h20 |
4h05 |
3h35 |
4h55 |
3h25 |
4h20 |
5h10 |
|
Mi |
- |
1h55 |
4h40 |
4h10 |
- |
4h05 |
2h00 |
4h55 |
5h50 |
3h45 |
5h30 |
5h25 |
|
Jn |
- |
2h40 |
3h45 |
1h30 |
- |
2h00 |
2h45 |
3h55 |
4h05 |
1h00 |
4h40 |
3h00 |
|
Jlt |
- |
7h00 |
1h00 |
- |
- |
6h05 |
- |
6h25 |
1h35 |
- |
1h55 |
5h25 |
|
At |
7h30 |
3h35 |
3h00 |
- |
- |
4h30 |
0h50 |
4h05 |
6h15 |
2h10 |
2h10 |
5h20 |
|
Sp |
6h40 |
1h05 |
2h00 |
- |
3h55 |
2h55 |
1h30 |
3h00 |
3h30 |
2h55 |
4h15 |
9h10 |
|
Oc |
6h10 |
2h10 |
2h30 |
1h00 |
7h20 |
6h05 |
4h10 |
2h30 |
2h40 |
3h50 |
5h10 |
|
|
Nv |
5h40 |
1h15 |
- |
2h45 |
1h00 |
3h30 |
2h50 |
2h35 |
1h55 |
2h45 |
2h50 |
|
|
De |
1h50 |
2h50 |
2h00 |
1h55 |
3h25 |
- |
0h50 |
4h50 |
2h15 |
- |
1h45 |
|
|
Total |
27h50 |
32h20 |
23h15 |
26h50 |
22h35 |
41h20 |
27h20 |
48h25 |
46h25 |
26h40 |
40h20 |
46h40 |

Ma toute première course..
Au bord du canal du midi, un aller retour le long des berges. Absolument plat. Je me sors d’une grippe et j’ai quelques restes. Mais je fais bonne figure et finis en bon état en 52’50. Je suis content pour cette première.
Discussion avec un spécialiste des Ultras
(Trans-Gaule, 24h, 100 km, etc …). Il m’explique son entraînement ou il y a une
bonne part de piste, fractionné pour augmenter sa VMA.
_Ha
bon ? même pour du très long, tu travailles en fractionné ? Je
croyais que tout était basé sur l’endurance.
_ Non, c’est simple à comprendre. Soit une
dépense énergétique de X pour une vitesse de 12km/h. Le but du jeu est
d’augmenter ta vitesse pour la même dépense X.
_aaaah, j’ai compris, c’est pour aller plus
vite en te fatiguant pareil !
_ Non, c’est pour aller à la même vitesse
donc 12km/h mais en me fatiguant moins, du coup j’irai plus loin et j’aurai de
la réserve au cas où.
Un mini biathlon qui consiste en 5km à pied, puis 20 à VTT (très roulant) et enfin 5 à pied. Ma toute première expérience de ce type d’épreuve avec en plus pas trop d’heures de vols au compteur. J’en ai bavé. La première partie, très bien. Je cours avec deux amis qui sont des marathoniens assidus. Pour eux c’est de la ballade. Mes 5 premiers kilomètres seront avalés en 22’. C’est très rapide pour moi. Assez difficile à froid. Ca ira mieux en VTT ou je suis plus dans mon élément. J’arrive à tenir le niveau de mes compagnons en 56’ pour les 20 km. Par contre le passage du vélo à la course, est comment dire … déconcertant. Dès les premiers mètres à pied, c’est blocage total. Impossible d’avancer. Mal partout. Puis, petit à petit on reprend en trottinant. Aidé par mes compagnons, je finis en 26’ cette dernière partie en ayant souffert le martyre.
« Le mieux est l’ennemi du bien »
Au menu de ce biathlon, 20 km de VTT en tout terrain pur et dur avec un dénivellé ++ et 10 km de plat en deux boucles de 5km autour du village de Nant. Les participants ont l’air sérieux au regard des tee-shirts portés. Marathons, 100 km de Millau (on est tout à coté), etc … Je ne la ramène pas trop, petit débutant que je suis.
C’est partis pour le VTT, je mène ma course tambour battant en me tapant une belle bourre pendant ces 20 km. A fond, toujours à fond. Sauf que la plupart des conccurents sont là en équipe, c'est-à-dire que c’est leur équipier qui va prendre le relais sur la course à pied. Moi, j’arrive exténué et il va falloir que je courre encore 10 km. Fin du VTT en 1h20.Je prend le temps de me ravitailler et j’attaque ma partie de plat ou je vais souffrir (non, non, je n’aime pas çà contrairement à ce que l’on pourrai croire…). Sur le deuxième tour, j’ai tellement de crampes qu’il faudra que je m’allonge sur le bord de la route et qu’on me masse pour que je puisse finir. L’horreur. Les 10 bornes seront avalées en 1h05. Au final je suis classé 66/74 au général et 26/28 en indivuduel.
J’ai trouvé un terrain de jeu amusant près de chez moi à
Pompertuzat(31). Une côte d’une centaine de mètres à 26%. En voiture, on ne
passe pas la seconde c’est dire…. En fin d’entrainement, le but du jeu est de
la monter en courant, certes (c’est déjà pas mal), mais de franchir le sommet
au sprint. Décrassage des poumons assuré !!Quant au cardio, je n’en parle
même pas, mieux vaut ne pas le porter ….
Mon baptême du feu en côtes.
J’avais une super pêche, j’ai accéléré en bas de la première longue descente pour négocier la côte suivante, j’étais à bloc en montant et « pouf », plus rien en haut. Asphixie, cardio à 382 pulsasions (j’exagère à peine). Et oui jeune homme on veut faire le malin et voilà le résultat. Tous ceux que j’ai doublé me repassent. Ils ont même le droit de se moquer de moi si ils veulent. Désormais j’apprendrai à gérer ce genre de dénivellé. Je passe les 5 km en 23’15 et finis en 57’42’’.
Juste pour voir, je
me lance sur un 20 km en solo. Mes temps de passages sont : 5km 30’ ;
10km 53’ ; 15km 1h18’ et je finis en 1h47’. Je dois donc pouvoir faire un
semi en moins de deux heures.
Avant d’attaquer la
première course de l’année, j’accumule 7h30 d’UC durant le mois d’août. Le
résultat seras là.
Mon meilleur temps sur 10 km : 46’ 21’’
Une course parfaitement maitrisée, une belle pêche, xx heures d’UC depuis x semaines, et voilà le résultat. J’étais au top sur cette manifestation. Je passe les 5km en 23’.Une petite descente et une petite côte bien négociée (je sais faire maintenant …), un final au sprint avec accélération progressive, bref, bon partout. Vive moi ! Classement final 274/411 au général et 179/235 en Senior
« Il faut être bien pour courir et non pas courir pour être
bien »
Les 10km de Toulouse se courent dans le cadre du semi. Un tour au lieu de deux. Belle journée, parcours plat, petite forme avec un mal de tête présent dès le levé. Malgré tout ce n’est pas si mal puisque j’arrive à terminer au sprint avec accélération progressive et que je suis sous la barre de l’heure. En plus il m’a fallu gérer un point de coté dès la 20ème minute. Le final se fait au milieu de la foule le long du boulevard devant Compans cafarelli, c’est assez grisant. On se prend pour un champion. Classement 479/966 au général en 51’36’’.
Ma technique. Ralentir le rythme de sa
respiration pour inspirer et expirer le plus profondemment. Lorsqu’on respire
normalement on ne vide pas totalement ses poumons seule une petite partie de
l’air est renouvellée. En vidant le
plus possible l’air et en remplissant ses poumons à fond on augmente le
volume d’échange et donc d’oxygène dans le sang. L’apport supplémentaire
d’oxygène dans le sang a pour effet de ralentir le rythme cardiaque. La douleur générée par l’inflammation
diminue du fait de l’apport en O2 supplémentaire. Je garantie que ça marche.
J’avais pour objectif moins de 40’ pour ces 8km. Je finis en 37’50’’ malgré un très fort vent de face pendant la première moitié. Classement 249/612 au général.
On trouve dans tous les magazines
spécialisés des tableaux d’entraînements en fractionnés suivant le nombre de
sécances par semaines, l’objectif, etc … Je n’ai rien contre, mais ça me gonfle
un peu de suivre strictement un plan d’entrainement. Je préfère faire des
séries par quart d’heure ou 5 mn.
Exemples :
15mn tranquille + 15 rapide + 15 tranquille
+ 5 très fort, etc …
Le tout avec un cardiofréquencemètre bien
sur.
Mais petit à petit j’ai abandonné cet
appareil pour revenir à une course en sensations. C’est mon corps qui dicte
l’allure et non pas une montre. D’autre part, me mettant de plus en plus au
tout-terrain, le fractionné se fait naturellement. Du coup la notion de plan s’efface peu à peu devant la réalité du
terrain. C’est ce dernier qui dicte sa
loi.

Je finis 1996 avec
27h50 d’UC, mais le comptage a démarré depuis Août seulement.
Jusqu’en
Août, 21h d’UC dont 7h le mois précédent la première course. Avec séjour en
altitude. Faut pas s’étonner que j’ai la forme !!
Un petit Trail de 14 km moitié bitume, moitié chemin avec quatre côtes ENORMES ou il est impossible de courir. Voilà pour le menu.
Je m’en sors très bien loin derrière certains poids lourds triathlètes (dont un spécialiste d’Iron Man). Course sympathique au bord de l’eau avec des passages un peu sauvage. Je finis en 1h20, le passage des 7 km en 40’. Mon cardio annoncait 170 sur toute la course. Super forme.
Âge : 34 ans
Taille 180 cm
Poids 65kg
FC Max : 185
FC Repos : 58
Max atteind : 174
Puissance (w) : 240
VO2Max : 3,7
L/m : 60
Récupération : 1’ =
112 ; 2’ = 101 ; 3’ = 98

La
fin de l’année sera plus calme. 32h en tout.
Et ça commence par une élongation en février. Aïe !!
C’est ma deuxième participation pour ce 10 km.
Très beau et très chaud cette journée. Durant la première partie je garde un bon rythme mais dès le début de la deuxième boucle à 25’, chute d’énergie complète. Très dur, je maintient, mais à 42’ c’est la rechute finale. Impossible de me reprendre. Je finis à l’agonie et au mental. En 53’50’’.
Je n’ai pas assez d’entraînement. Bien fait pour moi.
Classement : 408/473 au général et 204/217 en sénior.
« Aimes ton ennemi, car ton ami se dit sincère, mais seul ton
ennemi l’est vraiment »

Petite année avec 23h15 d’UC
6°. Du brouillard à couper au couteau, on est en plein mois de Janvier au bord du canal du midi. Le but, relier baziège depuis auzeville. On va se cailler. Mais bon, bien couvert c’est quand même moins traumatisant que par 50°c. Au final une belle course bien sympa ou on ne prend pas un coup de chaud. Quelques 500 mètres de plus au compteur de la course pour cause de perte. On a tous raté un croisement, et ce sont les hommes de tête qui revenant sur leur pas à fond de train nous on dit de faire demi-tour. Ca gueulait à l’arrivée !! 40/77 au général. Je finis en 48’14’’ pour 9,1 km., soit 12,07 de moyenne. C’est bien. Je suis content.
Rien de bien
folichon cette année avec 26h50 d’UC seulement. Juillet, Août et Septembre
auront été des mois blanc.

J’arrive à courir à
Castelnaudary entre midi et deux de temps en temps le long du canal du
midi, mais cette année restera
parmi les plus light avec 22h35. De
Mars à Août, rien du tout.
Bon il est vrai que la petite dernière naît
justement au moi de Mars.
Avec le peu d’entraînement que j’ai dans les pattes, on se demande même pourquoi je suis venu. Je passe les 5 km en 27’, ce qui n’augure rien de bon. Le final en 1h01’27’’. Je n’ai jamais réussit à démarrer. Pourtant j’ai la forme. J’avais la sensation de courir avec le frein à main bloqué.
Une idée qui avait été lancée par
D.chauvelier (grand coureur de mon temps pour les lecteurs du futur) était de
créer un classement national des coureurs à pied un peu comme celui pratiqué
dans le Tennis. La base de calcul pour générer un classement aurait été le
meilleur temps d’une course de la saison ramené au kilomètre. Tous le monde
aurait pu ainsi se « jauger » et avoir sa place sur la meute des
milliers de coureurs français.
Dans l’idée de courir le «vrai» Roc d’Azur un jour, je me lance d’abord sur la rando noire qui emprunte 90
% du parcours de la grande course. Cela me permet de reconnaître le terrain pour la prochaine fois sans le stress du chrono, même si on regarde la montre régulièrement. On ne se refait pas. Mais l’esprit sur le parcours est différent. Moins « guerrier » pour quasi le même effort. Total 4h05’. Randonnée magnifique.
Dernière séance le 31 décembre avec Johan en VTT dans les pyrénées.
Trop de neige puisque sur le chemin que
nous prenons , le neige arrive au pédalier !! on rebrousse chemin. Et puis
le froid,Brrrr, tout est gelé, les
freins, les cables, même nos pieds …

La pire de toutes, mais pourquoi je l’ai faite celle-là ? Parce que j’étais en terrain connu ? que c’est ma course anniversaire ? Pour ma deuxième participation, bravo …..
Aucune pêche, fatigué, pas d’énergie, je finis lamentablement dernier dans le pire des temps jamais réalisé. Le vélo « Balais » était avec moi en me remontant le moral pour que je puisse finir. Je n’est rien compris. C’était plat, pas de vent, over-facile, sur un de mes parcours d’entraînement le long des berges du canal du Midi. Comme quoi, méfiance, rien n’est acquis. Du coup, j’ai une revanche à prendre aux 10 km de l’INSA. Il va falloir qu’il paye un jour !!
« Il faut de dépêcher de
faire ce qui n’est pas pressé pour prendre le temps de faire ce qui
l’est »
Exemple type de tous ce qu’il ne faut pas faire en course.
Aucune préparation physique. Aucune nuit complète depuis des semaines (pour cause de bébé qui ne veut pas dormir). Bref une accumulation de fatigue à son niveau maximum. Et je veux y aller ? Bien tiens, même la nuit précédente je n’ai pas dormi, et je me lêve aux aurores plus 2h30 de route pour aller me faire pourrir. Au menu 50 km de VTT sur les causses aveyronnais. A priori, du pas facile.
Départ en ligne, impressionnant, les mecs fuses de partout, je suis distancé dès les premiers 500 mètres. On attaque direct par un long faux plat montant. Au sommet je suis dans les derniers. Après un peu de plat ou je me remet de ce départ en force, on attaque une côte super dure. Je commence déjà à fatiguer. Dans la descente qui suis, je n’en peux plus, les derniers me doublent. La côte suivante sonnera mon glas. Perte totale d’énergie. Je met pied à terre en espérant que ça passe, il faut que j’atteigne au moins le premier ravitaillement. Les champions partis après nous me doublent, puis plus rien je suis le dernier des derniers. Je ne peux plus avancer. Je m’assied au bord du chemin, je ne peux plus marcher, j’ai sommeil. J’ai froid. Bienvenu dans le monde de l’hypoglycemie. Je n’arrive plus à réfléchir. J’ai perdu la moitié de mes points de QI. Surgit le 4X4 balais qui m’enbarque moi et mon vélo jusqu’au prochain ravitaillement. Là, je n’ai même pas la force de rentrer à vélo (pourtant ce n’est que de la descente). Je rentre avec le camion des ravitailleurs qui a terminé son boulot (un seul passage de course à cet endroit). Ca me servira de leçon. Des journées comme ça laissent des traces à jamais. Que cette course reste mon seul et unique abandon !!
Etonnant, les
sorties après cette défaite seront super. J’ai une pêche formidable. Mais pas
au bon moment !! Juillet sera consacré au VTT avec 6h d’UC (soit presque
le double en durée) dans le massif de la Clape dans l’Aude. exclusivement en
vélo. Ca change.
Distance : 9,2 Km Le gagnant en 33'39'' Moi en 56'44'' Mon classement : 121ème sur 171 au général. Le dernier en 1h28'18'' .Course tout-terrain de nuit.
L'originalité de cette course est quelle se déroule de nuit. Départ à 22h30. On va monter 3 fois dans la "Clape". Les connaisseurs apprécieront. Température au départ 27° !! Il faudra gérer trois côtes monstrueuses, la chaleur, la nuit dans les pistes car il n'y a pas de bitume. On est un peu aidé par la lune puisqu'elle est pleine cette nuit là. L'ambiance est magique. Il faut se concentrer sur les quelques mètres devant soit où l'on va poser les pieds. Dans la nuit on entend les mecs qui gueulent, certains qui tombes, surtout lors de grandes descentes dans les cailloux. A ce petit jeu, on oublie la fatigue pour ce concentrer sur l’essentiel : l’appui au sol. Impossible de se repérer si ce n’est en suivant les loupiotes devant soit. Mais la file s’étire dans la nuit et ce qui risquait d’arriver arriva : je me perd. A un moment, je me rend compte qu’au loin devant moi je ne vois plus de petite lumière qui virevoltes ici et là. J’entend toujours les gens au loin. Je m’arrête, me retourne, attend… personne derrière non plus. Plus un bruit. M…, je suis perdu ? Je suis tous seul. Pourtant je suis sur un chemin, mais j’ai du sortir de la piste principale. Depuis combien de temps ? aucune idée. Je repars à l’envers en espérant ne pas être totalement paumé. Pas question d'admirer le paysage (de nuit…) je tend l’oreille pour me raccrocher à un bruit, et je cherche une lumière vacillante quelque part. Ca y est !! j’en vois une !! je reprend la piste. J’étais bien sorti du chemin principal. Pas trop perdu de temps 5 minutes peut-être. Maintenant, je fais bien attention de rester en contact avec une lumière devant et derrière. Certains coureurs sont super-équipés : Frontale plus grosse torche à la main. Il y en a même un avec une méga-torche bricolée maison genre « halogène-longue-portée ». C’est simple : on y voit comme en plein jour. Mais elle est grosse comme un petit gérican, pas très « light» comme objet (oui je sais, c’est facile mais je ne pouvais pas m’en empêcher). 3 ravitaillements qui sont nécessaires vu la chaleur. L’arrivée se fait au sprint en descente dans le village. J’en profite pour grignoter quelques places en finissant à bloc.
A suivre …
Distance : 10 Km . Parcours plat. Mon temps : 55'17’’ Mon classement : 345/407 au général et 152/161 en sénior. Temps : Petite pluie fine. Frais.
Rien de bien particulier sur cette course dont le parcours est parfaitement plat. Départ de Castanet, puis la course se déroule le long du petit canal de l’Hers à l’aller (vers le sud) puis retour par le long du canal du midi pour le retour. Les « afficionados» du chrono pur et des longues lignes droites sur bitume y trouveront leur plaisir. Il y avait une petite pluie fine pas désagréable.
Au départ 7 vagues de 500 coureurs. Je suis dans la sixième. Il y a 3485 coureurs au départ.Distance : 55 Km Le gagnant en 2h06 Le dernier (2160ème) en 7h et des poussières .... Moi en 4h54'22''. Mon classement : 1810ème sur 2160 arrivées au général, 710ème sur 869 en catégorie Master 1. Mon compteur indique : Distance 52,1 km temps de roulage 4h14' Moyenne 12,2 km/h. Le vélo : A la pesée (Chez Cannondale) : 12,6 Kg, les pneus sont des Hutchinson Mosquito Air-light 1.85 gonflés à 4Kg (j'aime bien quand c'est dur). Légèreté, accroche, rendement, ils ont tout pour eux.
Malgré les pluies de la veille, le terrain est resté très sec. Quelques flaques de boue de ci de là, juste histoire de faire un petit dérapage pour le fun. Par rapport à l'an dernier, rien à voir. Les rivières dans lesquelles on a roulé sont sèches. Il fait chaud et beau.
Jusqu'au premier ravitaillement, tous le monde va vite. Quelques bouchons dans les passages difficiles. On a tous la pêche. Les poireaux comme moi se chauffent, les "presque-pro" partent à fond. Premier ravitaillement, tout le monde s'arrête sauf ceux qui sont là pour la gagne. L'ambiance est à la joie. Deuxième ravitaillement 13 km après. La fatigue arrive, mais c'est toujours la fête. Je me sens bien et accélère. Tous les 50 mètres des gars sont arrêtés et réparent. Moultes chaînes et crevaisons. Je suis bien chaud et par moment je double comme un fou. C'est bien roulant, je m'éclate. Dans une descente je me fait doubler par un jeune fou en "24 bicycle" il me double en sautant dans tous les sens. Chaque cailloux est un appui. Je profite du spectacle. Bravo ! je le doublerai dans une côte ou il pousse sa machine à l'agonie. Ben oui ça monte aussi le Roc. Je ne le reverrai plus. Troisième ravitaillement après une côte monstrueuse. Les traits sont tirés, les abandons de plus en plus nombreux. J'en vois qui rigole plus du tout. Il fait toujours très chaud. Penser à bien s'hydrater. Je m'étire et me ravitaille. Je marche un maximum dans les côtes (comme tout le monde) pour m'économiser. Ca sert à rien de tirer sur du 1X1 à 6 km/h en se flinguant les mollets alors qu'en marchant vite j'atteint le 5 km/h en côte. Donc minimum 1X3 sinon je pousse. Tant pis pour la gagne. Après tout je suis pas là pour çà. Je tiens à finir et en état. Quatrième ravitaillement, on a l'impression que c'est la retraite de Russie. On est VRAIMENT fatigué. L'arrêt est plus long. D'autant plus que je sais qu'une très grosse côte nous attend avec de grosses descentes techniques. Avec la fatigue elles deviennent dangereuses et les chutes sont nombreuses. J'en évite une d'ailleurs en préférant sortir de la piste sur un beau bosquet bien amortissant sous les yeux d'un pompier qui me crie "C'est pas par là !". C'est préférable aux rochers qui m'attendaient... Cinquième ravitaillement. Personne ne s'arrête. Moi si. Pour la fin je ne me sens pas trop mal. Il reste 5 km de plat parfait. Je repars à fond cette fois ci et double tout le monde sur 4 km !! jusqu'au moment où ... la crampe !! devant des secouristes qui me feront un massage rapide du mollet. Les rascals que j'ai doublés me repassent ... après 5 mn, je repars à fond. La dernière ligne droite à fond de 3X8 dans un sprint à m'arracher les cuisses !! A l'arrivée j'en pleure de fatigue..Aucune casse matérielle, pas de crevaison, le physique a tenu. Pas d'abandon, pas dernier, objectif réussit !
« Il faut s’échauffer pour courir et non
pas corrir pour s’échauffer »
Distance : 12 Km le long du canal du
Midi. Parcours plat. Mon temps : 1h09' Mon
classement : Y'en a pas ... c'est une rando ! Température au départ :
6°.
Il fait beau mais pas chaud. Vite les bonnets. 6° au départ ça vous calme ... La première partie est couru en dilletante en discutant avec les copains. On trottine. 35' pour 6Km. Après le ravito ou on ne s'arrête pas sinon on gèle sur place, je pensais accélérer au retour. C'était sans compter avec le vent de face glacial. On rentre les mains dans le blouson, on rentre la tête dans le col, on rabaisse la casquette sur la tête et on court dans le froid. Ce n’est pas aujourd'hui que je ferais la performance du millénaire ... Mais nous courons pour une bonne cause et on est entre amis.
A noter que cette édition devait avoir lieu en septembre, le lendemain de l'explosion d'AZF ... On comprend le pourquoi du report.

On finit 2001 avec 41h d’UC. Les chiffres remontent !!
A partir de maintenant le
Kickbike arrive dans ma vie. Beaucoup de courses vont se faire sur cette
machine. Ainsi que les entraînements bien sûr. Je vais lâcher petit à petit la
course à pied et le vélo pour me consacrer à cette super machine. C’est aussi
elle qui va prendre le relai pour relater
certaines courses.
Distance : 21,1 km. Profil :
Plat sauf une côte de 200 mètres très raide et une longue descente
douce. Mon temps : 1h04' Mon classement : 1er ! Catégorie : Kickbike. Temps : Frais, très beau.
Le Kickbike voulant prendre la parole, je la lui laisse.
Enorme pression pour moi. En effet, première participation d’un Kickbike à une grande course en France. J’ai tout à prouver. Pour Jean-Chris c’est Interviews au départ, et moi je suis filmé par deux chaînes de télés pendant tout la course. Imaginez un peu que je craque. Inconcevable. Enfin, craquer c’est pas de moi dont il s’agit. Un Kickbike ne craque pas ! C’est plutôt mon pilote qui doit assurer.
Je pars en tête avec les deux handicapés. En attendant le départ je discute avec les fauteuils. Sympa les gars. Un des deux est un médaillé Olympique. La vitesse à laquelle il va rouler me le confirme. Top c’est parti. On lache les fauves. Comme d’habitude Jean-Chris s’interdit de partir trop vite, mais il a peur de se faire rattraper par les premiers internationaux qui sont venus pour gagner. Nous restons donc à 22/23 km. Il ne nous rattraperons pas. La stratégie de Jean-Chris: Première boucle pour repérer le parcours, voir où je nous pouvons attaquer, ou nous pouvons récupérer et visualiser les virages. Le départ se passe donc bien. Tout plat. Ensuite vient la longue descente (pas très pentue) vers la Mairie. Jean-Chris me cale bien derrière mon guidon de triathlète et j’atteind les 35 km/h. Après une paire de virages serrés surgit une courte descente très rapide avec un virage en angle droit à gauche. Puis une longue ligne droite fort agréable. Jean-Chris pousse à 21/22 km/h tranquillement parce que la côte va arriver, et les côtes en Kickbike, c’est l’enfer. En effet, contrairement à la course à pied où on peut ralentir et gérer une côte en endurance, là il faut accélérer et sprinter sinon …. Je recule !! Bref la côte arrive et mon pilote se lance dans le sprint de 300 mètres à 13 km/h. Arrivé en haut, il a le cœur à 300 tours minutes, envie de vomir et plus de souffle. Il relance doucement le temps de retrouver sa respiration. Calme, calme. Moi sa va bien. J’essai de me faire léger dans la côte pour l’aider comme je peux. Les premiers coureurs arrivent. Ils ne sont plus qu’à une centaine de mètres de moi. Je reprend mon rythme de 20/21 km/h, la forme reviens pour Jean-Chris. Je boucle le 10 km en tête et j’attaque le deuxième tour. Je maintient l’allure. Le side car dans lequel est assit le caméraman de M6 reste avec moi pour me filmer sur le deuxième tour. Je reprend la descente dans le village trop vite. « Mais qu’est ce que tu fais Jean-Chris ? !! Tourne !! MAIS TOURNE !! » Je rate le virage en bas et « magie » du Footbike (vive moi !!), il passe le trottoir contre lequel la force centrifuge associé à l’attraction terrestre voulais me projetter, en courant avec moi à la main. Passé cet obstacle, il me resaute dessus et repars comme si de rien n’étais. Le deuxième passage en côte arrive. A bloc, trois coup de chaque cotés et nous franchissons le sommet avec les premiers coureurs qui ne sont pas loin derrière. La fin n’est pas loin. Nous terminons sur du plat avec de plus en plus de public sur les trottoirs. Vous êtes venus voir des coureurs à pied ? Vous voyez une trottinette (à pied aussi !). Final au sprint ou Jean-Chris pousse à fond. Il lâche tout ce qui lui reste dans le ventre et nous passons la ligne en 1h04’. Pas mal pour une première. Je pense que la barre de l’heure est « cassable » avec un peu d’entraînement.
Je sort le Kickbike de plus en plus.
J’atteint 54 km/h dans la descente de Pech David sur les hauts de
Toulouse !
Distance : 42,2 km. Profil : Premier semi en légère montée. Retour en légère descente. Mon temps : 2h07’ Mon classement : 1er ! Catégorie : Kickbike. Temps : Frais, beau.
Je passe la parole au Kickbike. On dirait que ça lui plaît de raconter :
Ca y est. Mon premier marathon à moi et Jean-Chris. Que des premières aujourd’hui. D’après ses calculs, on devrais le faire autour des 2h15 ou 2h30 au vue des résultats du dernier semi. Reste toujours l’inconnu de la forme. Il a toujours l’angoisse de l’hypo. Pas moi. Mais ce matin il se sens en forme. Comme d’habitude, les gens nous regardent avec étonnement. Et il y a foule. 1700 coureurs, ça draine du monde ! L’organisation a l’air bien foutue. Nous partirons avec un handicapé 5 minutes avant le départ des coureurs à pied. Avec mon camarade à roulette, on papote sur la ligne départ sous l’œil de la foule. C’est un « HandBike ». Un truc balèze à trois roues avec chaîne, et dérailleur comme un vélo. Il n’est pas peu fier de m’expliquer comment il fonctionne. Comme moi il est admiré par les néophytes.Les coureurs sont dernières nous. Masse compacte prête à bondir. Coup de sifflet, on part ! On prend de suite la tête de la course. On la gardera jusqu’au bout. Jean-Chris pousse assez fort. Les boulevards sont dégagés et je trouve assez étrange de pouvoir rouler comme ça au milieu de la route. On continue à bien avancer jusqu’au kilomètre 5. Notre temps est de 14’. Rapide . He Jean-Chris c’est peut-être trop pour un marathon non? Il continue au même rythme, il me dit qu’il se sent bien. Kilomètre 10 : 30’. On m’arrête pour faire le plein d’eau. Il sont marrant ces humains à boire tous le temps. Est-ce que j’ai besoin d’eau moi ? Jean-Chris n’aurai pas dû partir en tee-shirt. Il fais très frais. Il aura d’ailleurs presque froids jusqu’à mi-course. A partir de maintenant, la route monte légèrement. Je tiens le 20 maxi à chaque poussée. De plus le vent se lève …. Et de face !! Le passage des tunnels est magique. J’ai « ma » moto qui m’éclaire la route et j’avance dans le noir. A la sortie, Jean-Chris regarde le compteur : 14 km/h !! Je l’ai bien senti, il montait !! j’accélère pour reprendre le rythme. Le passage du semi se fait en 1h06’. J’en reviens pas j’ai quasi le même rythme qu’au semi de Blagnac et toujours aucun signe de fatigue du pilote. Il a l’air bien Jean-Chris aujourd’hui. Le retour seras plus rapide puisque légèrement descendant. J’atteinds les 25 KM/H sur certaines poussées. La sortie du tunnel se fait même à 28. Kilomètre 25, je suis à 1h17’, kilomètre 30 à 1h32’. La fatigue commence à ce faire sentir dans les jambes de Jean-Chris. Depuis le demi- tour, je ne cesse de croiser la meute des 1700 coureurs. Tous me font signe. J’approche d’Albi. Les avenues s’ouvrent devant moi. Au 38ème killomètre, c’est le mur. Une côte qui est bien sympathique au départ mais là … J’ai commencé depuis un moment à doubler les derniers du semi-marathon. Ce mur … je le monte à 14 Km/h. Jean-Chris commence à avoir des sensations musculaires bizarres. Les crampes sont proches. Plus que 10’ à tenir, il ne va pas lacher là quand même ? Je ne vois pas mon copain le Handbike derrière moi. J’ai surement trop d’avance. J’y suis presque, je vois l’arrivée et Jean-Chris se me lance dans un sprint de fous ! Nous passons la ligne à plus de 30 Km/h en 2h07’. Jean-Chris n’en peut plus, il a les larmes aux yeux de fatigue. Nous avons fais le premier marathon en France en Kickbike…..
Distance : 8,5 km. Profil : Dénivelé cumulé +/- 170 mètres Mon temps : 26’ Mon classement : 1er ! (mais même en Kickbike, c’était juste !) Catégorie : Kickbike. Temps : Chaud beau.
Je passe encore la parole au Kickbike. On ne l’arrête plus. :
Jean-Chris connais le parcours, c’est son
terrain d’entrainement en course à pied. Moi je l’ai déjà fais une fois en 29’. Mais le pilote c’est lui. En tout cas
d’après ce que je sais, ça ne va pas être facile, les montées sont très très
raide. Le profil est comme suit : Descente raide. Montée longue, descente
raide. Montée raide. Descente longue. Montée longue. Arrivée. Nous partons avec
les coureurs. Petite bousculade mais Jean-Chris peux se permettre de sprinter
car nous attaquons par une descente. 50 Km/h !! Viens ensuite la longue
montée. Entre 13 et 15 Km/h. A froid, c’est pas évident. Enfin, je dis ça pour
Jean-Chris parce que moi, pas besoin de me chauffer. Le premier coureur arrive
derrière moi. Il me passe en haut de la côte. C’est un extra-terrestre ce
mec ?! Les autres sont vraiment très loin derrière. Je le repasse dans la
descente raide et me lance dans un côte raide, mais alors raide … tiens la
preuve, Jean-Chris ne peux plus pousser. En sprint à 7 Km/h, autant courir à
coté de moi. C’est ce qu’il fais. Après
3 ou 400 mètres de course à pied, il peux me remonter dessus à 10/12 Km/h.
L’extra-terrestre me repasse. Il disparaît lentement. J’attendrai quelqu’un me
dire plus tard que c’est un trialthèle du plus haut niveau. Je comprend mieux.
C’est quand même très impressionant. La dernière descente pointe son nez. Je
passe E.T et Jean-Chris se cale bien en avant sur le guidon et cherche une
position aérodynamique. 40 – 45 - … 50 … 54 km/h !! Virage en épingle. Il
se relève freine fort et vire séré pour attaquer la dernière montée. C’est la
fin, il arrache tout dans la montée. 12Km/h. Il garde un bon rythme. Je suis
dans un bon temps. J’arrive : 26’. Très content. L’an prochain on fera
peut-être mieux ?
Distance : 10 km. Profil : Quasi Plat. Une partie sur chemin de terre très roulant avec des allez-retour et beaucoup de virages en épingles à cheveux Mon temps : 30’ Mon classement : 1er ! Catégorie : Kickbike. Temps : Chaud. Heure : 21h30. Nombre de participants (à pieds) : 2000.
Je passe encore la parole au Kickbike. Quel bavard !!
Mon premier 10 Km officiel. Encore une première. Bon maintenant je commence à savoir gérer un peu le stress. Mon pilote me connais bien, il connais un peu le parcours. Je sais ce que va donner un 10 Km, c’est à dire dans les 30 minutes à peu près. On peut se permettre de partir fort. Ben, je croyais pas si bien dire …Ici pas de départ séparé ou 100 mètres avant, nous partons en première ligne (quand même …) mais avec une meute de 2000 guerriers derrières moi et autant de tueurs à coté de moi. Les 10 dernières secondes sont terribles ! Tout le monde a la main sur la montre pour déclencher le chrono en avancant lentement et se poussant. Je suis au milieu et ne peut pas trop bouger. Jean-chris a les deux mains sur le guidon, à coté de moi, je me sent pousser par derrière, par coté, c’est stressant !
POUET !! C’est parti. Tout le monde part en sprint à « l’arrache ». Jean-chris cours comme un fou et se jette sur moi. Je suis déjà à 25 Km/h. Je sens les premiers qui sont toujours autour de moi mais je reste quand même sur la première ligne. Maintenant il faut que mon pilote pousse très fort pour me dégager .Pousser, pousser !! Au bout de 200 mètres, il se retourne, c’est bon, nous avons creusé l’écart. Il n’y a que le handisport qui me talonne. Lui aussi a du avoir du mal à s’arracher du groupe. Je prend un bon rhythme que je vais tenter de garder. La course est très sympa. Dans les vieilles rues de Toulouse, sur les quais au bord de la Garonne, puis on passe sur deux ponts. Fort agréable. On peut voir aussi tout le temps la longue file des 2000 coureurs derrière soit. Magique !! Coté performance, c’est pas ici que je battrai un record. Sur le Cours-Dillon, On effectue 3 longueurs avec virages en épingle à cheveux à chaque bout. Dans la terre et le gravier … ça glisse. Donc dououououououcement sinon gamelle pour nous. Bon, moi c’est pas grave, ça’m fais pas mal mais, mon pilote comme tous les humains est douillé. En plus il faut relancer à chaque sortie de virage. Pour finir, je rattrape la fin de la course, les coureurs qui terminent leur premier 5 Km. Pendant le dernier Km, le serai au milieu des coureurs. Jean-Chris s’égosille « Attention, je passe à gauche », « Je passe à droite », « Merci !! », etc … bref on perd du temps. Je finirai en 30’ en plein sprint à s’arracher les semelles (celles du pousseur bien sur) à quasi 30 Km/h alors que mon passage des 5 km était de 14 ‘. Mais l’ambiance et la course sont magnifiques. A faire !
Anecdote : La ligne d’arrivée était sur un tapis. Ce dernier servant à prendre le temps via les puces électroniques que nous portions. Or le « mou » du tapis n’est pas compatible avec une roue comme celle du KickBike. Résultat, au moment du passage de la ligne d’arrivée, la roue tape dans le tapis, la fourche tourne d’un coup, se bloque en travers et j’effectue une ruade vers l’avant qui projette mon Jean-Chris par-dessus tête, passant la ligne à l’horizontale à un mètre d’altitude …. Arrivée fracassante !!
Course originale s’il en est. La principe est le suivant. Deux coureurs se partage un vélo et se le passe à loisir. Il doivent franchir la ligne d’arrivée ensemble. La technique utilisée par les «champions » est le passage de relais toutes les 3 minutes. Cela permet au coureur de faire des sprints de 3 Mn puis repos sur le vélo 3 mn etc … Au bout du compte, ils sont toujours à fond effectuant un semi marathon en 1h07’ alors qu’il y a beaucoup de côtes très raides. Voilà pour la course. Moi je m’y pointe avec le KickBike pour faire les 28 Km en solo avec mon ami Christophe, Kickbiker lui aussi. C’est sa première course en KB, mais cycliste/fondeur/coureur accomplit, il a d’excellentes bases. La parcours est le suivant. Une boucle de 7 Km à parcourir 4 fois pour les 28 Km ou 2 fois pour les 14 Km. Chaque boucle est composée d’un aller ultra valonné avec une longue côte, 3 côtes courtes mais tellement raide que nous mettrons pieds à terre et courrons à coté des KB, et d’un retour sur la route goudronné assez rapide.
Voilà pour le décor.
Nous partons une cinquante de mètre avant la meute qui s’élance comme d’habitude à fond. Et c’est rien de la dire, pour pouvoir rester devant on va être obligé de s’arracher les mollets d’entrée. On boucle le premier tour en 21’. On en revient pas. Ils sont fous !! Si on continu comme çà, on tiendra pas le rythme. On doit se calmer et gérer l’effort. Dès le début du deuxième tour, la première côte nous calme. Les coureurs nous repassent. On les auras à chaque fois au retour où on arrive a prendre un 40 Km/h, mais à l’aller avec toutes les petites côtes qui sont des murs, pour nous c’est très très dur. Rajoutons le vent qui commence à se lever de face à l’aller, et la pluie au dernier tour, le tableau est complet. On passe le deuxième tour en 44’. La fatigue arrive. Avec Christophe, on est toujours ensemble. Mais au 17ème kilomètre, ma cuisse gauche donne des signes de crampes. Chaque poussée grossit le nœud. Zut ! Je m’arrête devant les secours et leur demande si ils ont quelque chose contre une crampe qui arrive. Regard interloqué. C’est la question ou le KB qui les laissent sans voix ? Tant pis, je repars sur le goudron. J’ai perdu deux minutes que je ne rattraperai pas. Il va falloir gérer ce muscle. Pendant le retour, j’en profite pour m’étirer tout en roulant. C’est un avantage du KB sur le vélo ou la course à pied. On peut s’étirer en prenant du repos dès que ça descend. Tant pis pour la vitesse, je joue le finish. Je passe le semi-marathon en 1h07’. Du coup, ça va mieux dès les dernières côtes. A chaque poussée, j’ai l’impression que ma cuisse double de volume. J’ai peur de la crampe. Alors mollo. Je ne courrai pas dans les côtes. Tant pis, je marche. Economie, économie. Finalement, la cuisse restera limite mais ne craquera pas. Je finis 3ème en 1h32’. Devant moi le premier coureur. Christophe finis premier en 1h30’. Il a conservé les fameuses 2 minutes. Superbe épreuve qui restera difficile pour les KB (on est bien supérieur sur le plat), mais finalement on doit être un peu maso non ?
Distance : 21,1 km. Nombre de concurrents : 386 Temps du 1er coureur : 1h07’ Temps du 1er KickBike : 1h. Mon temps : 1h02’ Mon classement :2ème Catégorie : Kickbike. Temps : Beau, vent. Heure : 14h.
Puisque le Kickbike insiste, je le laisse raconter sa sortie :
J’ai un record à battre. 1h04’ sur le semi-marathon. L’objectif de la journée est donc tout trouvé. Ce Semi a été couru (à pied) en 1h07’, il doit donc être rapide.
Pour l’occasion, je ne serai pas seul. Peter, un ami de Jean-Chris viens spécialement de Suisse avec son KickBike Jaune flambant neuf. J’ai enfin un copain de mon espèce. Chouette ! Il est magnifique. Tout jaune avec un kit de rabaissement et des poignées façon course. Il possède aussi un porte bidon sur le guidon pour que son pilote puisse s’hydrater sans trop lacher le guidon. Il me raconte la suisse, ses ballades autour du lac léman. Là-bas ils sont quelques uns à rouler ensemble. Quelle chance, moi qui suis tout seul ici. Nous partirons avec un handisport une cinquantaine de mètre devant la meute. C’est un chariot que j’ai déjà rencontré. Présentation avec mon nouvel ami, on parle de nos pilotes respectifs. Ces chariots ont une drôle de vie. Ils bossent quasi 24h/24h. Leurs pilotes ne peuvent pas se déplacer sans eux.
Il fait beau, presque chaud, mais il y a du vent. Aïe, aïe, aïe. Le vent est l ‘ennemi du KickBike, comme les côtes. A vélo on change de braquet, à pied on ralenti, en KB on en bave ….
Bref, nous nous plaçons sur la ligne de départ. On démarre sur du plat avec le vent dans le dos. Pas d’angoisse pour nous. On pourra démarrer tranquille sans que nos pilotes se crament. PAF !! le coup de feu donne le départ et on s’élance. Nous distançons l’handisport tout de suite. Au bout de 100 mètres on regarde dèrrière nous, ils sont loin. On part alors le Suisse et moi en solo sur de l’asphalte neuf, route plate et grand vent de dos. On est sur la voie verte. Nos pilotes poussent tout doux à 25 Km/h !! Super ils peuvent s’échauffer. Parce au retour on l’aura en face. Profitons en. Le bonheur va durer 6 Km. On papote, on dit bonjour au gens, on se ballade. On fait quelques pointes à 28 Km/h, c’est le paradis…
Kilomètres 6, on sort du billard pour se réveiller face à une côte … L’allure tombe à 11 ou 12 Km/h. Quelques descentes douces pour se reposer mais avec le vent de face. Il faut aussi pousser en descente !! Le manège va durer plus de 4 Km. On ne vois plus la fin de cette montée infernale. Le paysage est magnifique. Au loin on voit les clochers de Cluny, c’est très beau. Heureusement que nos pilotes on pu se chauffer. Mon pote jaune avec Peter commencent lentement à prendre de l’avance sur nous. Nous passons quelques mètres derrière eux les 10 Km en 29’55’’. On continu à monter lentement. Un ravitaillement en vue. Jean-Chris m’arrête pour prendre des forces.
Enfin la descente ! Mon ami est loin devant moi. Je ne le vois plus. La descente est dangereuse. Petite route de campagne avec graviers dans chaques virages. Voyez le genre ? J’atteint les 40 Km/h et passe les 15 Km en 44’17’’. De temps en temps j’aperçois mon pote au loin. On retrouve la voie verte et son asphalte parfaite pour les 6 derniers kilomètres avec maintenant le vent fort de face. Jean-Chris commence à fatiguer je le sens, sa poussée n’est plus franche. « Allez c’est presque finit, pousse, pousse, reste concentré ». Il pousse en maintenant un rythme de 19 à 21 Km/h suivant les rafales de vent. C’est très difficile. Ces derniers kilomètres sont éprouvants pour lui. Je calcule et me dis que peut-être je peux casser mon record de 1h04’. J’arrive au 20 Km en 1h pile. Mon pote jaune et Peter passent la ligne d’arrivée à ce moment là. On effectue un demi tour et le dernier kilomètre se fait vent de dos. Je tenais un bon 3’ au kilomètre avec vent de face. Mon record est donc faisable. Jean-Chris pars à fond avec ce qui lui reste d’énergie et je me retrouve à 25/28 Km/h jusqu'à la ligne d’arrivée ou un dernier demi tour casse le rythme, Sprint final et nous passons la ligne en 1h02’ !! Record battu, ouf …
Superbe semi marathon. Le parcours est super sympa, les ravitaillements nombreux, le kilométrage est indiqué tous les kilomètres.

27h pour cette année en demi teinte. Juillet fut un mois blanc pour
cause de démanagement. On va voir maintenant des courses dans le 71.
Jusqu'à la première course en Mars,
je vais cumuler 9h d’UC avec pas mal de dénivellé, du VTT, du KB, bref, multi-sport.
Cette année là la canicule a frappée fort. Je cours le soir par plus de 30°.
2003 restera une belle année avec
plus de 48h d’UC essentiellement avec de gros dénivellé, puisque mon
entrainement se situe dans les collines derrière chez moi. A pied, en VTT ou en
KB, ça monte et ça descend !!
Il pleut depuis 2 jours sans discontinuer. Mais l’organisation est efficace et la pluie s’arrêtera 1h avant le départ. Reste qu’il fait presque froid et que le vent est de la partie. Donc, tenue de rigueur.
Aujourd’hui, je ne serais pas seul. Comme l’an dernier, il y a une « guest star ». C’est Michel Gagnard. Christophe Salinas qui avait gagné l’an dernier (1h28’) s’étant flingué un genoux, il est là pour les photos et nous encourager. Comme j’ai moi même des soucis musculaires, je ne vais pas trop forcer.
Le parcours est toujours le même. Toujours aussi sélectif et difficile. Le vent de face à l’aller avec 3 petites côtes qui sont de pires en pires à chaque passage ……
Boum, c’est parti !! On est en tête avec les vélos. Michel se détache lentement de moi et dès la fin du premier tour, il a quasi 1km d’avance sur moi. Sauf soucis particulier, il a course gagné. Pour ma part, je suis partis trop vite. Premier tour en 21’, deuxième tour, je suis dans les choux. Complètement crevé !! J’avance plus. Le vent de face est très difficile à gérer avec la fatigue. Deuxième tour à 43’. Pendant le troisième tour, la forme se maintient. Ca va mieux. Par contre, les côtes, je n’insiste pas à pousser. Tans pis je marche. L’an dernier j’avais fais pareil. Autant s’économiser vu mon état. Je boucle ce tour à 1h06’. La forme reviens sur le quatrième et dernier tour. Je me surprend même à accélérer un peu. Je finis mieux que l’an passé puisque je gagne 2’ sur mon chrono. Avec une bonne préparation et sans vent, je pourrai faire encore mieux.
Michel lui, boucle la course en 1h19’. Impressionnant !!
Distance : 10 km. (12 pour moi) Nombre de concurrents : 180 Temps du 1er coureur : 31’Catégorie : Kickbike. Temps : Gris, froid, vent. Heure : 15h.
Décidement, Mon Kickbike est très bavard. Il insiste pour raconter cette course.
Une bien étrange course que je vais vivre là.
Tout d’abord, je serais le seul KB en course. Comme d’habitude, je me place quelques mètres devant les coureurs pour le départ. Jean-Chris a repéré le premier kilomètre, il est vent dans le dos. Très bien, ce sera plus facile pour creuser l’écart.
Top, c’est partis. Jean-Chris sprinte un bon coup puis me saute dessus et se met à pousser le plus fort possible pendant une centaine de mètre. 27 Km/h au compteur, il se retourne, ils sont loin derrière nous. Ca va. Nous prenons notre allure de croisière à 20/21 Km/h. Première côte. Ah ? on m’avais dis que c’était plat ….. La voiture de tête nous dis de passer devant, je vais trop vite.
« De toute façon il y a du monde à chaque croisement, bonne chance ! ».
Bon, la côte est courte et je la négocie à 12/13 Km/h, puis arrive la descente. A chaque montée correspond sa descente ! Et ainsi de suite jusqu'à ce fameux croisement ou … personne ! On a le choix. Une route à gauche, deux à droite. Je vais où moi ? Jean-Chris me pose par terre et gueule. Personne ne réponds. Moi j’irai bien à gauche mais il ne m’écoute pas. C’est vrai quoi depuis quand un tas de feraille donne son avis ? Bon assez attendu, demi tour, on vai bien croiser la meute. Nous arrivons à un carrefour où il n’y avait personne à notre dernier passage. Des personnes sont là avec drapeaux et tout le tintouin pour donner la direction.
JC :_Mais vous n’étiez pas là y’a 5
minutes !!
_Ben non il fait froid alors on attendait le
début de la course pour sortir des voitures.
JC :_Mais c’est moi le début de la
course !!!!!!!
_Et puis ils sont passés depuis un moment,
vous les rattraperez pas !
Ben tiens. On va se géner, la chasse va commencer. Youpi, on va rigoler !! On va tenter d’abord de rattraper la fin de course et puis de remonter le maximum de personnes. Gaz !! On pars à fond et on va y rester jusqu'à la fin. On est à peut-être à mi course. Je vois au loin la voiture balais. On la double et entame notre remontée. On double, double double et je ne vois toujours pas la tête de course. Finalement on n’arrivera pas à remonter jusqu'à la tête, mais l’épreuve est intéressante. Je n’arrête pas de foncer jusqu’à la fin en zigzagant entre les coureurs. Je finis en 40’56’’ exactement pour 12 Km. J’ai même doublé des coureurs en côtes à 10 km/h au compteur alors que Jean-Chris est en plein sprint pour négocier cette montée.
Bon l’année prochaine d’après mes calculs et connaissant le parcours maintenant, je pense pouvoir « casser » la barre des 30’.
Pour aller quelque part on va
d’un point A vers un point B. Jusque là tout le monde suit. Le matin pour aller
au boulot A=Maison, B=Travail. Pour aller aux courses A=Maison, B=Magasins. On
emprunte toujours le même chemin connu. Si par hasard on va quelque part pour
la première fois, le chemin est mémorisé et on le reprendra la prochaine fois.
Notre perception du notre positionnement au niveau spatial n’est en fait que
par rapport à une ligne de trajectoire. Coupez cette ligne et vous êtes
« perdu ». Comme les fourmis.
J’ai un ami, grand coureur de
Trail qui lors de certains entraînements de longue durées se perd
« exprès » dans les montagnes. Il part ainsi sur des chemins
inconnus, le but du jeu étant de pouvoir se retrouver sans cartes ni boussoles.
Ainsi il donne une dimension supplémentaire à sa course en gardant toujours à l’esprit sa position
relative par rapport à une référence connue (un pic, une antenne radio au
loin). Attentif à tout ce qui se passe autour de lui, l’esprit est mobilisé par
autre chose que la gestion de l’effort. A force d’habitude, il
« sait » toujours à peu près ou il est. Il n’est jamais perdu
totalement.
Distance : 21,1 km. Nombre de concurrents : 150 Temps du 1er coureur : 1h09’ Catégorie : Kickbike. Temps : Soleil, froid, vent. (4°c) Heure : 15h.
Je crois que je n’ai plus voix au chapitre sans jeux de mots faciles. Mon Kickibke a décidé de raconter, je le laisse faire.
Il fait très beau, mais froid. C’est pas grave j’ai la forme. Enfin, moi j’ai toujours le forme. L’important c’est mon pilote. Lui aujourd’hui, il va bien. On démarre la journée avec de bonnes intentions, aujourd’hui on casse l’heure sur le semi ! !
Bon, c’est bien beau la parlote mais il faut y aller. On arrive sur site 1h30 avant le départ qui est prévu pour 9h. Pas un chat. Aïe ! c’est bizarre, je m’attendais à une grosse foule. Déjà que je suis tout seul avec mes roues, mais là on est vraiment vraiment tout seul !! Bon… Jean-Chris prend son dossard et on va faire un tour. Il fait un temps magnifique, ciel bleu parfais, un soleil brillant, mais 4°C et un vent … un vent du nord à décorner les taureaux. En étudiant le parcours, il s’avère qu’on aura le vent de face sur chaque tour. Re-aïe. C’est pas aujourd’hui que je pèterai le chrono. C’est connu, le vent de face est l’ennemi absolu du Footbike.
Reste le froid. Brrr … avec le vent c’est terrible pour mon pilote. Blouson chaud, bonnet, gants, il va s’échauffer en trottinant à pied. Et moi alors ? Il fait vraiment froid. Et puis toujours personne … quelques coureurs de çi de là mais pas la foule des grands jours.
Les gens arrivent petits à petits. Il est presque 9h et on s’aligne au départ. Il y a une grosse centaine de coureurs et quasiment pas de public. En fait, on se rendra compte pendant la course qu’il y avait plus de bénévoles que de public ! Très étrange comme ambiance. La raison, ou les raisons sont simples. Pour des raisons administro-politiques, l’organisateur a dû déplacer sa date de course. Depuis un an elle était prévue pour la semaine précédente. 15 jour avant, on lui interdit la date et on le repousse d’une semaine, avec en plus un départ tôt le matin. Personne n’a été prévenu. Pour les journaux spécialisés, c’était trop tard. Ce genre d’attitude vous flingue une course …. Résultat : un tiers de coureurs de moins et personne comme public. Mais quand je dis personne, c’est personne ! C’est d’autant plus étrange qu’on est quand même dans une grande ville. Châlon sur Saône ce n’est pas Cuge.
Bon, sur la ligne de départ Jean-Chris rêve … PAF ! ! un coup de feu, le départ est donné, « JEAN-CHRIS REVEILLE TOI ILS ARRIVENT !!! » ils nous foncent dessus ! ! merd, merd, merd …. Ils se réveille en sursaut et pars à fond en poussant comme un fou, pleins gazs ! ! ouf, au bout de 100 mètres on a creusé l’écart je peux souffler. J’ai eu peur moi. S’endormir sur la ligne de départ. A-t-on déjà vu ça ? non mais.
On traverse Châlon, c’est très joli. J’en profite pour faire une petite visite de la ville. Par contre, coté spectateur, c’est plutôt … comment dire …. Désertique ?
Ou alors c’est la fin du monde et les coureurs n’ont pas été prévenus ?
Les carrefours et les rond points s’enchaînent, et Jean-Chris jette toujours un œil en arrière pour voir notre avance. Il tiens à les avoirs à l’œil. La dernière fois il a foncé comme un fou et j’ai raté un virage. (Tu va voir que c’était ma faute…) J’espère ne pas recommencer cette fois-ci. Jettons un œil en arrière … personne !
Quoi ? On s’arrête immédiatement. Ils devraient être au loin de cette grande avenue. Ca y est on voit les premiers là-bas qui tournent ?
J’ai encore raté un virage ? (Mais qu’est ce que tu fou JC ? Tu dors au départ, puis tu rate les croisement …) On reviens sur nos pas. En effet dans un rond point les bénévoles ne sachant pas que je faisait partie de la course (à quoi sert le dossard je vous le demande) m’ont laissé passer tout droit avec un grand sourire au lieu de me dire de tourner. Bon, Le retard (1 à 2 minutes à tous casser) et le vent qui souffle fort feront que je ne casserai pas mon record aujourd’hui. Jean-Chris change d’objectif. Finir tranquille en pole position.
Je remonte donc la longue colonne de coureurs (face au vent). Les avenues sont larges, c’est sympa. Je finis par retrouver la tête de course. C’est un groupe de 5 coureurs qui courent à 16 de moyenne en discutant. Mais je ne vois pas la voiture ouvreuse. Qu’importe. Je vais rester avec eux pratiquement jusqu’à la fin. Je passe les 10 km en 34’.La configuration de la course est la suivante. Une grande boucle de 10 km plus deux fois la moitié de cette boucle. Cela veut dire le vent de face 3 fois ! Et à chaque fois c’est 15 Km/h maximum en poussant fort pour ne pas reculer. Comme en côte ! Je reste avec le petit groupe jusqu’au début de la dernière boucle. J’accélère, je les attends, bref, tranquille. Début de la dernière boucle, j’accélère pour ces 5 derniers kilomètres et je laisse mes compagnons de route. Au loin je vois un coureur tout seul qui me semble-t-il cours assez vite. La voiture balais que j’ai déjà doublée n’est pas là. Donc il devant nous. Je n’étais pas en tête ? je le rattrape, le double, personne au loin. Je suis sur une ligne droite de quasi 2 kilomètres de long avant l’arrivée. Je viens de passer le premier. Je finis seul au milieu d’une avenue énorme devant un public inexistant. Ambiance étrange. Petit sprint les derniers 100 mètres où le mollet gauche de Jean-Chris se réveille et se crampe en plein effort le rascal ! Il paraît que ça fait mal. Moi ce qui me fais mal ce sont les crevaisons c’est tout. Pas grave pour lui c’est l’arrivée. 1h12’.
Le premier a finit en 1h09’. Et oui il a toujours été en tête. Un extra-terrestre. Tellement loin que je ne l’ai jamais vu. Le dernier coureur que j’ai doublé était le second….
Bref, je ne suis quand même pas mécontent vu les conditions météo. Sans vent et quelques degrés de plus au thermomètre, cette course peut-être très rapide en Footbike. Peut-être que l’année prochaine je passerai la barre de l’heure ?
Ps : L’année d’après la course se fera sous des trombes d’eau, ce qui sonnera le glas de cette épreuve. Dommage pour eux.
Distance : 42 km pour l’équipe, 12 pour moi. Dénivelé : 160 m positif et négatif. Nombre de concurrents : 60 équipes de 6 Temps du 1er coureur : Catégorie : V1 Temps : 3h03’ pour l’équipe, 1h pour moi. Heure : 14h. Classement : L’équipe se classe 30 ème/60.
Revenons un instant à la course à pied. Pousser ça va un peu, mais courir, c’est mieux !
La marathon des entreprises est une course dont le principe est original. Une équipe constituée de 6 coureurs vont parcourir 42 km en relais sur une boucle de 6 km. La dernière boucle se fait l’équipe regroupée. Le dernier coureur fait deux boucles consécutives. C’est le meilleur d’entre nous qui s’y colle. Normal. Le gars en question, Bernard Roy est un spécialiste de très longue distance Marathon, 100 Km, 24h, pour lui, plus c’est long plus c’est bon. Je partirai un première position.
Boum, c’est parti. Je pars à la fin de la meute,
pour pouvoir remonter tranquillement. Cela fait un bon moment que j’ai pas
couru de course à pied. Ni même couru du tout. Depuis 15 jours rien ! Puis beaucoup de boulot. Je vais le payer.
Je connais le parcours. La difficulté principale
est une côte de 2 km ou l’on prend 70m de dénivelé. Mon premier tour se passe
correctement. Je suis à mon rythme habituel, c’est à dire 12 km/h. Je ne
ralenti pas trop dans la côte et me lâche dans la descente. Je finis quand même
très fatigué en 29’. Je suis dans la moyenne. Je ne suis pas mécontent. Je
passe le relais au collègue suivant, le chef d’équipe, en l’occurrence le
boulanger du village. Et oui, nous sommes l’équipe du Petit Fournil. La
boulangerie de la Roche Vineuse, sponsor officiel du Marathon. S’il vous
plait !
Les autres membres de l’équipe feront les tours entre 23 et 25 ‘. Nous ferons le tour final plus de deux heures après mon premier tour. Et là c’est plus pareil…Les muscles sont tétanisés ; tout est refroidi. Même en me chauffant tout doux pendant 15’ avant de ré-attaquer, je vais en chi …..
Au début, tout va bien jusqu’au premier kilomètre. Je commence à souffrir. J’ai plus la pêche et il faut attaquer la côte…et face au vent. Bernard qui est frais comme un gardon fais faire le carré. Deux coureurs devant moi, un gauche un à droite, je me met au milieu protégé du vent. Il dirige les opérations et me parle sans arrêt. « Allez/c’est bon/on y est presque/redresse toi, etc … ». La côte est horrible, j’ai mal partout, j’essaye de garder un rythme correct mais je suis limite de m’arrêter. Heureusement que je ne suis pas seul. Finalement enfin le sommet. Je m’arrête pour boire une gorgée d’eau et on repart pour la descente. Ca va mieux. On reprend un rythme rapide pour rattraper le retard. On est sur une base de 3h. C’est faisable. On accélère mais c’est quand même dur. Les cuisses font mal dans la descente. L’arrivée est en vue. Plus que 500 mètres et …. 2 crampes surgissent ! ! C’est pas le moment ! ! Tant pis, quitte à hurler, je finirai. Plus que quelques secondes. J’accélère même le dernier 100 mètres. Je peux plus marcher, j’ai jamais eu mal comme çà !
Temps de la deuxième boucle 31’. Vue la difficulté, ce n’est pas une contre performance. J’aurais fais la moyenne de 12 Km/h sur l’ensemble. Nous réalisons 3h03’ et sommes en 30ème position sur 68 équipes à l’arrivée. J’ai horriblement mal aux jambes. L’année prochaine, je m’entraînerai mieux. Nous passerons la barre des 3 heures !
L’ambiance de la course : Super ambiance. Concert de percussions à chaque tour (des cloches comme chez les skieurs), public nombreux sur le parcours, sécurité à chaque croisement (avec même des feux clignotants ! ! !), photos sur le parcours, photos officielle de l’équipe à la fin. Bref, super organisation. Bravo et à la prochaine.
Encore un petit nouveau. Il fait beau et pratiquement pas de vent où tout au moins un leger zef. J’ai la forme, donc grande journée en perspective … si je ne me perd pas.
Pas de dossard pour cette course. Je pars avec 2 handisports 100 mètres devant les coureurs. Je retrouve un handisport avec qui j’avais couru Cluny. Un Suisse de 63 ans. La pêche le papy !
Il fait presque chaud. Tenue d’été de rigueur. Top c’est parti, les chariots partent lentement, moi aussi mais quand même plus vite qu’eux. Pour une fois je ne sprinte pas au départ. Je maintient tranquillement l’écart d’avec les premiers coureurs en poussant entre 19 et 22 Km/h.
On traverse la ville par une longue avenue en faux plat montant, puis on attaque une longue côte. Elle n’est pas trop méchante. On se retrouve alors sur un plateau dans les forêts de Bresse. Très beau et plat voire avec des légères descentes où l’on récupère le dénivelé de la côte. J’atteins même les 35 Km/h à un moment donné. Mais les longues lignes droites sont ponctuées de virages en épingle avec du gravier. Méfiance donc dans les virages et en relance ! J’effectue le premier tour tranquillement, comme je ne connais pas le parcours, je ne veux pas me perdre et je reste au contact de la voiture ouvreuse. Je réalise pourtant un bon temps. Km 5 en 16’, km 10 en 30’. Le tour se finit le long d’un canal, ombragé. C’est agréable. Puis on reviens en ville en passant par le petit port de plaisance. J’attaque la deuxième boucle en solo cette fois ci. Je peux accélérer. La côte est plus dure à passer que la première fois. Derrière moi à quelques centaines de mètres se trouve Régis Roux qui a creusé l’écart d’avec le second coureur et le reste de la troupe. Je conserve un bon rythme mais je reste en deçà de mes possibilités. En fait, il fait beau, je suis en tête, je me balade. Je passe le km 15 en 48’. Je ne passerai pas sous la barre de l’heure aujourd’hui. Pas la peine d’accélérer et de se faire mal. Je garde le rythme. Vers le port de plaisance, je commence à doubler les derniers et je passe la ligne d’arrivée en 1h06’ sans toutefois m’arracher dans le sprint final.
En conclusion, beau parcours, ravitaillement (solide et liquide) et épongeage tous les 5 km, c’est un semi qui peut être très rapide pour nous. La côte n’est pas méchante et courte et on récupère bien sur les descentes. J’étais vraiment pas à fond et j’ai mis 1h06’. En se préparant bien, l’heure est « cassable » sur cette course. Alors on dit à l’année prochaine ?
Distance : 8km Dénivelé : Quasi plat. Temps du 1er coureur : 26’ Temps dernier coureur : 49’17’’ Catégorie : V1 Temps : 39’51’’, moyenne 12,04 Km/h Heure : 21h. Classement : 114/143 au général et 38/41 en Vétéran 1.
Il fait très chaud. 30 °. Heureusement le départ est à 21h. Le circuit est une boucle de 2 Km à parcourir 4 fois. C’est en plein centre ville dans les rues piétonnes. Très beau. En gros, le premier tiers monte, le deuxième descend, le troisième est plat.
Nous allons voir si j’ai la forme. Il y a plus de deux cent coureurs. Je me met en dernière position pour le départ. Petite angoisse pendant les dernières minutes. Pourvu que ne j’ai pas de points de côtés. J’ai fais un bon repas 2h30 avant. Je devrais avoir digéré, mais quand même …
C’est partis ! Comme d’habitude, les premiers s’élancent à fond. Ils sont là pour le boulot. Je prend un rythme de 12 Km/h et j’essaie de le garder, même dans les côtes. Les deux premiers tours se passent sans problèmes. Je suis très décontracté et en pleine forme. Au troisième tour, je commence à fatiguer. Je maintient l’allure mais c’est difficile. Je cours avec un gars que tout le monde connaît. C’est marrant, tout le monde lui remonte le moral. Apparemment, il souffre. Aux ravitaillement, je lui passe les éponges. On discute. C’est sympa. Dernier tour. C’est vraiment dur maintenant. La dernière côte est épuisante mais je tiens le coup. La descente arrive. Je reprend mon souffle. Ca va mieux. La dernière ligne droite. Il faut de je tienne ! Le gars qui souffrait s’envole et me prend quelques dizaines de mètres. J’arrive pas à accélérer !! Je suis épuisé. Je passe la ligne en 39’51’’. Pari gagné. J’ai tenu la moyenne que je voulais mais … fatigué.
A noter, une ambiance du tonnerre, Orchestre pendant toute la course, ravitaillement à chaque tour, nombreux public, bref une course très sympa à faire. Par contre je ne la ferais pas en KB. Trop de virages et de relances… mais après tout pourquoi pas ?
Catégorie : Footbike V1. Distance 55 Km.Randonnée cyclos (pas de classement) Dénivelé + 500 m.
Le parcours est le suivant.
Charnay les Mâcons – Prissé – Chevagny – Verzé – Salogny – Igé – Montmain - Verzé – La Roche Vineuse – Bussières – Vergisson – Davayé – Charnay les Mâcons. La boucle fait 55 km pour un dénivelé cumulé de 500 mètres environ.
Pour une fois, on va se retrouver au milieu des cyclos. Le parcours qui est proposé est une randonnée. Donc pas de notion de classement. Cinq parcours sont proposés. 27, 55, 88, 111, 128 Km Avec Peter, nous choisissons le parcours de 55 Km. Soyons raisonnable pour une première. D’autant plus que des grosses côtes sont au menu. Le temps est parfais. Légèrement couvert mais la pluie ne menace pas. Il fait frais. Nous partons à 8h30 tranquillement sur des petites routes qui serpentent à travers les forêts. C’est très vallonné. Des côtes légères, des petites descentes, c’est agréable. Nous tenons un 18 de moyenne. De temps en temps, un groupe de cyclos nous dépasse, on discute, c’est sympa. Nous arrivons à Igé, au pied de la première difficulté. Une côte de 5 Km avec 300 m de dénivellé. Nous avons déjà parcouru 30 Km. Les muscles se font sentir. Dès le début de l’ascension, Peter attrape une crampe. Il s’arrête et continu à pied le temps que ça passe. Je garde un rythme de 11 km/h, 4 coups de chaques cotés et j’arrive au sommet après avoir doublé deux cyclos ! ! ! Je suis en pleine forme. Peter finit par arriver. Nous sommes au ravitaillement du mi-parcours. Nous profitons amplement des produits proposés en repartons pour 6 km de descentes à 45-50 km/h. Peter, plus lourd que moi file à toute allure, il est impressionnant. Il double même un cyclo qui ne s’y attendais vraiment pas. Le gars est resté bouche bée. Nous reprenons une petite route vallonée qui nous mène devant la dernière difficulté avant la grande descente vers l’arrivée. Nous avons 40 km dans les jambes et il faut faire la dernière grimpette. On commence quand même à fatiguer mais l’arrivée est proche. Nous montons donc vers Vergisson toujours à 11 km/h et sommes rejoint par un groupe de cyclo qui eux finissaient le parcours des 111 km. Nous allons rester avec eux pendant toute l’ascension à discuter. Eux en moulinant sur leur petit plateau, nous à fond en poussant comme des mules. Les derniers 100 mètres avant le sommet sont terribles, nous sommes à fond en sprint à 10 Km/h mais les muscles répondent bien, c’est un régal. Les cyclos n’en reviennent pas. Ils sont d’autant plus bluffés que Peter se lance dans la descente à plus de 55 km/h avec deux cyclos qui vont mettre un sacré bout de temps à le rattraper. Nous finissons en 3h40. Au compteur, 3h05 pour 55 km, soit 18 de moyenne. Beaucoup de gens intéressés à l’arrivée, tout ceux qui nous ont doublés viennent nous voir pour nous féliciter. Ils se demandent tous comment on a fait pour finir la rando et surtout pour monter les cols. On est super content et super fatigués. Finalement, un FootBike peut avoir sa place dans le milieux des cyclos.
Résultat 58’26’’.Catégorie Footbike V1Moyenne 21,7 Km/hDistance 21km,1230 coureurs à pieds.
1er coureur en 1h08’
Aujourd’hui, je ne suis pas venu pour rigoler. Il fait beau, un peu frais, je suis en pleine forme, je connais le parcours bref, je ne suis pas venu pour faire de la figuration mais pour faire un temps. Objectif, faire moins de 1h02’, voire même passer sous la barre de l’heure. Le profil du parcours s’y prête. Quelques descentes pour gagner du temps, quelques côtes pas trop raide ou il faudra en perdre le moins possible.
Beaucoup, beaucoup de monde. Plus de 200 coureurs. Je pars avec 100 mètres d’avance avec la voiture et les motos ouvreuses. Je me suis arrangé avec eux, ils resteront derrière moi. Je ne serai pas gêné comme ce fut le cas sur d’autres épreuves. La route est toute à moi.
Je pars vite. La première boucle de 10 km se passe sans problème. Bon rythme, je passe le 5km en 12’ et le 10 km en 28’. Bigre ! cela laisse présager un temps canon , et je me sens en forme. La mi-parcours est un passage sur le stade municipal. Rouler sur une piste d’athlétisme, c’est magnifique. Je pousse à grande foulée à 25 km/h, supers sensations. J’attaque la deuxième boucle et au 13ème kilomètre, grosse fatigue. Zut ! Je regarde ma moyenne, je suis à 22 km/h. Il reste une côte assez raide, un long faux plat montant et le dernier kilomètre, descente douce. J’ai trop forcé, il faut que j’assure maintenant. Je maintient le cap sur la grosse côte (12 km/h), le ravitaillement est au sommet. Finalement je m’arrête prendre un jus d’orange. Je préfère perdre 30’’ ici plutôt que de m’effondrer avant la fin. Je repars en maintenant un bon 21 km/h dans les faux plat. Je suis crevé mais j’ai le moral, mon objectif est en vue. Les coureurs du 10 km ont tous déjà finis. Je suis donc seul sur la fin. La route est vide. Dans la dernière descente je souffle un peu pour me préparer au sprint final. Ca y est me voilà sur le stade pour le dernier tour de piste avant l’arrivée. Foule en liesse (gradins pleins), chrono grand format, j’accélère sur le dernier 100 mètres en « flying swap » (les connaisseurs apprécieront), le chrono annonce 58’, je sprinte de toutes mes force et je passe la ligne d’arrivée à bout de souffle. Pari gagné ! ! 58’26’’ !!
Conclusion : Cette course est la plus belle que j’ai courue. Epongeage et ravitaillement placés aux endroits stratégiques. Sécurité au top. Parcours magnifique. Beaucoup de public, le passage et l’arrivée sur le stade municipal est magique. Il y avait même des panneaux à l’attention des Footbikes pour nous donner la direction à un moment donné. Grand luxe non ? Il faudra absolument revenir l’année prochaine. Cette course peut devenir une référence pour nous avec des temps canon réalisables. Alors l’année prochaine, on revient avec des machines sur le semi et sur 10 km ? A oui pour finir, j’avais le dossard n°20, Catégorie F comme Footbike.

Super année avec plus de 48h d’UC !! Je frôle pour la première
fois l’heure par semaine..
Résultat 1h00’37’’. Catégorie V1. Moyenne 21,7 Km/h Distance 10,5Km 260 coureurs.
Pour ceux qui
connaissent le coin, le parcours est le suivant : Départ de Pouvourville,
descente vers Bellevue coté Pech David. On remonte en passant devant l’hôpital
Larrey, traversée de Pouvourville, avenue de l’Aérospatiale direction
Ramonville, on tourne à droite, on remonte avant de plonger vers le Colony. A
droite par la petite route forestière on remonte vers Pouvourville, on
redescend vers Bellevue comme au départ, mais à mi-pente, on remonte vers
l’arrivée par un petit chemin. Bref, un dénivellé de fou pour 3 côtes
impressionnantes.
On l’aura
compris, ce n’est pas une course pour faire un chrono si ce n’est son propre
chrono.
Je n’ai pas
bien la forme aujourd’hui. Mais la course est juste à coté de la maison, il
fais beau et j’avais prévu de toute manière d’aller galoper tranquillement. En
plus je ne l’ai jamais faite. Alors pourquoi pas. Nous sommes environ 260 au
départ et comme je le disais, il fait beau et pas trop chaud. Comme je ne vise
aucun chrono, je suis parfaitement détendu et j’apprécie le spectacle de
l’avant départ. Il y a même un vétéran 5. 80 ans !! Il discute avec tout
le monde « Ca fait des années que je termine dernier de toutes les
courses. Jamais avant dernier. Toujours dernier !! Dans les côtes, je
marche. Je dis à la voiture balai de passer devant, j’ai pas besoin
d’eux ! »
Boum, c’est parti. Je pars en dernière ligne en trottinant. Le rythme est cool, ça me va. Dans le peloton, ça discute. « Tout va bien , annonce un gars, j’ai le cœur à 268 au cardio. P… ! tu payes 1000 balle une merde pour t’entendre dire que t’as le cœur qui bat à 268 pulsations !! » rire de tout le monde. La première descente se passe sans problème on se chauffe. Première côte. Un mur !! On y va tranquille. Je passe le petit braquet et on grimpe tranquille. Je suis toujours dans le dernier tiers de la course, ma place habituelle, je double deux ou trois personnes qui sont déjà à l’agonie. La suite se déroule tranquillement. Je passe les 5 km en 28’33’’. Je suis sur la base d’une heure. Vu mon allure, ça correspond. Il y a encore 2 côtes monstrueuses, donc pas la peine d’accélérer pour me pourrir. Je suis là pour le plaisir, ne l’oublions pas. La descente vers le « Colony » fait du bien. On peut se détendre. J’attend le ravitaillement solide qui doit se trouver avant la prochaine côte. Erreur, ce n’est qu’un ravitaillement liquide. Il n’y aura aucun ravito solide sur toute la course. Vue la difficulté, j’annonce carton rouge pour ce détail. Deux ravitos liquide sur un 10 Km c’est bien, mais il aurait été NECESSAIRE d’en avoir au moins un de solide, nom d’un petit bonhomme !! Bon, tant pis on attaque la côte. Tout le monde ralentis, certains se mettent à marcher, moi je passe tranquillou les fatigués, mais c’est dur. Le sommet est une libération. On arrive au 9ème kilomètre. Je suis crevé, j’ai mal aux jambes. Il reste encore la dernière côte. Je crois que le final au sprint sera reporté à une date ultérieure. Dernière descente, on prend des forces avant la fin et hop, c’est partis pour les 800 derniers mètres dans un tout petit chemin forestier qui doit grimper à vu de nez à 8-10%. Autant dire que j’enclenche le braquet le plus petit possible. C’est terrible. Je passe le 10 Km en 58’. Ca monte de plus en plus. J’irais peut-être plus vite en marchant !! Ca y est c’est la fin. Je passe la ligne en 1h00’37’’, j’en peu plus. Je m’approche du ravitaillement final. Isostar (ou équivalent) et pain d’épice. C’est tout. Bof, tout était sympa sur cette course sauf les ravitaillements. C’est dommage.
Beau moi de Mai avec
5h50 d’UC en neuf séances dont un 35Km en KB avec deux cols.
Beau temps, chaleur, cette année, la météo est au rendez vous. Comme je n’ai rien à prouver sur cette course, j’ai décidé d’être cool. Mon objectif est de me faire plaisir sans me casser. Michel et Christophe, mes partenaires des dernières éditions ne seront pas là. C’est Olivier, grand tennisman qui s’y colle. Je lui prête le KB « jaune » pour l’occasion. Il a déjà roulé un peu avec, il connaît les difficultés de la chose. On s’organise pour faire le premier tour tout doux, et après on verra. On cherchera juste à rester devant les coureurs. Personnellement, je ne cherche pas à battre un temps quelconque, l’an dernier j’en avais bavé pour 1h30’. Cette course est vraiment dure et puis j’ai aucune préparation spécifique, donc cool, cool.
On se place une centaine de mètres devant les coureurs pour éviter la bousculade.
C’est partis !! On démarre pas trop fort en maintenant les coureurs derrière nous. Mais dès le début, le premier nous colle aux fesses. A chaque virage, je dis à Olivier de se retourner, le gars est là à quelques mètres. Fichtre, on accélère. Je me sens bien et je commence à pousser fort. Je tape à la Finlandaise et le KB flirte les 25 km/h. Toutes les petites côtes « cassantes » sont avalées à pleine puissance, j’accélère encore. Au troisième kilomètre, je me retourne, ce n’est plus Olivier derrière moi mais le coureur !! Mais qu’est ce qu’il fais là ? On attaque le retour de la boucle par la nationale, grandes descentes, longues montées. J’attaque dans les montées et laisse glisser dans les descentes (41,3 km/h maxi atteind). Passage du premier tour en 19’. Hou là là. C’est un peu vite çà, je tiendrai jamais. On avais pas dis cool ? Mes jambes sont d’accord et me rappelles qu’elles sont là. Les crampes ne sont pas loin. Zut ! Je calme le jeux. Les côtes seront courrues au deuxième tour et je maintiend l’allure sur le plat. Je frappe un peu moins fort en faisant attention au mollet gauche qui est celui qui me fais le plus part de sa présence. Olivier est revenu derrière moi. En fait il est en train de se tirer la bourre avec le premier coureur. Deuxième passage à 40’. Tiens ? je croyais avoir ralentit ? Bon je continue en gérant la fatigue qui arrive. Je m’arrête pour boire, je marche dans les côtes. On ne sais jamais, pas de risques. Donc, calmes dans les côtes et je frappe toujours fort sur le plat. Je conserve 20 km/h de moyenne. Olivier est à 3 minutes derrière moi. Les supers coureurs étaient sur le 14 km. Ils ne sont plus là. Olivier est tranquille en seconde position. Je passe le troisième tour (semi-marathon) en 1h02’. Wouah !! et là …. Patatras. Ma roue avant ripe, dégage, s’en va, me quitte, bref je tombe !! et pas n’importe comment !! je me vautre sur la ligne de passage du tour sous les yeux du public, et du speaker qui annonçait le passage des Footbikes. Je me relève dans un nuage de poussière le coude droit en sang. Un membre de la Croix rouge arrive en courant. Je lui dis qu’il prépare la salle d’opération pour dans un quart d’heure. Je repars. Il me reste un dernier tour. Si je compte bien, 1h02’ plus vingt bonnes minutes au tour, je suis sur une base de 1h25’. Quand je pense que j’étais venu tranquille…. Gaz !! je fonce, tant pis, après tout, j’ai la pêche autant en profiter. Je finis de me pourrir sur le dernier tour et je passe la ligne d’arrivée en 1h24’. Magnifique !! Olivier arrive juste après moi en 1h27’. Bravo, c’était sa toute première course. Bon alors, qu’est ce qu’on fait pour l’année prochaine ? on le tente tranquille une fois de plus ? hé hé ….
Nombre de concurrents : 83 équipes de 6 Catégorie : V1 Temps : 3h10’ pour l’équipe, 1h05 pour moi. Classement individuel : 468/497 Heure : 14h. Classement : L’équipe se classe 38 ème/83.
Drôle de
course que je vais faire là. J’étais bien préparé, je connaissais le parcours,
bref j’aurai dû briller.
Dimanche
matin, mal de tête, mal de ventre, on est sorti la veille. Quelque chose n’est
pas passé. Et merde !! Impossible d’avaler quoi que ce soit. Le départ est
à 14h, on a rendez-vous à 13h30. Je me recouche…
13h15. Je me
lève mal en point mais décidé à faire bonne figure, ou tout au moins limiter
les dégâts. Si c ‘était une course en individuel, je n’aurais jamais pris
le départ. Mais là, on est en équipe et ma présence est indispensable. Je prend
assez de médicaments pour tenir le coup, j’ai toujours mal au crâne et ma boule
dans l’estomac. Même envie de vomir par instant.
Je me rend sur
les lieux du départ avec l’équipe comme l’an dernier il y a des « mobylettes » et je suis (même en forme) le plus lent sur le
papier. Bernard Roy préparant un 24h (gulp…),
il ne courra pas et nous accompagnera à vélo en nous prodiguant ses conseils de
vieux routier du bitume. Je suis en troisième position ce qui me laissera en
gros 1 h de coupure entre mes deux runs. Ma première boucle est horrible. Dès
le début le mal de tête est synchronisé avec les battements de mon cœur. Boum,
boum dans ma tête. C’est toute l’armée rouge qui y défile plus une escadrille
de B52. C’est aussi le rythme de ma foulée. Je cours sur une allure de 11/12
km/h. Je peux pas aller plus vite. Bernard me parle et me réconforte. La côte
arrive, c’est très dur, je réduit l’allure à 7 km/h et je maintiend le cap.
Fatigue, douleur, c’est très difficile. D’autant que je n’ai rien dans
l’estomac depuis hier soir. J’ai tellement mal à l’estomac que je n’arrive pas
à boire au ravitaillement. La descente me permet de récupérer un peu tout en
essayant d’accélérer. Je finis ce tour en 33’ dans un état lamentable. Une
serpillière serait en meilleur état.
Je suis
littéralement mort, je me change et file à la voiture dormir un peu. J’ai une
heure devant moi avant la mise à mort alors autant en profiter. Je m’endors
immédiatement….. un quart d’heure plus tard, j’émerge. Je fais un état des
lieux de la machine, ça va déjà beaucoup mieux. Je reste comme çà entre deux
eaux un moment encore. Je suis bien à somnoler. Je regarde les coureurs passer
devant la voiture, tiens le 6ème entame son tour. Dans une petite
demi-heure c’est à moi. J’ai moins mal au ventre et à la tête. Je file au
ravitaillement prendre 2 ou 3 tranches de pains d’épices et un verre d’eau. Je
me sens mieux que tout à l’heure. Peut-être les médicaments font-ils
effet ? en tout cas, j’avais bien besoin de dormir. Tiens j’y pense, si il
y avait un contrôle anti-dopage avec tout ce que j’ai dans le sang……Ah, ah, ah !!
Vive le sport !
Le dernier tour. On part tous à 12 km/h de moyenne. On assure l’allure jusqu’à la côte. Je cours mieux que tout à l’heure. Je suis à plus 1 km/h. Etonnant. On arrive à tenir 8 km/h. Au sommet dans un sale état quand même, Bernard me dit de m’arrêter au ravitaillement. Je bois un verre d’eau en marchant 2 minutes et on plonge dans la descente. On va plus vite aussi. L’allure est difficile pour moi mais je fais bonne figure. 500 mètres avant l’arrivée, Gilles me dit « ralentis un peu le temps de traverser la route, puis dès l’entrée dans le parc, il reste 200 mètres tu peux tout lâcher ». Donc acte. Je ralentis donc, et dès l’entrée du parc je pars à fond, tout le monde est surpris. Personne ne s’attendais à ce que j’en ai encore autant sous le pied. Je passe la ligne plein pots !! J’ai tellement forcé que j’ai un haut le cœur et quelques mètres après la ligne, baou ! je vomi tout mon quatre heure ….. Je suis quand même pas mal entamé. Cette dernière étape aura été courue en 32’ soit 1’ de moins que ma première partie. C’est pas si mal. Nous finissons 38ème sur les 80 équipes présentes en 3h10’. C’est 5’ moins bien que l’an dernier mais nous sommes mieux classés.
« La souffrance naît du désir.
Supprimer le désir, vous supprimerez la souffrance. »
On va se méler
une fois de plus aux cyclos.
Carrefour de
Crèches sur Saône proposait plusieurs parcours cyclotourismes en ce dimanche 13
juin. 100 km, 80km, 60km, 40km et
20km. Coté dénivelé, le 100km est monstrueux (1250m), le 80km
gigantesque, le 60km balèze, le 40km faisable (300m), le 20km presque plat. Je m’inscris pour le 60 Km. L’avantage
c’est qu’à mi-parcours, on peut changer et basculer sur le 40km. Idem pour le
100km, à mi-parcours, on peut basculer sur le 80km. La promenade se situe dans
le Beaujolais. Fleurie, Chénas, Julienas, St Véran, etc … tel seront les
villages traversés.
Il ne fait pas beau ce matin. Beaucoup de vent, les nuages gris filent dans le ciel, 10°C à 7h du matin. Beurk. J’ai équipé le Kickbike de la roue avant standard ainsi que d’une sacoche de guidon pleine d’outils, barres de céréales, téléphone, carte IGN du secteur. Manque plus que la boussole … mais bon, je m’en sortirai sans elle. 7h00, départ. Les 5 premiers kilomètres se font sur une longue et large nationale. Heureusement vent dans le dos. Je file à 20/22 sans trop forcer. Je regarde sur ma droite le sommet vers lequel je dois aller. On ne le vois pas perdu dans les nuages noir. Qu’est ce qu’il fait là haut ? froid ? pluie ? ça vaut le coup que je monte ? Virage à droite, on sort de la route principale et on attaque les petites routes. Direction Fleurie. Vent de face et courtes montées violentes. Voilà le menu. Déjà que les montées ne sont pas les amis du footbikeur, mais si on rajoute du vent, alors là … ben c’est du 8-10Km/h en plein effort. Aux longues côtes succèdent les longues descentes. Je roule avec deux cyclos pendant quelques kilomètres. Les quelques côtes protégées du vent se poussent à 13Km/h, je suis à leur allure, puis hop, j’enchaîne à 40km/h dans les descentes. Ils ne me doublent pas. Encore des cyclistes qui se souviendrons de la trottinette ce jour là. Ils finissent pas me doubler dans une ultime côte. Ils me félicitent et disparaissent. Le ravitaillement est là. Il n’est pas vraiment indispensable pour moi, j’avais emporté tout ce qu’il faut au cas où. Autonomie totale. Je m’arrête il est 8h30 et je suis le second à m’arrêter de la journée !!. Au menu, jus d’oranges, abricots secs, pains d’épices et pleins d’autres choses. Il y a de tout et à foisons. On discute de ma machine qui étonne tout le monde. Il ne fais pas chaud. J’ai pris des suées, mais le fond de l’air est frais et le vent n’arrange rien. Je commence à avoir froid. Je repars vite sur une superbe descente dans les bois. Vivement la prochaine côte pour me réchauffer. J’arrive au croisement fatidique qui va déterminer la suite du parcours. A gauche je grimpe pour 40 km dans le brouillard vers les nuages, à droite il me reste 20 km et le ciel est dégagé. Je reste raisonnable et prends à droite. Le vent de face et les petites côtes suffisent à mon bonheur pour l’instant. Le route continue à travers les vignobles du Beaujolais. Julienas, StAmour, St Veran, les connaisseurs apprécieront. Physiquement, c’est toujours difficile, mais le paysage est magnifique. Les maisons aussi. Que des petits châteaux. Merveilleux. Cette ballade permet de découvrir la région. Je ne connaissais pas et c’est très beau. Je me régale. Par contre depuis mes deux compères avant le ravitaillement, plus personne. Je roule tout seul. Le marquage au sol est très bien fais. Par d’erreurs possibles. A chaque croissement, on a la petite flèche qui va bien. Impossible de se perdre. Je roule, je pousse, je roule, je pousse, etc …Une grande descente est là. Tiens ? Le panneau «Crèches-sur-Saône», 30Km au compteur. C’est déjà l’arrivée ? On retombe sur la grande nationale du début. Je reprend le vent de face et reviens au parking. Le compteur est à 35 Km, 2h pile ! J’en aurai bien fais un peu plus. A noter que l’organisation est impeccable. Le prochain week-end où il fais beau, j’essaierai le 60 Km. Le parcours est marqué au sol donc pas de soucis. Sinon, à l’année prochaine.
PS : J’apprendrai plus tard par des cyclistes ayant fait les parcours plus long qu’au sommet que j’ai évité, c’est l’enfer. Froid, pluie, vent, ils en ont tous bavé ….
Le moi d’Août sera
chaud puisque j’aligne 7h10 d’UC en 8 séances. Moitié KB, moitié course à pied.
Et pourtant il a fait extrêmement chaud ce moi là.
Je me suis
pris un coup de chaud (courir en côtes TT par 30°C est-ce bien
raisonnable ?Réponse non).
Les
symptômes : Le visage est bouillant, comme un coup de soleil énorme. Coup
de fatigue, baisse du rythme cardiaque, la sudation s’arrête. Et puis la
sensation de chauffer de plus en plus. Comme si la machine à refroidir était
cassée. Frayeur. Là il ne faut pas insister. D’abord on s’arrête. On prend le
temps de se reposer dans un endroit frais avant de rentrer en marchant. Si
possible s’arroser et continuer de s’hydrater. Surtout ne pas insister sinon
c’est la casse moteur.
Le 10 km du Mâconnais se
déroule en même que le semi marathon du même nom et sur le même parcours. Le
semi étant deux fois la même boucle que le 10 Km. Le parcours n’a pas changé
depuis l’année dernière je vais pouvoir foncer. J’ai décidé de faire le 10km
cette année histoire d’avoir un temps de référence sur cette distance, sachant
que mes expériences précédentes n’étaient pas concluantes. Mon objectif est
d’être sous la barre des 30’ et pourquoi pas 25’. Mais je n’ai pas la grande
forme aujourd’hui. Une migraine m’a pourrie la nuit et le réveil. Beurk ….. Le
bitume étant de bonne qualité, la machine sera équipée du kit de rabaissement
arrière et de la roue profilée à l’avant avec pneu de 23 pouces gonflé à 6
bars. Je serais au raz du raz du sol. Temps couvert. Le départ se fait sous la
bruine. Je me positionne quelques mètres devant la meute comme d’habitude.
Boum, c’est parti. Je sprinte pour atteindre la première descente ou je peux
souffler 500 mètres à près de 32 km/h. Les cinq premiers kilomètres sont
descendants. Je dois donc gagner le maximum de temps dans cette partie pour
limiter les pertes ensuite. Je suis à fond. Mais la difficulté viens de la
météo. Le sol est mouillé, et les virages sur les bandes blanches sont
dangereux. Glissades garantie. Je vire donc doucement, je perd peut-être du
temps mais autant rester en course non ? Je passe le Km 5 en 13’40’’ et
m’arrête au ravitaillement boire un verre de jus d’orange. La fatigue est déjà
là, 13’ de sprint ça laisse des traces. Jusqu’au Km7, je récupère. Ça tombe
bien, la pluie fait son entrée. Je n’y voit plus grand chose (lunettes de vue) et mes chaussures
glisses sur le bitume. La poussée est plus difficile. Par moment on se croirait
sur du sable. Km7, ça repart. Je retape fort le sol façon finlandais, la
machine remonte à 24 km/h. Le stade arrive, je fais mon entrée tout seul.
J’entend le speaker annoncer mon arrivée. Je frappe le sol très fort en
allongeant la poussée. Plus de 25km/h avant le sprint final. Plein pot sur la
ligne et passage à 27’ !! Objectif numéro un remplit, on verra la prochaine
fois pour passer la barre des 25’. Michel et Christophe étaient partis eux pour
le semi. A mi-course, christophe abandonne sur crevaison. Dommage. Michel
continu sous la pluie et malgré un cafouillage lors du passage sur la piste au
10ème kilomètre qui lui fais perdre deux bonnes minutes, il finit honorablement
en 56’. Il était près à passer sous les 55’ allègrement. Qu’importe, le record
de l’épreuve est battu. Il devrait être pulvérisé l’an prochain !!
2004 se termine avec 46h25
d’UC. Une année pas trop mauvaise.

En janvier rien de fascinant
à part une belle ballade par –4°c sur les crêtes de la Grange au bois dans le
givre et le froid (face à Solutré). 300mD+ en 28 km moitié TT/ route.
En février, la grippe (7jours
terrassé à 40°), une semaine au ski et un Trail de fou. Eclectique non ?
Distance 7 et 14 Km.
Depuis plusieurs jours, tous le monde me le disais. « T ‘as vu ce qui tombe ? Avec toute cette neige, ça va être impraticable. Comment veux tu passer en trottinette ? ». Reste qu’il faut pas s’étonner si on as le froid et la neige pour une course qui s’appelle « Les Crêtes Blanches » et qui se déroule au moi de février dans le Massif du Pilat. C’est comme si on râlait parce qu’il fait trop chaud au marathon des sables ….
Je ne serais pas déçu.
Dimanche matin 8h. J’arrive sur le site sous la neige et le froid. On se gèle et ce n’est rien de le dire. Le parking se remplit lentement et on voit tout le monde dans les voitures avec le moteur tournant et je suppose le chauffage en marche. La tente géante ou se déroule les inscriptions et le ravitaillement est glacée. Il faudra un bon moment avec beaucoup de monde pour qu’elle se réchauffe. Le départ est prévu à 9h30. Il paraît qu’au sommet, une belle congère s’est formée et que l’ouvreur de la course a dû passer avec des raquettes pour bien tracer le passage. Il y a pas mal de neige fraîche tombée ces derniers jours et même la nuit dernière. Le ciel est bas, plombé, quelques flocons tombent. Rodolphe (l’organisateur) me dit qu’à la vue du terrain il a des doutes sur le fait que je puisse passer avec le Kickbike sur le 14km. Ok, je me lance sur le 7 km. Pour une première fois sur ce parcours et au vue des conditions, soyons raisonnable.
Il y a 70 coureurs prêt à en découdre avec la neige. La plupart sont super équipés avec matos de grand froid, guêtres, etc …. Je pars une centaine de mètres devant eux. Dès le début, on attaque par une côte à 10% sur deux kilomètres. Je cours (pas vite) à coté de la machine et tous le monde me double dès les premières minutes. A mi pente je suis dernier. D’ailleurs je n’en peux plus. Je préfère marcher à grand pas, je vais aussi vite (6km/h). Avec les cailloux et la neige, le kickbike (XC) est difficile à pousser. Je glisse, il faut parfois le soulever quand le sol est trop caillouteux ou sur des petites marches enneigées. Arrivé au sommet je suis en nage. Mais je peux pousser maintenant c’est plat. Heu … plat peut-être mais pour ce qui est de pousser, c’est autre chose. Je suis à découvert sur un plateau, le vent souffle bien de coté, du coup voilà la fameuse congère qui est là et ma roue avant se plante dans la poudreuse fraîche, hop ! Roulade du bonhomme dans la neige. Pendant quelques centaines de mètres, je vais me retrouver dans 50 cm de poudreuse. La piste a été tracée par les coureurs. C’est comme une petite tranchée qui court au milieu de la neige. Impossible de pousser ni de marcher avec le kickbike. Je marche sur la piste en poussant le KB dans la poudreuse. Trop dur. Il y a de la neige jusqu’au moyeu. Il ne roule même pas. Je finis par le mettre sur le dos. C’est plus une course mais un entraînement commando !! Valérie me rejoint à ce moment là. Elle est partie derrière moi pour fermer la course. Comme la piste n’était pas praticable en VTT, elle a voulue essayer le Kickbike XCountry. Sacré baptême ! On finis par sortir des congères. On peut enfin se laisser glisser un peu. On plonge dans un sous bois à 15km/h en glissant de partout. Super marrant ! Les coureurs ont tassés la piste, la roue avant accroche bien. Par contre pas de frein arrière. Les câbles et la mâchoire sont bourrés de neige et avec le froid, tout est bloqué. Valérie me donne le truc. Poser un talon contre la roue arrière. Très efficace. Plouf ! Sortie du sous-bois, une congère, je plonge dedans et de deux !! Le ravitaillement est juste là. On s’arrête pour boire un coup. Je prend un verre, l’eau est gelée … le gars du ravitaillement me sers de l’eau d’une bouteille qu’il cachait contre lui. Liquide mais trop froide. Impossible à boire. Tant pis, on repart pour une montée de 700 mètres à 25% …mais c’est quoi cette course ? Arrivée au sommet de la côte, autant vous dire que les poumons sont ouverts au max et ventiles à fond, quant au cardio, j’en parle même pas au moins 300 !! Nous sommes au quatrième kilomètres. Valérie bifurque à droite pour suivre la grand course, moi je plonge à gauche pour rentrer. Une longue descente s’offre à moi. Mais la neige n’est pas très tassée (tous les coureurs ne sont pas passés par là) et il me faut pousser toujours un peu. De toute manière, c’est tellement glissant que je garde toujours un pied qui traîne au sol pour remettre le KB en ligne. Me revoilà devant ma congère que je reprend dans l’autre sens. Je recharge mon KB sur le dos. La derrière descente pointe son nez. Je descend les deux kilomètres à 25 km/h en glissant dans tous les sens. Un talon sur la roue arrière, freinage fin sur l’avant, le KB sautille de cailloux en cailloux sur la neige et la glace. Je peux mettre les deux pieds sur la planche et me concentrer sur le parcours. Devant moi le premier des 14Km cours à toute allure. Je n’arrive pas à le rattraper. Incroyable. Le gars cours à 25 km/h sur la neige sans tomber …. Enfin je m’amuse un peu, mais le fond de l’air est glacé. Je passe la ligne d’arrivée en 1h05 pour 7 km !! Quelle moyenne ! Le compteur marque 56’ avec 8km/h de moyenne. A noter pour finir que le ravitaillement final sous la tente était Pantagruelique.
Une course superbe qu’il faudra absolument refaire.
Il existe deux types de poussées.
La première est naturelle. On
pousse vers l’arrière en posant son pied au sol au niveau de la planche. On
allonge la jambe en arrière en poussant l’ensemble de la machine. Pendant la
poussée, on fléchi légèrement la jambe restant sur la planche en tenant le dos
bien droit. L’ensemble du corps recule ce qui fait tendre les bras. C’est une
poussée « feutrée » non traumatisante. Le sol est
« poussé » plus que frappé. C’est un geste fluide tout en étirement.
Pas la peine d’aller chercher le contact très loin devant, l’efficacité est
dans la technique du geste pas dans le fait d’aller chercher loin devant.
Toucher le sol au niveau de la planche suffit. Avec cette technique, on peut
rouler des heures.
La seconde est une poussée plus
puissante ou le sol est « frappé » violemment. On lève le genoux
devant soi le plus haut possible et l’on frappe littéralement le sol tout en
poussant fort vers l’arrière. Le geste (allongement vers l’arrière) est le même
que dans la version soft, mais tout en puissance. On projette la machine en
avant avec les bras tout en étirant la poussée à son maximum. Tous les muscles
sont sollicités en puissance et en étirements. Mais le frappé du sol s’il est
redoutable pour aller vite est traumatisant pour les articluations. Plus qu’en
course à pied A n’utiliser que dans certains sprints. On peut froler les 40
km/h sur plat avec ce genre de poussée.
Deux types de changements possibles. Le
premier est classique. On soulève l’avant du pied de la planche, on le tourne
légèrement sur l’extérieur en tournant sur le talon et on pose l’autre pied par
la pointe. On sort l’autre pied (en posant le talon du nouveau pied) qui va
pouvoir aller faire son travail de poussée. La deuxième méthode appellée
« flying swap » consiste à sauter d’un pied sur l’autre sans temps
mort. Il permet d’aller plus vite et de ne pas perdre de temps lors du
changement de pied. On ramène le pied sur la planche en même temps qu’on
déplace l’autre. Le rythme est alors Gauche-Gauche-Droite-Droite. Aucune perte
de temps contrairement à la méthode précédente :
Gauche-Gauche-Changement-Droite-Droite. Attention cependant à bien viser,
pendant un laps de temps (l’instant du changement) les deux pieds ne sont plus
sur le Footbike. Un atterrissage raté et « Badaboum ».
Le Footbike est un sport particulier qui
allie à la fois la puissance, l’endurance, et la glisse. Le seul sport qui lui
ressemble par l’ensemble de ses particularités et sa gestuelle est le ski de fond. Il faut avoir de la
puissance lors des côtes ou des sprints, de l’endurance pour tenir longtemps
sur les longs trajets et maitriser la recherche de vitesse et le pilotage en
descente. Le triathlon peut aussi être cité en référence de par la diversité des épreuves. Ce n’est pas pour
rien que beaucoup de triathlètes pratiquent le Footbike pour compléter leurs entraînements.
Les
côtes : Avec le vent de face,
c’est l’ennemi du Footbiker. Plus ça monte, plus c’est dur. On gère une côte
comme un sprint. Chaque personne a son % maximum de pente avant arrêt. Pour ma
part ma limite est à 7%. Certains grand champions arrivent à pousser jusqu’à
12%. La limite interviendra lorsque il n’y a plus d’inertie lors de la poussée.
C'est-à-dire qu’entre chaque poussée, la machine n’avance plus. On déploit
alors l’énergie maximum pour aller à la même vitesse qu’en marchant. Autant
arrêter et marcher voire courrir à coté du Footbike pour récupérer. On peut
aussi le calculer par rapport à la vitesse. Personnelement, en dessous de 10
km/h ce n’est pas la peine de dépenser l’énergie d’un sprint sachant que c’est
mon allure de course à pied en endurance.
Le plat : Ici on est
dans le monde de l’endurance. Il faut pouvoir avancer sans s’épuiser. S’économiser
tout en roulant. Quelques grandes règles à savoir. Sans vent et sur du plat.
A 10km/h, on pousse sans aucune
dépense d’énergie. L’équivalent de la marche à pied normale.
A partir de 15km/h, on commence à
dépenser un peu d’ énergie.
Entre 15 et 20 km/h, on est
proche du courreur à pied quant à la dépense énergétique. (cf. tableau).
Passé les 20km/h, on force
vraimment. D’autant plus plus que la notion de cx (pénétration dans l’air)
entre en jeux. En effet c’est à partir de cette vitesse que l’aérodynamisme
commence à être important. On va passer une partie de notre énergie à
« pousser » l’air. C’est pour
moi la vitesse de croisière élevée.
Au-delà, on entre dans le monde
du sprint ou la notion de vitesse prime sur l’endurance.
Les descentes : Passer
les 25 km/h, il n’est plus necessaire de pousser. Autant essayer de conserver
la vitesse acquise, voire de l’augmenter en profitant du dénivellé négatif
offert par la route. Plusieurs positions sont possibles.
Accroupi sur les talons.
Inconvénient : peu stable, encore qu’on puisse coincer le cadre entre les
genoux. Cela permet d’avoir un troisième point d’appui en plus de la planche et
du guidon. Avantage : centre de gravité bas. Reposant.
Allongé sur l’avant du guidon.
Inconvénient : Oblige à se « tordre » la tête pour bien voir la
route. Peu reposant. Avantage : Grande stabilité dû au poids sur la roue
avant. Très bon aérodynamisme (le meilleur). Libertée de mouvement dans les
virages plus grande que dans la position précédentes.
Maintenant, face à la réalité du
terrain, il va falloir mettre en pratique toutes ces notions à la fois.
Utiliser le moindre faux plat descendant à des fins de repos. Savoir qu’il vaut
mieux chercher l’aérodynamisme en profitant d’une plage de repos plutôt que de
chercher à encore pousser pour gagner quelques km/h mais perdre en
récupération. Cas d’un long faux plat descendant à 22/23 km/h par
exemple. Savoir qu’on peut se permettre de pousser très fort sur une
courte côte à moins de 8 km/h si cela ne durera que quelques minutes. Par
contre, vite arrêter et courir, voire marcher si cela doit durer trop
longtemps. Maintenir la vitesse acquise la plus longtemps possible pour
s’économiser.
Organisée par le VLO (vtt lyon ouest). Type rando vtt. Pour mon Kickbike, c’est le XC qui s’y colle aujourd’hui.
Les randos proposées étaient les suivantes. 5 pour les vtt, 10/17/24/35/45 km et quatre distances pour les marcheurs. Il y avait presque 10 parcours différents avec 2 ravitaillements communs. Sacré organisation de mise en place et de repérages. Mais les monts du Lyonnais sont un très beau terrain de jeux ; il y a la place. Avec mon accompagnateur à vélo (Patrick), nous partons pour le 17 km, le parcours étant paraît-il très sélectif. L’organisation annonce 1h30 pour le 17km et 3h pour le 24km. On préfère être raisonnable. Le temps est avec nous. Très beau et déjà chaud (15°c à 10h du mat).
Nous partons tranquillement vers les premières côtes. En fait, le parcours est montant les 10 premiers kilomètres et descendant pour le retour. Les chemins à travers les vergers sont très roulants. On se chauffe. La première côte est devant nous. Enfin, côte …. Le mot mur serait plus approprié !! Les vélos sont en 1X1 en moulinant, au fur et à mesure de la montée, il y a de plus en plus de pieds à terre. Moi je n’ai pas se soucis, je monte d’un pas décidé à coté du KB. Compteur à 6 km/h dans la côte, je vais aussi vite que les cyclistes. La différence se fait au sommet. Je suis frais alors que eux sont explosés de fatigue, dès qu’un petit faux plat descendant pointe son nez, je repars à fond. Cette histoire va durer une heure, le temps de l’ascension. On alterne des murs énormes, des remontées de petits ruisseaux caillouteux (glissades mouillées à souhait), des plats pour relancer. Les vélos ont vraiment du mal. Dès qu’ils mettent pied à terre, impossible de repartir. Et je ne parle pas des chaînes cassées … ben oui, à forcer comme des bœufs ! Pendant ce temps, je trottine ou marche à grande enjambées. Le sommet est atteint en une heure. Moyenne 10 km/h. Le ravitaillement est là. Fromages, saucissons, pain, pâtes de fruits, sirops et vin rouge, le tout en quantité honorable. On se refait une santé pour la descente. Allez on attaque. Ca descend aussi sec qu’à la montée. Piste caillouteuse en sous bois, on pars fort ! « Klonk, Klonk », c’est le bruit du cadre sur les cailloux. Ma garde au sol est ridicule, je vais trop vite pour tout éviter, je touche sans arrêt. De temps en temps je saute de la machine pour passer sur les grosses marches. Par endroit, la piste est magnifique, un demi tuyau avec des virages en appui, on se croirait dans un border cross. J’atteint la vitesse de 33 km/h, par moment j’ai l’impression de surfer. Sans doute dû à la position des deux pieds en travers de la planche, les genoux légèrement pliés. Dès que l’occasion se présente, « hop » un petit saut au dessus des racines, un régal. Quelques petites montées genre 30% viennent agrémenter le retour. J’utilise donc la technique éprouvée de la marche forcée avec un peu de course à pied pour doubler les cyclistes trop lents. Hé, hé, ça leur met un coup au moral. Bien fait pour eux, z’on qu’à avoir une trottinette non mais ! Je laisse le KB à Patrick les derniers kilomètres. Je trouve étrange de remonter sur un vélo. Pas à l’aise. Patrick lui, attaque comme un fou. Je n’arrive pas à la suivre dans les descentes. Retour au calme par les pistes des vergers. Patrick pousse fort, on roule avec un cycliste qui visiblement ne comprend pas comment se type qui tape par terre va aussi vite que lui. Le dernier raidillon. Le cycliste se met en danseuse, Patrick saute du plateau et part en courant (à noter qu’il a à son actif quelques trails longues distances et marathons), il double le gars en pleine côte, et au sommet, re-saute sur la machine, « paf, paf » repart à fond. Je pense qu’en rentrant chez lui le cycliste va jetter son vélo et arrêter le sport …
C’est la fin. Nous arrivons, avec 18km au compteur pour 1h30, soit 12 km/h de moyenne. Pour le prix nous avons droit à une soupe à l’oignon et de quoi laver les vélos (pardon le vélo et la trottinette).
Beaucoup de monde, organisation à béton, beau parcours, si je reviens se sera pour le 24 km. Merci messieurs, je recommanderai cette rando.
Parmis les
entraînements d’avril, je suivrais la marathon des entreprises en Porteur d’eau
pour mon équipe. J’effectuerai toute la course avec le coureur de l’équipe..
J’arrive à tenir les 15km/h malgré la côte monstreuse et le fait que dans la
descente, je ne peut pas foncer puisqu’il faut que je reste avec le courreur.
Belle ballade.
Le Club de VTT des Passe-Partout de Mâcon proposait 4 randos.
J’ai le moral, je me lance sur le 48km avec la trottinette KBX. Histoire de prouver d’une trottinette peut faire comme un vélo. Non mais ! Pendant les 20 premiers kilomètres, il n’y a pratiquement que de la montée. Et pourtant on démarre par une belle descente en sous-bois, super !! Mais on descend, on descend, il va bien falloir remonter non ? Et oui et on va monter fort et ce pendant plus de 20 kilomètres. Je vais marcher la plupart du temps, les côtes sont trop raides, il est impossible de pousser. J’arrive à marcher entre 5 et 6 km/h, puis dès que je peux sur de petits faux plats je resaute sur la machine et je pousse. La Grange du bois au kilomètre 10. 1h10 que je pousse. Ça monte toujours et ce n’est pas terminé. Les VTTistes me doublent lentement. S’arrêtent pour souffler, repartent et moi je marche, je marche. « Et vous allez marcher longtemps ? _ jusqu’en haut !! ». Dans les sous-bois, une difficulté inattendu : La boue. Je me retrouve devant un long et large bourbier. En VTT, il suffit de prendre son élan et passer en pédalant en force. On dérape un peu, avec de la chance on ne se plante pas et on passe. Moi je suis à pied et je ne me vois pas pousser dans 30 cm de boue. Donc je contourne l’obstacle. Je pars dans les arbres et la broussaille sur une centaine de mètres en portant ma machine. Tiens ? Ce paysage me rappelle quelque chose. Ha oui !! Le film « Le projet Blair Witch » génial je vais tourner en rond pendant plusieurs jours !! Non, finalement je reviens sur la piste après le bourbier mais c’est un ruisseau maintenant qu’il y a à la place. Et puis zut, je me remets en piste dans la flotte (descente) le plus dur étant de se mouiller. Une fois que c’est fait, on est à l’aise. Je ne ferais pas ça en février dans le massif du Pilat mais bon là...
Enfin le sommet. Les premières crampes arrivent. Je ne suis même pas à la moitié du parcours… On plonge plein sud dans un single-track ultra rapide. Je file à plus de 20 km/h, gauche, droite, hop un cailloux, hop on évite une racine, ça file ça file, on se croirait dans un jeu vidéo, c’est très rapide. La piste surgit sur une petite route qui descend et nous amène au premier ravitaillement au col de la Sibérie kilomètre km 17. Je me pose enfin et profite du gros ravitaillement bien fournit. Tous les VTTistes me regardent bizarrement et se demande comment je suis arrivé là. Je réponds avec le sourire « … ben … en poussant !!». J’ai tenu une moyenne de 9 km/h. Je suis crevé. Je repart après avoir refais le plein. Et ça remonte... Sur cette portion, entre le 20eme et le 30eme, il va y avoir une succession de côtes et de superbes descentes. Je peux commencer à pousser et m’amuser. Par contre la fatigue musculaire est de plus en plus présente. « dis donc, c’est physique ton truc …. », « Mais ça doit être crevant ton engin … » « Hein ? mais …. T’as pas de pédales ? » Telles sont le genre de réflexions que j’entend tout au long du parcours. Sur les portions roulantes, je m’amuse avec les cyclistes. J’arrive à tenir leur rythme. Kilomètre 25, sommet du fût d’Avenas. Vue splendide sur le beaujolais. La descente qui suit jusqu’au col est incroyable. Un mur avec des ornières énormes et des marches gigantesques. Emporté par la vitesse je suis obliger de plus ou moins courir à coté de la machine et même de marcher (voire de glisser) pour la retenir. Arrivée au Col du fut d’Avenas, je me rend compte que dans la descente je me suis fais très mal au genoux gauche. Je n’arrive même plus à marcher. Super. Et comment je fais maintenant ? Je me masse et m’étire doucement. Les muscles se rétractes et je suis au bord des crampes. Je repart en marchant tout doucement mais entre les débuts de crampes et mon genoux j’ai peu d’espoir. Je suis au bord de l’abandon. Sauf que... Je suis très loin du départ et comment rentrer ? à pied ? je ne peux même pas marcher. Par la route ? Ca risque d’être plus long… alors je continu en marchant en fonction des muscles qui se nouent et des douleurs. Objectif prochain ravitaillement dans quelques kilomètres. J’arrive à avancer sans que la situation ne dégénère mais c’est toujours douloureux. Deuxième ravitaillement : J’y surgit en bas d’une longue descente qui me repose les jambes. Comme au premier ravitaillement, les randonneurs qui sont là m’ont tous doublés et sont étonnés de me voir encore en course. Je retrouve un gars avec qui j’ai roulé (pardon … poussé) depuis le début de la randonnée. Lui aussi a les muscles tétanisé. D’ailleurs je pars avant lui et il ne me redoublera pas jusqu’à l’arrivée. A ce ravitaillement, je prend mon temps. Beaucoup boire et manger, manger, manger, voilà mon mot d’ordre. Je me masse, fais des étirements, ça va mieux. Il ne reste que 15 kilomètres qui sont tranquilles d’après les ravitailleurs. Quelques montées mais rien de bien méchant et le reste très roulant. On attaque par une descente genre fête foraine avec virages relevés, je descend à bloc avec un VTT qui m’ouvre la voie, c’est génial. Les côtes sont encore marchées même si elles sont faciles, mais je n’en peux plus. J’ai puisé dans mes réserves, il y aura des traces c’est sûr. Il me faudra quelques jours pour récupérer pleinement. Un dernier mur maintenant, mur où tout le monde met pied à terre sauf moi, je les ais déjà les pieds par terre. Les crampes réapparaissent méchamment. Aïe, aïe … « Fais pas l’imbécile ! , moins de 10 bornes à tenir ». Je suis à 10km/h de moyenne. Plus de 4heures que je suis sur le pont à jouer le forçat de la poussée. Les gens qui me doublent (lentement) sont aussi très fatigués. Il fait chaud maintenant. Les dernières descentes sont là. Au milieu des vignes les grandes pistes caillouteuses s’offrent à moi, j’atteint le 45km/h, c’est super. Finalement; les descentes auront permis aux muscles de se reposer et je finis sans qu’une crampe ne me coince et ne m’arrête. Je finis en 5h15 à ma montre. Le compteur donne : 48,225km (précis non ?), 10,5km/h de moyenne, 4h36 de temps total. La ravitaillement final est gargantuesque.
Conclusions :
Je m’essaye à la natation pour voir ce que ça donne.
Après tout, il ne me manque que cette discipline pour pouvoir un jour faire un
triathlon. Ben … c’est pas terrible. C’est un sport de fous. Impossible de
passer la barre des 50m sans avoir le cœur à 400 tour/mn ni boire la tasse. Il
va falloir s’entraîner sérieusement.
Juillet et Août seront très light puisque je totalise
2h10 d’UC en deux mois.
Comme l’année dernière, j’ai décidé de m’atteler aux 10km avec Florence qui inaugure sa première «vraie» course en Footbike. Loic lui est venu spécialement de Paris pour le semi. Après une semaine estivale, ce dimanche nous réserve une surprise. Le froid et le vent. On se gèle et ce n’est rien de le dire. Ne nous plaignons pas, il n’y a pas de pluie. Je reste en collant et sweat mais j’ai du mal à me réchauffer. Le vent glacial souffle très très fort ce qui est rare dans la région. J’aurais du prendre un bonnet. Quand je pense que 3 jours auparavant je me baignais à Montpellier.
Le parcours est identique à l’an dernier. Je le connais par cœur. Vu la météo et ma forme, je ne pars pas pour faire un chrono. Etre sous la barre des 30’ me suffira amplement. Je ne suis de toute manière pas en état de battre mes 27’. Je n’ai pratiquement aucun entraînement depuis 3 trois mois. Comme d’habitude, nous partons quelques mètres devant et dès le coup de feu, c’est sprint à plus de 25km/h pour se jeter sur les machines et entamer la grande descente qui va nous permettre de posséder une avance confortable sur les coureurs. Florence part comme une bombe dans la descente. Elle a beau être plus légère que moi, les roulements de sa machine sont de meilleure qualité que les miens et il n’y a pas photo, je n’arrive pas à la rattraper. Je dois pousser comme un malade pour reprendre du terrain sur le plat mais cela ne suffit pas. Je réussi à mi-course à revenir à son niveau, mais je préfère m’arrêter au ravitaillement. Elle ne s’arrête pas et consolide son avance. Je dois redoubler d’effort pour revenir au contact. On pensait que nous aurions le vent de face à l’aller et de dos au retour, mais celui-ci ne fait que tourner et finalement nous l’aurons dans le dos seulement 500 mètres. Par moment, il souffle tellement fort que lors d’une côte, avec le vent de face j’ai cru que je m’arrêtais. Avec le vent de dos, c’est comme en descente et Florence en profite pour filer encore plus vite. Son avance grandit. Dernière descente avant l’arrivée sur le stade. L’entrée sur la piste d’athlétisme se fait dans un virage à angle droit en bas de la descente. J’ai intérêt à faire attention, j’ai chaussé ma roue profilée à l’avant et l’étrier de frein est paramétré (zut, je parle comme un informaticien !) pour une jante plus large. Donc j’ai du mou à l’avant et pour freiner il me faut impérativement poser un pied par terre et bloquer du mollet. Géronimo !! Ca passe juste et je surgi sur la piste. Plus que 400 mètres (un demi-tour). J’ai Florence dans l’axe. Je jette mes dernières forces pour la rattraper. Je vais l’avoir !! Mais elle se retourne et me vois accélérer. Elle a aussi de la réserve et accélère. Je n’arriverai pas à la rattraper et elle passe la ligne quelques secondes devant moi. Je finis en 29’29’’ épuisé.
Octobre et Novembre seront une petite reprise avec 6h et quelques d’UC
essentiellement en KBX ou en course à pied tout-terrain. Je hante tous les
coteaux autour du village de la roche vineuse. Ainsi que la voie verte jusqu’à
St Gentoux-le-national. La fraîcheur (météo) reviens.
Sur un tapis cette fois-ci. Exerçice très difficile dont voici le
résultat :
L’année 2005 se termine avec 26h10 d’UC. Vraiment pas terrible. Une
année en demi teinte. Quelques belles
séances malgré tout.

Rien pour Janvier.
On va considérer que c’est le repos de début d’année. La reprise se fait
doucement en Février avec quelques séances et surtout une semaine au ski. Vive
l’altitude pour nos petits globules (entre 1800 et 2700 mètres).
9h. Veille du printemps. La météo n’est pas au courant. La preuve ? Il fait froid, bruine persistante, ciel tellement bas que les nuages traînent au sol. On appelle ça plus couramment un temps de merde ….
Bref, il y a quelques courageux (dont moi) qui sont présent pour les 4 distances proposées. 15, 28, 36, 46km. N’ayant aucun entraînement depuis deux ou trois mois, je suis raisonnable, et j’ai choisit les 36km. Enfin, précisons le aucun entraînement. J’ai passé une semaine au ski il y a trois semaines et depuis deux semaines, pour me rendre au boulot je fais 10 km en marchant (vite) tous les jours. Mine de rien ça doit maintenir un fond. Enfin, nous verrons bien. Je table sur un 4 h d’efforts suivant le parcours. De toute manières, c’est une rando, la seule chose que j’ai à prouver, c’est que je peux finir et pas hors temps. Face aux vélos je ne pourrais jamais rivaliser. Dès le départ les premières questions fussent « Super ton engin !! tu fais les 15 km ? _ non 36 _ ???? avec çà ? »Les dix premiers kilomètres sont difficiles. Beaucoup de côtes raides ou bien entendu je marche. Le reste du temps, j’arrive quand même à pousser puisque au ravitaillement du dixième kilomètre, j’ai une heure au compteur. Les vélos qui me doublent me lancent des encouragements « Chapeau !! Courage !! »Nous sommes sur une espèce de plateau ou il fait froid, il pleuvine, le vent se met à souffler. On se croirais en écosse. Sur les plateaux on voit des petites cyclistes qui disparaissent sur les longues pistes. Du dixième au vingtième kilomètre, la piste est une succession de petites courbes, montées, descentes, comme dans un manège. Question »Hé, comment tu fais pour avancer avec ton engin, faut un sacré condition physique non ? _ non, non, une bonne dose d’inconscience suffit. Suis moi et regarde » Je prend parfois une vitesse incroyable, je me tape la bourre avec des vélos, un grand pied !! J’ai toujours la forme, le cycliste de la question précédente me double « T’as raison, t’es inconscient, bon courage » et il file au loin. Je fais bien attention aux côtes à ne pas courir. Je marche à grandes enjambées, j’arrive à faire du 7 km/h. D’ailleurs je ne suis jamais seul à marcher dans les côtes. Les cadors passent en force, quant aux poireaux, ben … ils poussent avec moi. J’assiste à des chutes mémorables. Genre le gars qui veut absolument passer, et qui se retrouve en équilibre au milieu du mur et qui ne peut pas décrocher son pied de sa pédale automatique ! J’en profite, puisqu’on parle de pied, pour signaler la super qualité de mes chaussures. Je suis chaussé de NorthFace X2, qui sont les pompes de Trails. Assez rigides, étanches, des crampons qui n’ont pas à rougir devant des chaussures de foot, bref, avec ça, ma poussée en TT est royale. Super accroche. Et assez souple pour pouvoir courir s’il le faut. 20 ème km (dernier ravito), je suis à 1h50’, la fatigue arrive et le pilotage deviens plus monotone. Je commence à sentir les muscles tirer. De grande piste en montées ou je dois marcher, de longue descentes cassantes ou le « klong klong » caractéristique du cadre qui touche les cailloux rythme ma progression. Un truc qui marche : Devant un difficulté, prendre bien appui sur la planche, donner une impulsion vers le bas et décoller les deux pieds de manière à alléger la machine. En s’aidant avec les bras en tirant sur le guidon, on peut faire décoller l’ensemble. Le choc sur le cailloux sera moindre voire inexistant. Par contre, faut être rapide et précis. Je me fais doubler par des gars rencontrés au début de la rando. Ils ont dû rester un peu au ravito. « Hé, le gars en trottinette !! t’es toujours là ? » J’en prend plein les bras. Je suis crevé. Le dernier kilomètre sera magique. Une descente très raide en sous-bois. Des virages sérés dont on ne voit pas la sortie. Impossible d’anticiper. Il faut réagir instantanément au terrain que l’on découvre. Deux VTT me suivent à mon allure. Je suis dans un manège à la fête foraine. Pas le temps de pousser, ça va trop vite. Dernier virage, un mur, j’ai juste le temps de me projeter en arrière, en bas une large rigole en travers de laquelle se trouve une planche de bois. J’ai juste le temps de viser au jugé et je franchis la planche… ouf … grosse frayeur. Il ne reste qu’un kilomètre de piste cyclable avant la fin. La forme reviens un peu, mais j’ai bien fais de ne prendre que les 36km. L’année prochaine je m’entraîne et tente les 46 km !!
A noter que le fléchage était exemplaire sur tous le parcours. Par contre le ravitaillement final était pauvre. Allez c’est pas grave, je me suis régalé.
Les
chiffres :
Temps total : 3h.
Au compteur :Temps de roulage 2h49. Distance 37,48 km Maxi atteint 42,4 km/h (quand je disais que ça allai vite !) Moyenne : 13,3 km/h…
Pleins de petites
sorties pour le moi d’avril. 4h20 d’UC. Alternance entre footbike et course à
pied. L’originalité de ce mois aura été un Biathlon Urbain contre la montre
pour récupérer la voiture à la fourrière. Le temps limite étant la fermeture de
cette dernière. Une heure de course à pied plus 1h30 de vélo (celui de cathy
même pas à ma taille) à fond entre Montpellier, Mauguio et le route de Palavas.
On ne sais plus quoi inventer ….
Le VTT Club de Montpezat proposait 3 parcours .15, 25 et 40km. J’ai donc le choix (en temps) entre 1h30, 2h30 et plus de 4h. N’ayant aucun entraînement en ce moment, j’opte pour le 25 (qui sera en fait un 27).
Il fait très beau, un
peu de vent, déjà chaud à 8h du matin. Comme toute randonnée, les départs se
font au fil de l’eau. Je pars avec un groupe de VTT et m’élance à travers les
vignes, les petits chemins qui montent (peu),
descendes, serpentes. C’est très roulant. J’arrive à relancer, de longues
portions de pistes bien plates, j’attaque, je me régale. La caractéristique de
cette randonnée sera des kilomètres de sentiers tortueux entre les arbres.
Quand je dis tortueux, c’est un virage tous les deux ou trois mètres. J’adopte
une technique qui va s’avérer efficace. Le principe est d’avoir le pied coté
intérieur du virage libre pour, soit relancer, soit assurer au cas où. La
vitesse d’exécution, fais qu’au bout d’un moment, j’ai l’impression d’être à
ski en train de slalomer. Pied droit « en
dedans » en tournant à droite serré, on pousse, changement de jambe,
on recommence à gauche, à droite, à gauche etc … C’est super. J’arrive à aller
vite, à me faufiler sous les branches et entre les troncs. Je suis très en
arrière et penché. Les cyclistes doivent avoir du mal, moi je m’éclate. Tous
les virages sont légèrement relevés, le sol est sablonneux. En prenant bien
appui et en mettant le poids du corps en arrière, l’arrière chasse et je passe
encore plus vite. J’arrive maintenant à faire déraper (sans freiner) l’arrière à la demande. C’est complètement fun. Je
serre tellement les arbres qu’à un moment, l’épaule droite s’encastre dans un
tronc : Poum ! l’avantage du Footbike est que je ne tombe pas. Je
tourne sur moi même, lâchant la machine et je reste debout en me tenant l’épaule.
Grosse balafre sur toute la largeur de la viande. Rien de cassé, je repars.
Kilomètre 13, 1h pile et premier ravitaillement. Comme toujours, pas mal de gars qui m’ont doublés me voit arriver avec étonnement. « Tiens t’es là ? » »Mais comment tu fais ? » Quelques portions de petites routes goudronnées pour se reposer et on repart dans les virolos des sous bois. Nous sommes pas loin d’un Oppidum romain et nous roulons par endroit sur une ancienne voie romaine. Rouler dans les traces de chariots qui sont passés là 2000 ans auparavant, ça fais drôle. Qu’aurait-ils pensés nous voyant ? Ils sont fous ces Gaulois !. On attaque une longue descente en virages avec des marche en pierre très régulière de 50 cm de haut.
« Comment tu fais pour passer des marches pareilles ? »,
« _Suis moi un moment et regarde »
J’arrive en roulant jusque devant la marche, prend le FB à la Main, saute et repart. Les VTTistes derrières moi n’en reviennent pas de ma technique.
« Je te le prête à l’arrivée si tu veux essayer »
«_ heu … non merci .. trop dur ton truc ».
Mais ce changement de rythme est fatiguant à la longue. Je commence à avoir moins la pêche. Deuxième ravitaillement au 20ème kilomètre. Il nous reste 7 km à faire. Le ravitaillement est commun au 40 et au 25 (pardon 27). On voit la fatigue sur les visages. « Toujours là la patinette ? » Il fait chaud. Plus de deux heures que je cours, pousse et saute. Je commence à faire la gueule. On attaque de longues pistes forestières.. On devrait commencer par ce type de piste parce qu’à ce stade de fatigue, c’est pas drôle. Les vélos me doublent sans arrêt. Je marche au moindre faux plat. Plus de place au fun. Maintenant je passe sur la réserve, objectif finir. On traverse une forêt qui a dû brûler l’été dernier. Tout est noir, paysage lunaire. Impressionnant. Une méga côte à marcher, (les cyclistes aussi). On entre dans le village médiéval de Montpezat. Dernière surprise : Le passage dans une rue dont la largeur équivaut à celle d’un guidon, jamais vue ça ! Très rigolo, on crois qu’on va resté bloqué. Arrivée en 2h42’. Crevé. Mais je vais vite récupérer et je n’aurais mal nulle part les jours suivant. Je n’ai donc pas trop tapé dans les réserves. Le ravitaillement final est excellent. En plus des sucreries habituelles, on a droit à des sandwichs au pâté, fromage et dégustations de vins par les viticulteurs de la région. Bref, on refait le plein.
Bilan : Super randonnée que je recommande chaudement. Balisage impeccable, ravitaillements en quantité, ambiance sympa et parcours de rêve (surtout pour les FB car au demeurant assez roulant). Je rajoute que pour 6 euros l’inscription, nous avons eu droit au traditionnel tee-shirt et à une photo de très bonne qualité prise pendant la course et téléchargée depuis le site Internet du Club. (www.lamontpezatienne.com)
Les vêtements correspondent à
celui d’un coureur à pied avec néanmoins quelques ajustements. En côtes, en
sprint, on chauffe très vite, il faut alors
un équipement qui permette d’évacuer la sueur. Dans ce cas, le même
équipement qu’un courreur à pied est de rigueur. En descente, la vitesse
atteinte peut-être celle d’un cycliste (les vitesses au-delà de 50km/h sont
courantes). Il faut donc ajuster sont équipement en fonction. Si on reste
découvert, on a vite fait d’attraper froid. Imaginez courrir 1h30 puis
enchaîner une descente rapide en vélo.Il faudra vous couvrir. L’ajustement est
délicat puisque il faudra à la fois des vêtements respirants et qui soient
coupe vent efficace. Le vêtement doit permettre d’effectuer le geste de poussée
sans contrainte (genoux levé très haut et long étirement arrière). Il faut
être à l’aise.
La problématique est aussi
valable pour le casque. Les vitesses atteintes obligent le port d’un casque.
Mais sur certaines portions, il faudra qu’il soit bien aéré pour cause de
sur-chauffe ! Le casque sera celui d’un cycliste. Privilégiez l’aération
et le poids plume. Par rapport à un vélo, on atteind quand même pas leurs
vitesses et les chutes sont plus rare et moins traumatisantes de part notre
position.
Concernant les chaussures, toutes
les chaussures font l’affaires. Néanmoins quelques détails feront la
différence. Elles ne devront pas être trop souple. Les chaussures de running
ultra légères et ulltra- souple n’ont pas une aussi bonne dynamique qu’un
modèle un peu plus rigide. Pour de long trajets (plusieurs heures), il faudra
avoir une chaussure avec un bon amorti. Surtout si le sol est frappé plutôt que
poussé (cf. chapitre sur la poussée).
En tout terrain une chaussure de type Trail est parfaite.
En ce Jeudi de l’ascention, je vais goûter aux joies de la rando avec
les VTTistes une fois de plus. Le TeyranBike34 organisait 2 parcours VTT (40 et 15) et plusieurs parcours routes.
Pour ne pas encore passer plus de quatres heures à me pourrir, j’opte ce jour
pour le petit parcours de15 km. Cela devrait durer une heure et demi et des
poussières. 320 participants toutes courses confondues pour l’édition de cette
année.
On s’est tous perdus (moi 5
fois !), le parcours était balisé à la « j’en ai marre de vivre » ! parcours cassant, pas agréable
pour les FB. Les VTTistes se sont peut-être amusés mais pas moi. Tant pis.
Ce moi de mai aura été un « gros »
moi puisque je le cloture avec 5h30 d’UC. Beaucoup de petites sorties
régulières, plus les deux randos, j’attaque juin avec la forme. Il vaut mieux
parce se profile la « Cap Nore » en Footbike. 50km de TT et un gros
dénivellé, va falloir assurer.
50km D+800m.
Objectif 5h, temps réalisé 4h54’38’’, temps
de roulage 4h35’. Classement 215/293. 1500 coureurs sur les parcours
10,30,50,80,100 km. Tiens tant que j’y pense, il faudra que je trouve un moyen
de calculer mon temps de marche la prochaine fois pour voir la proportion
marche/poussée.
Cette randonnée classée « Label d’Or » par la FFC mérite plus
que de l’Or. On pourrait la surclasser en Label de platine tellement tout est
parfait.
Le parcours offre absolument tout ce qui se
fait en VTT. Longues montées épuisantes, singles-tracks à n’en plus finir,
virages en sous-bois façon fête foraine, grandes piste ou l’on peut attaquer,
descentes hyper cassantes ou l’on doit s’arrêter pour se reposer (si, si et pas que moi je vous jure),
longues descentes sur de larges chemins ou l’on se baisse pour aller encore
plus vite, passages dans des rivières à secs façon Indiana jones …. Tout est
roulant pour le Footbike.
Que dire des bénévoles ? 20/20. Que dire
de plus. Personnellement (était-ce à
cause de ma trottinette ?) j’ai été reçu comme un vieux copain de la
famille qu’on a pas vu depuis des années. Je suis arrivé la veille pensant
dormir dans la voiture ou dans un coin (je
n’avais rien prévu), nénni ! Ils m’ont invité à dormi avec eux, invité
à l’apéro et repas du soir. Le lendemain, petit-dej et repas de midi avec les
bénévoles. Plus tee-shirt spécial de l’organisation offert. J’en suis resté
baba devant tant de gentillesse. Ce genre d’attitude vous redonne espoir en la
nature humaine. J’ai pu en plus exposer mes footbikes gratuitement.
L’organisation est énorme, le nombre de bénévoles impressionants et pourtant
aucun accros, pas d’incidents. On se croirait sur un mini roc d’azur, ou plutot
un roc d’azur à taille humaine. Mais le parcours est mieux, plus dur, plus
diversifié. On a droit à une prise de temps avec puce. Même si c’est une rando,
c’est toujours sympa d’avoir son classement pour voir son niveau. Et je ne suis
pas mécontent, il y avait 78 vélo derrière moi. On a donc (je le savais déjà) notre place parmit les VTT.
Départ 6h30 après une très courte nuit (couché1h, lever 5h). Sur la première
heure, j’effectue 13km. C’est roulant et je suis en forme. Je fais attention à
ne pas me pourrir sur les côtes et n’hésite pas à marcher. Le premier
ravitaillement est au 20ème kilomètre. Je l’atteind en 1h40. Si ça continue comme ça je vais réussir mon
pari d’être sous les 5 heures. Je mange bien et refais le plein en eaux. Il
fait chaud. Il y a même des saucisses grillées. Après un bon quart d’heure de
repos, je repars et là on change de registre. On attaque la côte qui va nous
mener au point haut de la rando à 800m. Une immense côte rectiligne en béton
puis en terre. Au loin vers le sommet je distingue une forme qui avance
lentement. C’est un mur gigantesque. En plein cagnard. Je ne force pas et je
marche à grand pas. Malgré tout, les jambes commences à faire parler d’elles,
je sens les crampes qui approchent. Je m’arrête deux ou trois minutes, profite
du paysage, me désaltère et repars. Je vais grimper ainsi près de 45’. Quelques
cyclistes me double doucement (petit
plateau de rigueur) en suant sang et eaux. Le sommet. Fantastique. On est
sur les causses. On voit les sommets autour de nous, l’autre coté de la
montagne noire, c’est très beau. Ici, il y a un léger vent frais, très agréable.
On attaque le retour qui va être majoritairement en descente. Longues pistes
dans les bois de pin, je roule vite, c’est super. Il y aura aussi cette fameuse
descente bourrée de cailloux, gravier, sable, très pentue ou je dois m’arrêter
deux fois pour me reposer. Les bras sont très sollicités, la machine saute dans
tous les sens, le cadre tape non stop, très éprouvant surtout quand on a plus
de 3h de footbike dans les jambes. Le dernier ravitaillement au 38ème
kilomètre. Pile 4h à ma montre. Je suis toujours dans les temps. Mon objectif
serait-il réalisable ? Toujours pas de chute ni de casse ni de crevaison.
Croisons les doigts. Quelques énormes descentes ou je dois courir car je
n’arrive pas à freiner, c’est trop pentu… quelques montée notamment vers un groupe
d’éoliennes. Sur le chemin qui mène à ces éoliennes, je me sens en forme et je
pousse en pleine côte doublant quelques cyclistes qui ne comprennent pas
comment je fais pour être encore là et pousser comme çà sous la chaleur. C’est
qu’il me faut 4h pour me chauffer moi. C’est maintenant que j’ai la forme. Je
double un cycliste qui marche à coté de son vélo. Chaîne cassée. « T’avais qu’a avoir une trottinette !! » cris-je en passant. Ce gars là, va
rencontrer au sommet un papy qui regardait passé la course sur son vieux vélo.
Deal entre le coureur et le papy. « Vous
voulez bien me prêter votre vélo qui je puisse finir ? je vous passes le
mien et on se retrouve à l’arrivée ». Le papy accepte, prend la bécane
sans chaine et rentrera à pied chez lui. Le coureur finira la rando sur un
vieux VTC hors d’âge, tout doucement pour ne pas le casser.
Dernières descentes sur de larges chemins ou
je fais ma seule et unique chute. Le truc idiot. Un muret à descendre, j’arrive
vite, au dernier moment j’ai eu peur, chose idiote puisque je l’aurais mieux
passé en FB qu’en vélo, mais bon c’est comme ça, la peur ne se commande pas.
J’ai donc freiné en catasptrophe, puis laché le FB pour finir en freinant des
deux pieds et m’arrêter les fesses par terre au bord du mur. Plus de peur que
de mal. Sur la fin j’ai une super pêche. Je finis en grande forme en 4h54’38’’
en passant sur le podium. Après un bon ravitaillement, une douche et un repas,
une heure après j’étais frais et dispo pour repartir.
Les entraînement après ses courses seront
énormes. Une forme olympique. La question peut se poser : Faut-il
s’entraîner pour réussir ses course ou faire de belles courses pour se sentir
bien lors des entraînements ? Je ferais « La Vigie » en KBX à Gruissan sous une pluie de Juin (très
chaude). Je recommende particulièrement le descente dans les bois qui est très
longue, très rapide et ou on prend un pied monumental en pilotage.
Rien de bien violent en Juillet. Les vacances
prennent du temps mine de rien. Malgré tout, de grosses ballades en haute
montagne (sac à dos chargé à 15kg) dans le Massif du Vallier (09) complète
l’entraînement. De plus je refais le Col de la Core avec le KBX. La pente étant
par endroit à plus de 7%, je cours pas mal à coté de la machine. En gros
j’alterne poussée/course toutes les 10 à 15’. Le sommet est atteind en 1h25. La
descente (géronimooooo !!!) ne durera que 30’. L’ascension se fera sous
une chaleur torride, soit sous la pluie, soit sous le soleil, n’importe quoi
…..
1er jour.
Le prologue. On part toutes les 30 ‘’ dans
l’ordre des dossards (je suis le 56)
D+111m, D-292m, distance 12km, descente
moyenne 1,6%
Vitesse maxi atteint 59km/h.. Temps :
19’40’’.
Chacun notre tour sur la ligne de départ, décomptage à partir de
10 secondes, 9, 8, … et top départ !!. Beaucoup de public au départ. Tout
le monde cri dès que l’on s’élance. Je pars en courant les dix premiers mètres
et après un virage en angle droit, la descente démarre. Je m’accroupi et je
cale derrière le cadre en recherche de vitesse. On est sur une belle route
totalement fermée à la circulation ce qui nous permet de choisir nos
trajectoires dans les quelques virages. Pour info, 45 gendarmes nous sont
affectés. C’est dire le sérieux de l’organisation. Le profil global est descendant avec quelques faux plats ou je me
remet à pousser fort. J’arrive à pousser alors que le compteur marque 30 km/h.
Pas mal de monde le long de la route qui applaudit et vous supporte.. Loic est
parti juste avant moi. Je l’ai ainsi en ligne de mire. Mon objectif est de le
reprendre. Pendant tout le trajet, je vais l’avoir devant moi au loin, ce qui
me motive pour pousser, pousser, pousser tant que la vitesse me le permet. Le
petit piège de ce parcours est une petite côte entre deux virage. Je la négocie
en sprint. 2 coups de chaque coté à fond avec saut (« flying swap ») à chaque changement de jambe. Evidemment le
public est massé sur cette côte. Ils apprécieront sûrement la technique. C’est
peut-être dans cette portion que je rattrape Loic. Je vais continuer à pousser
comment un fou jusqu’à l’arrivée qui est elle aussi en côte. 19’40’’. Je
devance Loic d’une petite minute. Je suis épuisé mais heureux. On cherche le
ravitaillement … rien. Contrairement aux randos ou courses régionales
auxquelles je suis habitués, ici à peine un verre d’eau et encore il faut le
demander. Heureusement que je pars toujours avec ce qu’il faut pour le cas ou
je me perde. Sauf qu’exceptionnellement, j’ai tout oublié !! bou hou hou
….. Et puis au fait, comment on rentre ? Pas question de reprendre la
route de la course à contre sens vu la vitesse à laquelle arrivent les bécanes.
On nous indique une nationale qui nous ramène à Allègre en une vingtaine de bornes.
En avant donc. On se tape toute la remontée du dénivelé perdu à l’aller sur une
belle route ou les voitures nous doublent très vite. Pas agréable du tout comme
sensation. Le vent de face nous accueille en haut d’un col, il fait vite froid.
On enfile les blousons, brrr… La fatigue, le vent, la route monotone, c’est
chiant. Arrêt bière dans un village à mi-chemin du retour. Ca c’est du ravito
Môssieur !! Les 10 derniers kilomètres seront magnifiques dans une forêt
déserte. Je rajouterai 1h30 de poussette non prévue pour l’après-midi.
Anecdote : Dans la forêt, une voiture me double et s’arrête loin devant
moi. En sort un type qui marche vers moi. Arrivé à portée de voix il me
lance : »Vous voulez que je vous prenne jusqu’à Allègre ? »
moi : « heuuu .. pardon ? » Lui « ???? A mais j’ai cru
que c’était un vélo et que vous aviez cassé quelquechose » moi (grand
sourire) : »mais que voulez vous que je casse sur cette
machine ? ». Je m’arrête et on discute autour de la bécane.
2ème jour.
Matin, la montée impossible. Distance 1,1 km,
dénivelé positif 90m, pente moyenne 7,3%, passages à 14-15%, virage à 16%,
quelqu’un aurait même mesuré du 21% !!
La journée d’hier à laissée beaucoup des
traces dans mes jambes. J’ai mal partout. J’angoisse pour cet après midi ou 36
km m’attendent. Quant à ce matin, cela devrait être rapide. Mais je commettrai
une erreur, c’est de ne pas avoir reconnu le parcours. Si j’avais su … Tout le
monde annonce une côte monstrueuse. Beaucoup de concurrents ne sont pas là se
réservant pour l’après midi. Pas la peine de s’exploser ce matin. C’est le cas
de Loic, le fourbe (mais il a bien raison)
Départ toutes les minutes par ordre de numéro. Comme hier, je pars en
courant à fond, je cale pour profiter de la petite descente de départ et suite
à un virage serré sur la droite, je me retrouve devant une énorme longue côte.
Ce n’est pas encore le fameux mur annoncé. Celle-ci ne fait « que » 7%. Je me met à pousser mais
très rapidement la machine n’a plus d’inertie à chaque poussée. Je pousse et le
temps de la poussée d’après, elle s’arrête. Au bout de deux ou trois minutes, à
bout de souffle, je me met à courir, enfin je tente parce que mes jambes ne
suivent pas, mes poumons non plus, je suis au bord de l’asphyxie. Incroyable.
Tant pis je marche à grand pas. C’est quand même difficile, même en marchant.
Un concurrent me double au ralenti. Je passe les fameux virages en épingle ou
le pourcentage serait de plus de 20%, c’est possible vu la pente. Je me dépêche
sous les applaudissements, j’ai une nausée qui monte en moi, il ne manquerait
plus que je vomisse devant tout le monde. Je ventile au maximum, mais j’ai du
mal à reprendre mon souffle. Le sommet libérateur arrive, un petit plat se
profile. Je saute sur la machine pour passer la ligne d’arrivée en poussant, un
léger vent de face nous attend, histoire que l’on prenne pas trop de vitesse …
Je passe la ligne en 6’26’’, je dois avoir le cardio à 450 pulsations…..J’ai dû
mourir dans la montée, c’est mon fantôme qui a passé la ligne d’arrivée….
L’effort fût trop violent …
Je finis en 74ème position, il y
en a beaucoup derrière moi.
Après midi : Critérium. Distance 4X18km
mais j’ai prévu avec l’organisation de n’en faire que 36. De toute façon dès
que le premier franchis la ligne d’arrivée, la course est stoppée et on finit
notre tour. Cela correspond à mes deux tours. D+674m pour les deux tours.
Soyons honnête, vu mon état, est-ce bien
raisonnables de se pourrir pendant deux heures de plus. Je n’arrive plus à
marcher tellement j’ai mal. Loic est en forme, Olivier qui nous a rejoint hier
soir participera en « pirate »
sans dossard, puisque les inscriptions étaient closes. Il nous attend dans le
premier virage juste après le départ et fera la course avec nous. On pars en
ligne de 4 ou cinq dans l’ordre de classement du prologue. Nous somme donc dans
les dernières lignes avec les coureurs
qui n’ont pas couru le prologue et qui ne viennent que pour cette journée. Top
c’est parti ! Je me faufile entre les vélos et double plein de monde. On
se la joue F1. Le temps que les monstres démarre, nous on est super véloce sur
les 100 premiers mètres. Je me venge de tous ces vélos qui vont nous passer
plus tard à plus de 80 km/h. Dans la première descente, ça part très vite je
suis à 52/54 km, les vélos doublent dans tous les sens, le pire c’est deux
trikes qui me passent un à droite (avec une roue dans l’herbe) et un à
gauche quasi en même temps. Celui de droite me fais une queue de poisson pour
aller se mettre devant le gauche et l’empêcher de passer, le tout à 60 km/h au
ras du sol. Douououcement me dis-je, je ralentis pour ne pas me retrouver dans
un monumental badaboum, d’autres vélos arrivent à fond et un bouchon se forme à
cette vitesse. J’étais pas tranquille. Finalement, ça se débloque et on attaque
la longue côte. Loic pousse au loin, tandis que moi je met rapidement pied à
terre. Olivier me rattrape. J’ai déjà mal aux muscles, j’ai peur des crampes,
alors je reste raisonnable et je marche dans la côte au maximum. Je maintient
un 7km/h. Olivier qui est déjà fatigué reste avec moi. Dès que la pente
s’adoucit, on repars en poussant. La parcours va être vallonné dans les
magnifiques forêt de Haute-Loire. Des petites côtes, de belles descentes, c’est
superbe. On traverse deux villages ou la foule est massée le long de la route.
A chaque passage, les gens vous applaudissent. Le premier tour se fera dans de
bonnes conditions. Je roule avec deux vélos couchés et nous avons la même
allure. Ils me prennent en descente, je les reprend en côte. Olivier est loin
derrière mais je l’aperçois au détour de virages de temps en temps. Loic lui
est trop loin devant. Je m’arrête faire le plein d’eau (il me faut gueuler
pour en avoir…) au passage de la première boucle. 1h, j’ai un bon rythme.
Je reprend tout seul cette fois ci la grande descente ou je peux à mon aise me
mettre en recherche de vitesse. 62,4 km/h, j’ai mon record. Ca va vite en
kickbike. Croyez moi. En bas de la côte, Oliver surgit. Il décide finalement de
faire un deuxième tour, il est crevé mais tant pis il se le sent. Nous
reprenons notre marche pour la côte, sauf qu’au moment de repartir au sommet,
« crouic » les crampes.
Oliver aussi. Là j’arrête un moment. Je bois, je calme, petit massage et on
repart en marchant doucement, puis lentement, je repousse mais sans forcer.
J’ai appris à les gérer depuis les 48km tout-terrain de Loché. Je vais
avoir des débuts de crampes jusqu’à la
fin. Donc ne pas forcer, tout doux, tout doux. Je marcherai beaucoup plus qu’au
premier tour et ne pousserai que quand cela sera vraiment nécessaire. Malgré
tout la fatigue est de plus en plus présente. Les vélos couchés me doublent
maintenant régulièrement. J’ai vu passer les premiers : Impressionnants.
Tous lèvent le pouce en me doublant et cris (prendre l’accent anglais) :
« Respect !! ». Merci
les gars. Je finirai sous les acclamations de la foule (ça remonte le moral)
en 2h08’ à bout de force. Je suis épuisé. J’en ai les larmes qui me montent aux yeux de fatigue. Sur cette course j’ai puisé dans les réserves.
Résultat 1h49’ pour Loic et 2h08’ pour moi.
Olivier arrivera en 2h15.
3éme jour (pour les survivants)
Lieu Piste d’aéroport de Loudes (43)
L’ambiance est très sympa. On pénètre sur
l’aérodrome avec nos voitures et nous nous garons les uns à coté des autres le
long d’une des pistes d’accès à la piste principale. Plus de deux cents
véhicules alignés, avec pour chacun devant le ou les vélos en exposition. Cela
fait une allée pour les visiteurs qui arrivent de plus en plus nombreux. Les
stands sont à ciel ouvert. Ca visite, ca papote. A l’arrière des véhicules, les
pilotes, mangent, se changent se reposent, ca discute aussi. A coté de moi,
d’un coté un couple d’un cinquantaine d’année qui accompagne leur fils de 20
ans qui arpente les compètes de vélo couchés. Papa et maman assurent
l’organisation et la vie du paddock pendant le petit (il a 20 ans quand même) fait sa compet. A ma gauche, deux allemands
avec du super matos. A l’avant c’est exposition du matériel, à l’arrière,
paddock privé. Les vélos font des aller-retour sur la piste principale qui va
nous servir pour les prochains sprints. A l’entrée de l’aéroport sur une vaste
zone dégagée, se trouve le salon des exposants ou quelques marques de vélos
couchés sont présentent. Essais en tous genre pour le public. Beaucoup de
monde, c’est la fête.. Appel de «Cherry»
notre «chef de meute». Une anglaise
énorme dont la largeur du sourire est équivalent à la portée de sa voix et son
tour de taille impressionnant. Capable de faire taire en un seul hurlement 200
bonhommes qui papote sur leurs vélos. « All,
the rideeeeeerrrrssss !! ». On raplique rapidement autour d’elle pour le briefing de la journée.
Matin : Sprint 2000m lancé. On a 1km
pour se lancer, puis on passe sur une zone chronométrée de 200m de long. Deux
tentatives par coureurs. Ma meilleure sera la première. 22’. Je ne serais pas
dernier, puisque un rameur à roue est à un dixième de seconde derrière moi.
Après-midi, 1km départ arrêté. Mon
temps : 2’11’’. Moyenne :
21km/h. Poussée maxi à 36km/h.
Au cumul général j’ai 161 points contre 54
pour Loic. Au général je suis 109ème et Loic 129ème sur
145 participants. Vive les Footbikes !!
Durant le mois de septembre, j’augmente un peu mon
kilométrage en Footbike de manière à préparer les muscles pour le Roc d’Azur.
J’ai trouvé un nouveau jeu. Mon quartier étant sur une colline, je monte et je
descend toutes les rues des lotissements alentour . Du bon fractionné.
Mal dormis. Comme la veille de chaque courses. Peut-être trois heures en tout ? Mais mal. Je ne m’inquiète pas, ce n’est pas le repos de la nuit précédente qui compte. Pour la « Cap Nore » c’était pareil.
La veille au salon du Roc, j’ai acheté des dosettes de gel énergisantes. Je n’ai jamais essayé ses trucs là, mais j’ai trop peur des crampes dont je suis sujet et je n’ai pas pris mon ravitaillement de secours. Comme j’ai pour principe d’être en autonomie au cas où, il me faut absolument quelque chose. J’opte pour ces trucs. Je vendeur me fait un échantillonnage. 1 type de dose pour le départ, puis 1 autre type toutes les 45’ (dosette spécial raid longue distance) et une « Turbo » en cas de chute de pression. Avec ça, pas besoin de s’arrêter aux ravitaillement me dit il. Comme on le verra par la suite, j’ai été inspiré.
Le départ se présente. Toujours les mêmes remarques autour de la machine, certains rigoles, d’autres sont intéressés, etc … le speaker annonce les 5mn avant le top, je prend ma dosette. Je suis dans la dernière vague de plusieurs centaines de coureurs. Départ à 11h45. Les premiers ont démarrés à 10h. C’est partis !! J’arrive à tenir à peu près tête à la meute sur la grande ligne droite du départ. Le gazon est assez roulant et je prend tout de suite un bon rythme. Les VTT me doublent lentement. Moi qui croyais me faire pourrir d’entrée … je ne sors pas dernier de cette première phase. Bon signe. Ensuite les choses sérieuses commences. Beaucoup de gens derrière moi et quelques uns me doublent pas trop fort. On est sur du roulant et je tiens (à vue de nez) un bon 15km/h de croisière. On attaque la première côte. Pied à terre (comme beaucoup) et on démarre se qui sera la majorité du parcours : la marche forcée. Des vélos passent à fond, d’autres la joue raisonnable, ne pas se pourrir d’entrée. Puis les premières descentes énormes ou le FB passe comme une fleur, la position des pieds en parallèle me rappelle la godille en ski. Dès le sommet de la première longue côte, le paysage est époustouflant. Vision de 180° sur les Maures, St Raphaël, Fréjus, la Mer tout le long. Le premier ravitaillement est atteint en 1h (11km). C’était roulant. Je recharge la flotte (j’ai pris ma dosette magique). Il y a un monde fou. Ca discute, rigole, on est qu’au début. Mon objectif est de ne pas être dernier du tout. Je ne veux pas fermer la course vue mon allure, je repars rapidement. On enchaîne la marche, les parties roulantes et les descentes parfois violentes. Le FB s’en sort magistralement. Les trous sont avalés grâce la fourche avant et la machine reste stable. J’atteint même des vitesse très (trop ?) rapide. Le freinage étant à la hauteur, on prend de plus en plus confiance en soi. Mais nous sommes très très nombreux (+ de 4000 …) et un accident grave va nous bloquer au bout de deux heures de course pendant 45’. L’ambiance est bonne enfant. On déconne, on se ravitaille, on papote. On avance au pas. On se doute bien que quelque chose de pas normal se produit, un hélicoptère tourne autour de nous, fait du stationnaire, descend, se pose et repart. Un mec a gravement chuté et s’est transpercé la cuisse avec une branche. On repart tout doux. Le rythme longue marche/quelques roulages et descente reprend. L’avantage de marcher est qu’on peut apprécier la paysage autour de soi. Quelque soit l’endroit ou l’on se trouve ici tout est grandiose et beau. L’effort est toujours récompensé par ce que l’on voit. Quitte à avancer au pas autant s’en prendre plein les mirettes !! Ceux qui sont venus pour le chrono à outrance n’auront peut-être pas vu tout ça. On atteint le second ravitaillement au bout de 3h30(21,5Km). Et là patatras …. Vidé … plus rien que de l’eau. Les vagues précédentes nous on tout pris. Des coureurs s’énervent, mais cela sert à rien. Ils feraient mieux de garder leur énergie pour la suite, on a parcouru à peine 20 bornes en 3h30, on a pas fait la moitié. J’ai un gros doute sur mes capacités. Vais-je y arriver ? Est-ce que je suis pas en train de faire une connerie ? D’autant plus que si ce ravitaillement est vidé, les autres le seront aussi. Donc, faut le gérer en autonomie. Fichtre, que j’ai été inspiré avec mes gels !! Je fais le plein d’eau et repart. Toujours les longues montées, quelques magnifiques pistes en descentes à fond en poursuivant les vélos « Un surfeur fou nous poursuit !! ». Je me crois sur une piste de ski. Je godille sans arrêt. Je m’allonge fort en arrière pour passer des murs. Ca passe très bien. Je double même un pilote qui plante sa roue avant et fait un superbe « Over The Bike » pendant que moi je passe en toute sécurité. C’est là que l’on voit la supériorité de nos machines, sur de la descente très très pentue. Je prend mon gel tous les ¾ d’heure comme prescrit. Je n’ai aucune chute de pression, toujours pas de crampes, c’est un produit miracle !! Je ne serai pas en train de me doper à l’insu de mon plein gré moi ?
« Regarde, je te dis
qu’il change de jambe,
_tout les combien ?
_compte,
_1,2,3,4,5,6,7,8,9,10…1,2,3 »
On est sur une piste roulante ou je peux lancer la machine dans un bon rythme. J’entend la conversation de deux VTTistes derrière moi, ils restent à m’observer et finiront par me doubler lentement avec une tape sur l’épaule « Chapeau ! Bon courage !! » Arrêt en haut d’une côte pour boire un coup et admirer le paysage autour de moi. J’ai toujours respecté la règle suivante : Une gorgée tous les quart d’heure et après chaque côte.
« Hé, tu fais le Roc avec ça ?
_ comme tu vois
_ …, mais t’es pas un peu dingue ?
_ je crois oui »
Discussion dans une côte.
« Ben finalement je marche dans les côtes comme toi
_ oui et pourtant t’as des
pédales, sert toi en
_ peut plus, chui mort… ».
Dans la série des barjos, je reste un moment avec un gars qui roule sur un VTT de 15 ans, rigide, avec freins cantilever!! Il finira après moi heureux. « Je n’ai aucun entraînement et je ne fait que des gros trucs comme çà. Mon objectif est de finir avec mon vieux clou qui reste d’origine, même les pneus sont d’époque ». Etre dans la dernière vague de la dernière course a un avantage auquel on ne s’attend pas : impossible de se perdre. Le parcours est bien fléché, c’est nickel. Mais surtout on suit la piste grâce à tous les déchets laissés par les 14000 coureurs précédents. Le sol est par endroit jonché de tube de gel énergétique (les même que les miens), papiers de barres énergétiques, bidon perdus dans les descentes, chambres à air jetées ça et là… On roule presque dans une décharge à ciel ouvert (j’exagère un poil, mais quand même …). Vachement écolo le VTT. Quand je pense qu’on fait chier les motards vert qui soit disant polluent la nature avec leur motos …..
Troisième ravitaillement … vide (37km). Pire qu’un magasin de Berlin Est dans les années 70. La montre marque 4h40. Certains coureurs craquent vraiment. Ca devient galère pour pas mal. A chaque poste de sécurité, les pick-up embarquent les abandons à la pelle. On est de plus en plus seul. Je continu à pousser comme je peux. 45’ sont passés, vite mon gel (goût banane miam !). On traverse une route pour attaquer un énorme mur. Là il y a du public. Un motard accompagnateur dit à ces collègues « C’est lui regardez, je vous l’avais dit qu’il y avait une trottinette ». Puis à moi « Tu as été dans les dix derniers au début, mais tu reprend des places ». Je reprend des places ? merde alors c’est possibles çà ? Physiquement je tiens le coup. Je sent quand même des douleurs aux jambes mais je continu tranquille. Le truc c’est de ne pas insister dès que la pente est trop forte. On marche et puis c’est tout. C’est maintenant à partir des 5h d’effort que je commence à doubler les mecs dans les côtes en marchant. Tout le monde est crevé. Moi, je maintiend mon rythme de locomotive. Bizarrement, je vais mieux maintenant que pendant la période 3h/5h. Je sais peut-être que j’attaque la dernière heure ? Alors le mental prend le dessus. La montée du lotissement, c’est la dernière grosse côte. Elle achève ceux qui sont encore en vie. Au sommet, des coureurs assis regardent le paysage hagard. Points de cotés, crampes énormes, c’est trop tard pour abandonner, on est presque arrivé, c’est très dur pour eux. 4ème ravitaillement 5h30 (48,5km). J’arrive en hurlant « Je suis toujours là ! » Tout le monde se retourne étonné. … de me voir encore. Ravitaillement vide bien sur. Allez hop, je prend mon dernier gel pour la fin. « On se le termine ce put… de Roc ? » et je repars sans attendre. Je laisse les gars se reposer au ravitaillement (qui n’en ai pas un finalement. C’est plutôt un point d’eau). On descend des pistes très ludiques pour enfin arriver dans la plaine. On retrouve le bitume dans la descente du lotissement. Enfin … Je ne croyais pas autant apprécier le goudron !! Ca glisse tout seul, ça glisse, CA GLISSE !! dérapage de la roue arrière, travers énorme dans un virage rattrapé de justesse en contre-braquage et pied par terre. Qu’est ce qui se passe. L’arrière ne tiens plus ? Je regarde : à plat NON !!! Il ne me reste qu’une demi-heure de course et je suis à plat ? M… !! Le pneu n’est qu’à moitié dégonflé, c’est donc une crevaison « lente ». Je sors ma pompe, gonfle comme un fou, on va essayer de jouer sur la durée. Espérons que ça tienne jusqu’au bout. Je repars. Quelques kilomètres de plat ou je peux enfin pousser. Un cycliste est derrière moi et va y rester longtemps. Je reprend un super rythme (15/20km/h) jusqu’au dernier ravitaillement qui lui n’est pas vide. Le pneu arrière est toujours ok. Je m’arrête pour boire un coup de rouge !! si, si. Je suis tout seul. Un motard ouvreur me dit de ne pas m’inquiéter, je suis loin d’être dernier. Il y en a plein dans la nature derrière moi.(pour info, le dernier classé arrivera 1h15 après moi). Reste 5km de plat dont moitié sur piste cyclable. Plein pot jusqu’au bout. Je roule avec un VTTiste que j’ai rencontré lors du bouchon 4h plus tôt. On se tape la bourre pendant un moment, c’est super. Le jette un coup d’œil régulièrement au pneu arrière, il ne bouge pas. J’ai très mal aux ischio, aux mollets, aux chevilles, mais toujours aucunes crampes en vue. Le coup des dosettes, je n’en reviens pas ! Ca marche leur truc. L’arrivée est là au bout d’une longue ligne droite. Je vais leur faire une démo de poussée. Les 5 dernières minutes, à fond 5 coups de chaque coté. Tout le monde me vois arriver de loin. Le speaker annonce « Le bruit courrait qu’une trottinette était dans la course… c’était vrai il est là !! ». 6h15’57’’ et je passe la ligne. Les coureurs présents me félicitent tous. Photos, vidéos, explications, retrouvailles avec certains, on peut enfin relâcher la pression. Ouf … c’est finit.
PS :
Je suis moins épuisé qu’au critérium d’Allègre. A cause des dosettes ?
Le pneu arrière sera complètement à plat le lendemain matin.
Résultats :
6h15’57’’ pour 58km. (En réel en cause de l’accident, le temps est en fait de 5h30 pour 50km)
Dénivellé +/-1500m
Classement 3087/3541
Classement catégorie Master2 1108/1313.
Poids perdu pendant la course 2kg
Le FB à la pesée chez Vélo-vert : 9,983 kg
On parle toujours des litres
d’eau qu’il nous faut boire par jour. A l’approche d’une course, je m’y met
sérieusement et arrive à tenir les 3 litres journaliers en dehors des repas.
Cela implique que l’on boit sans arrêt toute la journée et que tous les quart
d’heures, c’est pipi !! Il s’avère en fait (d’après mon médecin du sport)
qu’une personne qui a une bonne hygiène alimentaire et qui notamment est un
gros mangeur de fruits zé légumes (c’est mon cas) n’a pas besoin de boire
autant. Par contre boire beaucoup « serait » bon pour les tendons.
Certaines études le montrerai. Mais l’eau il faut la garder….. ben oui, à quoi
ça sert d’ingurgiter des litres si ils doivent repartir illico presto dèsla
première sueur ?
D’abord,
il faut savoir que nous nous « évaporons » par les extrémités. Donc
été comme hiver, il faut toujours avoir un couvre chef. Oui, même
l’hiver !! Ensuite, à l’approche d’une grosse épreuve, j’augmente ma
consommation de sel (de façon raisonnable bien sûr), car c’est lui qui permet
de fixer l’eau dans le corps. Et cette eau j’en aurai besoin pendant la course.
En ce jour, il fait beau, un peu frais mais sans plus et pas de vent. Superbe donc.
Les Foulées Castelnauviennes sont articulées comme suit :
Un 13km, un 5km puis des courses pour enfants.
Nous partons 5 minutes avant le départ officiel pour ne pas avoir la meute à nos trousses sur le 13km. C’est la première course de Stéphane dans la discipline et ses tous premiers tours de roue en Footbike, alors pas trop de choses à la fois. La parcours est mixte route tout-terrain et roulant. Stéphane prend le FB-Trail et moi le Mibo-Rex.
Longue descente pour commencer puis long faux plat montant avant une descente courte et violente qui nous amène sur un chemin de terre très roulant. Nous avons un bon rythme et Stéphane à l’air de s’adapter. Nous croisons une pancarte avec marquée « Attention Chats sauvages sur le parcours ». Nous revenons sur le bitume pour une longue montée dans un lotissement. Stéphane commence à fatiguer. On s’arrête et on marche un peu. Pas la peine de l’écoeurer pour une première fois. Nous reprenons une piste TT en sous-bois ou se profile un faux plat descendant jusqu’au premier ravitaillement. Glisse sympa ou on apprécie les modèles tout-terrain. Encore une pancarte « De quelle couleur voyez vous l’éléphant ? ». A coté est dessiné un énorme éléphant rose. Plus loin une autre pancarte : « Si vous le voyez rose : arrêtez vous au ravitaillement ! ». Le ton est donné, c’est la déconne. On s’arrête pour boire un coup. Les ravitailleurs sont tous déguisés en clown. Ambiance!! Une succession de petites chemins de terres nous mène jusqu’au Lac du Crès. Au détour d’un chemin, nous avons vu les fameux chats sauvages. Des membres de l’organisation déguisés en Sylvestre (Grosminet pour les intimes). Un sylvestre de 2mètres de haut qui vous fait des grands signe, ce n’est pas courant !! Pour parvenir au lac, nous finissons par une piste caillouteuse qui grimpe fort. Pas d’histoire, on marche. C’est là que les premiers coureurs vont nous doubler. Ils vont vite les bougres !! Nous descendons rapidement vers le lac dont nous faisons le tour et remontons de l’autre coté. Pied à terre à nouveau. Stéphane fatigue mais il tiens le coup. C’est un VTTétiste habitué aux longues sorties. Deuxième ravitaillement. On reprend des forces. Je suis étonné par mon Rex qui est une machine plutôt orientée descente. 13kg, guidon bas, haut sur patte, fourche droite non suspendue, une horreur sur le plan technique pour la route ou le cassant … hé bien non. Pas tant que ça. Il s’en sort très bien. Comme quoi …. Nous revenons vers Castelnau par une piste TT puis reprenons le même chemin qu’à l’aller. Quelques coureurs nous doublent. Nous, on roule tranquille. Je montre à Stéphane quelques techniques de poussées. On s’arrête pour regarder des détails des machines, etc … Retour dans le bois ou se profile un superbe virage en angle droit. J’accélère et je dis à Stéphane de bien regarder, je vais lui faire une démonstration de chute maîtrisée en Footbike. Un exercice que j’adore pour démontrer la supériorité de l’engin face aux vélos, skates ou rollers. Arriver vite sur du gravier, bloquer l’avant et laisser faire. Dans les trois disciplines précédentes, c’est la chute assurée avec contusions voire plus. Ici, on fais deux pas à coté du footbike et on le laisse se scratcher tout seul. J’effectue donc la manoeuvre (impressionnante, tout le monde a cru que je me vautrais…), le Rex, bascule violement en front flip (pardon : pirouette avant) et viens s’écraser de coté sur le patin du frein à disque arrière. Bravo JC, disque bloqué. Démonstration réussit ….. Vous pensez bien que sur un 13 km allure ballade, j’avais pris la caisse à outil avec moi …. Stéphane, qui n’a pas compris ce qui m’arrivais après la démo, repars. Moi, roue arrière bloquée, je tape sur mon frein pour faire bouger la patte. Elle revient peu à peu, je peux repartir mais la roue freine quand même. C’est une horreur. Imaginez pousser en tenant le frein arrière serré… Gulp !! Je rejoint Stéphane dans le lotissement en descente en poussant comme un fou. Plus que 2 km. Pas grave, j’ai la forme. Cela fait presque une heure que je roule tranquille, il faut que je me lâche. Les dernières côtes sont là, dont une violente (la descente rapide du début). J’annonce à Stéphane de pousser 2 coups de chaque cotés et qu’il fasse comme moi. Je donne tout ce que j’ai dans le ventre pour grimper ce mur avec le Rex qui freine. J’arrive en haut avec le cœur à 368 et des nausées. Je m’arrête pour attendre Stéphane. Nous repartons pour les dernières centaines de mètres et nous passons la ligne ensemble en 59’24’’.
En résumé, belle course ou pour 7 euros vous avez droit à 3 ravitaillement conséquents pendant la course plus celui d’arrivée (sans rupture de sotck cf : roc d’Azur), le tee-shirt habituel, ainsi un bel apéritif (sangria, saucissons, petits gâteaux) après la remise des prix. Attention, toutefois, les places sont limités et aucunes inscription n’est pris le jour de la course. Vous aurez compris que les déguisements sont les bienvenus. C’est un jour de fête !!
Sur les 13km, le premier coureur a finit en 44’.
PS : Quatre jours après, je refais le parcours seul dans les conditions exactes de la course avec un KB Sport Classic. Je boucle le circuit en 40’14’’ avec une moyenne de 19,5km/h. J’aurais un temps de référence à battre pour une prochaine fois..
La saison 2006 se
termine ainsi. Durant décembre je cours peu. Rien de bien folichons à part un
entraînement un peu spécial en haute montagne ou après une série de descente au
dénivellé de fou, j’ai les cuisses bloquées pendant 3 jours. Impossible de
plier les jambes. Je ne peux plus m’asseoir ni monter un escalier. Incroyable.

L’année 2006
totalisera 40h20 d’UC
Pensons
maintenant à la saison 2007. Je repère déjà de belles courses en TT. A
savoir : la caussenarde début Juin (80km) et une toute nouvelle dans la
région de Nîmes sur 60 km. Au vue de mes précédentes expériences sur ce genre
de distances, je vais quand même faire un minimum de préparation physique ne
serait-ce que pour finir en état.
Je vais rajouter un
peu de muscu en parallèle. Je pense que pour porter la machine en tout-terrain,
je verrais la différence. Pas la peine
d’aller dans une salle de sport ni d’avoir du matériel sophistiqué pour cela.
Autour de soi, on a tout ce qu’il faut. Donc, tous les jours je fais des séries
de pompes, des abdos et des poussées sur les jambes
(accroupi-debout-accroupi-debout, etc…essayez donc une série de 50 vous verrez
le résultat).
On démarre
Janvier ou j’effectue 4h40 de fond. J’arrive à maintenir mon heure
par semaine, mais il va me falloir augmenter le rythme pour être au point pour
fin Avril. Février seras tranquille (3h45) quand à Mars, une petite course pour
voir la forme du moment.
On va abandonner momentanément le Cross-country et le Trail pour «tâter» de la descente VTT mais en Footbike. Le vélo Club Vauverdois (30) organisait leur premier Enduro en ce 25ème jour du troisième mois de l’an de Grâce 2007 (mais qu’est ce que je raconte moi ?…)
Le parcours est une boucle de 9,5km que l’on effectue à allure libre deux fois. Sur le circuit sont disposé 4 spéciales chronométrée à profil (très) descendant. Les chronos vont de 1’ pour la plus rapide à 2’30 et quelques pour la plus longue. Marrant comme course. Le classement se fera sur l’addition des temps des huit spéciales.L’ambiance est plutôt jeune avec casque intégral, tenue de gladiateurs, vélos à suspensions balèzes, bref, on est dans le monde de la descente. Et encore d’après certains, ils ne sont venus qu’avec leurs vélos d’Enduro, parce que si cela avait été de la descente pure, ils auraient eu du matos encore plus lourd (genre des motos de cross sans moteurs…).
Les liaisons sont plutôt montantes, j’aurais beaucoup de mal à pousser. J’en profite pour courir à coté de la machine dans les longues côtes histoire de me chauffer un peu. Il fait très beau mais froid. Un léger vent du nord rafraîchit encore plus l’atmosphère. On est au milieu des pins et des carrières. Première spéciale. La plus courte. Le meilleur mettra 40’. 500 mètres de descente où il n’y a pas de possibilité de poussée. Ca descend très fort. C’est un petit sentier qui virevolte avec des passages en dévers, des marches gigantesques que je passe en glissant à coté du Footbike, le tout dans une ambiance sableuse. L’avant ne demande qu’à fuir. Le pilotage prend toute sa dimension. Je suis à moitié sur la machine, à moitié en glissade à coté, ce n’est pas vraiment mon terrain de prédilection. Premier passage en 1’10’’. Ouf, pas de chutes.
On remonte (moitié poussant, moitié courant) pour atteindre la deuxième spéciale. Celle là est plus longue, plus ludique. Toujours un single track qui slalome entre les arbres, une belle marche (enfin j’entend par marche un mur de 10 mètres de long) avec virage à 45° au milieu. Donc au premier passage je prends tout droit en ratant le virage. Arrêt en glissade des deux pieds et des deux mains en lâchant la machine dans les fourrés. On ne peut pas appeler ça à proprement parle un chute, c’est plutôt l’arrêt-catastrophe-du-Footbiker-en-descente-qui-ne-maîtrise-plus-rien. J’ai eu le même cas à la «Cap-Nore». Tout lâcher et freiner des quatre fers. Je remonte sur deux mètres et repars. Une traversée de rivière (à sec) ou on plonge d’un coté (2 mètres) pour remonter aussitôt l’équivalent de l’autre coté, puis final en poussant comme un taré au sprint (2 coups de chaque cotés). 2’51’’.
Je n’en peux plus. On roule depuis une grosse demi-heure et je suis déjà crevé. Je repars en marchant sur une très grosse côte (et oui, il faut reprendre le dénivelé perdu). Au sommet d’un petit plateau, je vais pouvoir pousser une dizaine de minutes sur le plat pour arriver à la troisième spéciale. Celle-ci ressemble à la précédente. Très ludique, quelques relances où je peux pousser, la trace est bien visible. Je mettrais pied à terre (j’entend par là les deux pieds bien sûr) une seule fois. De belles cuvettes géantes ou l’on s’élance à fond pour pouvoir remonter de l’autre coté. Pas trop confiance sur le premier passage, je finis en courant les remontées des cuvettes. Arrivée en 1’48’’ sur un saut (pour les vélos).
Et ça repart pour la remontée. Là on marche (les vélos aussi) puisque on remonte quasiment le long de la spéciale. On en profite pour voir les gars passer. Impressionnants. Là ou moi je choisit la trajectoire (garde au sol oblige), eux passent à fond sans se poser de questions. Un autre monde ! Le départ de la quatrième spéciale est à coté du départ de la troisième. On remonte donc au sommet du plateau et ça repart sur une nouvelle trajectoire. Des galets pour commencer, ça roule, ça cogne sous le cadre, tout doux, tout doux ! Ensuite c’est une belle trace entre les arbres, virages relevés, des passages de cuvettes, et pour agrémenter le tout, une petite côte ou je suis obligé de courir. Un peu de poussage pour relancer, je me régale. La fin en 2’26’’.
Je reviens vers le point de départ pour le ravitaillement et rendre mon carton des temps réalisés. Ce carton a été remplit par chaque chronométreur. Pour le deuxième tour, en échange du premier carton, on m’en remettra un vierge à faire remplir à nouveau. Les calculs de temps se font immédiatement au PC course. Ainsi, un classement peut-être établit dès le premier tour. Je termine ce tour en 53’ de roulage pour les 9,5 km. Je reste toujours dans ma moyenne de 10 km/h en tout-terrain. Pour l’ensemble des Runs, je pointe à 8’15’’.
Ravitaillement au « Paté-Fromage-Rouge » à volonté, messieurs les organisateur des courses prenez–en de la graine au passage !! Ici ce n’est pas un ravitaillement, c’est un repas !! Il y avait même des grillades !! Si, si !! Bon après un mini repas, je repars pour le deuxième tour. Maintenant que je connais un peu les pièges des différentes spéciales, je devrais améliorer mes temps, sauf en cas de chute. Ne pas trop prendre confiance non plus. C’est toute la difficulté. Se lâcher en assurant.
Sur la première spéciale, après un premier virage raté où, poussant trop fort je fais décrocher complètement l’arrière, la machine se trouvant en travers s’arrête, et « poum » je tape la jambe sur le cadre, aïe !, mais sur la vitesse je continue sans tomber. Quoi ? Pas de photographes pour immortaliser la figure ? Dommage, on se donne du mal pourtant. J’assure les trajectoires, anticipe mieux la grande marche ou je passe en glissant à coté. En fait sur ce coup (je ferais pareil après), je garde un pied sur la planche, l’autre pied au sol, position complètement sur l’arrière, frein arrière bloqué et je descend comme ça en contrôlant la chasse de l’arrière. De la glisse pure. A l’arrivée, 1’09’’. Je gagne une seconde. Bigre !!
Deuxième spéciale : Bouchon. Je suis dans les dix premiers (dans l’ordre de passage) du premier tour et nous arrivons sur les derniers du premier tour. Les départs étant libres, beaucoup sont partis juste au moment ou les premiers finissaient le premier tour. Nous attendons donc notre tour pendant 1 heure. Juste le temps de se refroidir. Ca papote, discute matos, sponsors, etc … Je pique un roupillon au soleil. La vie est dure (mais il fait froid. C’est quand même pas cool). Une heure après c’est parti (à froid, gulp…)! J’assure et anticipe mieux. Le fameux mur sera pris dans de meilleures conditions, puisque je me prépare au virage à 45°. La glissade se fera dans le sens de sortie du mur. Je prends le virage correctement. La cuvette de la petite rivière est passée plus vite, puisque je remonte mieux de l’autre coté. Par contre à la fin, sur le sprint final, je craque presque. Le sprint est laborieux, j’ai mal au ventre, je suis à bout. Je n’arrive pas à tout donner, je n’ai plus rien. Après la longue attente, je suis reparti à fond. Trop vite pour moi. Chrono : 2’49’’. Quoi ? 2’’ de mieux qu’au premier passage ? Et malgré mon final minable ?
Troisième spéciale. Même chose, que les précédentes, je choisis mes trajectoires aux petits oignons, j’arrive à anticiper, je passe plus fort sur les cuvettes, une grosse marche que j’avais passé à pied, là je me lance et passe, du coup la remontée d’en face se fera sans aide des pieds, tout sur l’élan. Un coup de pied au sommet, et ça repars pour la cuvette suivante. Je gagne du temps tout au long du parcours. Je prends beaucoup de plaisir sur ce run. Résultat : 27’’ de moins qu’au premier passage !! Woua ! Là je l’ai bien senti. Ce sera la même chose sur la quatrième spéciale. Encore du temps gagné par la connaissance du parcours. Le départ dans les galets se fera plus rapide. Plein pot, je sais que ça passe. Là aussi 9’’ de gagné. Les chiffres sont là : Deuxième tour en 7’15’’. 39’’ de moins qu’au premier!!
Je finis en 51ème position sur 53 arrivants et 73 partants. Aucune chute, aucune casse.
Mon temps est de 15’51’’. Les deux coureurs après moi pointent à 16’ et 19’ pour le dernier.
Le gagnant en 10’13’’. Je suis seulement à 5’38’’ du premier. Ce n’est pas si mal si l’on prend en compte la différence de catégorie. Moi qui pensait me faire « azimuter » sur ce genre d’exercice … finalement je limite les dégâts, je ne suis même pas dernier !! Je suis SUPER content !!
Si je dois refaire ce genre de parcours, d’abord je change ma monte de pneus. J’ai fais la bêtise d’avoir les pneus d’origine sur le Footbike. Semi-Slick à l’avant et lisse à l’arrière. A l’avant, il faut absolument un gros modèle (2.30) comme sur le XC. C’est lui qui garantit l’accroche de la machine. Pour l’arrière c’est moins important. Mais une monte avec crampons pourrait faire la différence sur du freinage. La monte de pneus plus gros permet de gagner aussi en garde au sol. 1cm de plus est énorme. Quelques millimètres seront de toute manière appréciable. On pourrait parler aussi du type de machine. Je pense que le FB-Trail est un poil trop léger pour ce genre d’exercice. Un Rex plus court et suspendu sur l’avant serait parfait. On se dit à l’année prochaine ? Pourquoi pas à plusieurs trottinettes ?
Je rajoute la Natation dans l’entraînement.
Vu mon niveau qui se situe approximativement entre l’enclume et le fer à
repasser, j’ai du boulot. Premier objectif, maintenir une séance par semaine.
Je noterai les progrès au fur et à mesure. Je pars de loin, puisque j’arrive à
tenir 25m maximum pour l’instant.
Une idée interressante lancée cette année.
Le principe est le suivant :
Sur le site Internet de FreeRace, sont
proposés des parcours de courses Trail. Le coureur s’incrit en choisissant la
date de sa course. Le jour J lui est remis au départ par un représenant
FreeRace un GPS et un appareil photo numérique. Il effectue sa course en
autonomie et donne sont temps à l’arrivée (avec preuves de passages). Sa
performance est incrite sur le site web et ainsi se constitue au fur et à
mesure tout au long de l’année un classement par parcours.Vous n’êtes plus
imposé par la date choisit par l’organisation de l’épreuve, c’est vous qui
choisissez en fonction de vos disponibilités et votre forme. Génial non ?
J’hésitais entre le 60 et le 35 km, mais n’ayant pas une préparation au top, je me suis rabattu sur le 35 km. Je devrais tourner autour des 3h30, ce qui est suffisant. D’autant que le 35 km en question a tout de même un dénivellé positif de 970m. Excusez du peu ! Pour le Footbike, j’utiliserai le Trail avec lequel je cours depuis l’été dernier. Je ne ferai pas la bêtise de monter le pneu semi-slick de la dernière course. Là, je monte un 2.30, va y a voir d’la caillasse ! Faut d’l’accroche et du gros!!
Le départ est prévu à 9h. Il fait déjà chaud. Le site de départ est sur un aérodrome, ce qui donne une ambiance mini Roc d’azur. 1000 coureurs au départ des différentes courses (60, 35, et randos 50,35,12). J’ai droit aux réflexions amusées habituelles au départ. En gros, soit on me prend pour un gentil fou qui ne va pas passer les 10 km, soit pour un extra-terrestre. Pour éviter toute ambiguité sur mes capacités physique (mais pas mentales…) j’arbore mon tee-shirt « Finisher » du Roc d’azur 2006. Je le montre en disant : « Regardez ce que j’ai terminé … » Ca calme les taquins.
Je ne résiste pas à la pression du FB-Trail qui insiste pour raconter la suite. Je lui passe donc la parole :
C’est parti. On fait un tour de la piste d’aérodrome (5mn de chauffe pour mon pilote) et on sort bon dernier. Ca va très très vite dès le début. Puis les pistes s’enchaînent avec de belles côtes, de belles descentes, la première heure est plutôt roulante puisque en 1h07’ j’ai fais 14km. Je suis dans mes temps de références. Je commence à me faire rattraper par les coureurs des randos partis après nous. Quelques passages en sous bois sont fantastiques, ou j’ouvre la piste sur un single-track en légère descente, quelques poussées seulement de Jean-Chris pour maintenir la vitesse, mes poursuivants n’en reviennent pas : « Putain mais ça arrache ton truc !! » « Mais t’avances dis donc !! ». Une descente extraordinaire nous amène vers le Gardon. Longue, pentue, difficile avec pleins de pièges et en sous-bois, un régal. Nous débouchons sur une plage en larges dalles de pierres. Le Gardon coule d’une eau claire, Jean-Chris piquerai bien une tête avec cette chaleur. Moi je suis un piètre nageur. C’est pas vraiment mon truc. Des groupes de coureurs s’arrêtent pour se ravitailler ici et là sur les différents niveaux des dalles. Sièges et tables naturels. Ca sent les vacances, on a pas envie de continuer. Les falaises autour de nous sont percées de larges et profondes cavernes (on pourrait y mettre un semi remorque en long en large et en travers à l’aise). Tout est grand et majestueux. Certaines de ces cavernes en haut de la paroi ont été transformées en habitat troglodyte. Des murs en pierre percées de fenêtres y bouchent l’entrée. Mais comment y va-t-on ? Il n’y a pas de chemin. Et comment ont-ils montés les pierres ? Impressionnants. Nous longeons le Gardon entre les dalles et le sable pour ensuite prendre une piste qui remonte sur le plateau. La montée dans la chaleur est difficile. Il fait très chaud, pas d’ombre, il est midi au soleil, les casques chauffent (quelle idée d’avoir un casque noir de Dirt…). Jean-Chris marche à grand pas pour ne pas perdre trop de temps. Impossible de pousser. La pente est trop dure et les cailloux sont très roulant. Elle est longue cette côte. Heureusement que le paysage est magnifique. On remonte à flanc de falaise vers les plateaux en surplombant le gardon qui serpente au fond du canyon. Une vision à perte de vue. Super beau. Premier ravitaillement au 20ème kilomètre à 1h50. Je suis toujours dans les temps. Je tiens mon 10km/h. Jean-Chris bois, bois, bois. Il respecte sa règle de la grande lampée d’eau tous les quarts d’heure et sa dosette énergétique spéciale « Long Raid » toutes les 45’. Son physique tiens bon jusqu’à 2h30 environ ou … les premières crampes font leurs apparitions. Pendant plus d’une heure il va vivre l’enfer. Cuisses, mollets, ischio, tout y passes, elles augmentent jusqu'à ce que il ne puisse plus avancer. Le simple fait de marcher est impossible. Sur la jambe gauche, la cuisse est plus dure que la pierre et la jambe droite est bloquée (il ne peu plus la plier). Et pourtant il faut continuer. Et moi je ne sais pas comment l’aider. Il en bave le pauvre. Bon allez, arrête toi et repos le temps que ça passe. Il m’écoute, s’étire, se masse, repars, puis recommence. la douleur augmente sans cesse. J’ai l’impression que ses muscles vont se détacher de l’os…. Il serre le poing, en a les larmes aux yeux. Il me dit que le mental est plus fort et que ce n’est pas « ça passe ou ça casse, c’est : passe et pis c’est tout !! ». La chaleur est de plus en plus forte sur les plateaux. J’ai peur qu’il prenne un coup de chaud. Mais c’est bien il s’hydrade au maximum.
Il a pourtant une super forme physique, la pêche et c’est sa mécanique qui flanche !! C’est rop ralant, d’autant plus que sur certaines portions il pourrai pousser. Par contre ma mécanique à moi tiens le coup. Si il abandonne , ce ne seras pas de ma faute.
2h50. Deuxième ravitaillement. J’ai mis 1heure pour 5km !! L’horreur. On ne pense plus au chrono. L’objectif est de terminer. Quant au fait d’être dernier ou pas, on n’y pense plus depuis longtemps. Je me fais le plus léger possible pour qu’il ne force pas trop. C’est un travail d’équipe le Footbike. A moi aussi d’y mettre du mien. Des descentes énormes succèdent aux côtes ou tout le monde pousse ou porte sont vélo. Même dans les descentes il a mal. On ne peut jamais se reposer en FB. En bas de chacune d’elle il sétire longuement sinon, il ne pourrais pas monter. Sur une de ses descentes énormes où frein arrière bloqué, frein avant presque à fond (on rêve de l’ABS …) la roue avant fait tout à coup un bruit énorme. Aïe !! Arrête Jean-Chris je perd la roue avant !!
Il arrête en catastrophe (ouï sa cuisse !!). Ma roue avant est dessérée. Gulp… ce doit être les vibrations. En ressérant l’attache rapide il touche le disque et se brûle. Il est bouillant. D’ailleurs je n’ai presque plus de frein avant. Les plaquettes doivent être fondues. Désolé mais à force de freiner j’en peu plus moi …..
A partir de 3h30, les douleurs se calment, il peut se remettre à pousser un peu et la marche n’est plus douloureuse. Le plaisir de la glisse revient. Youpi, je sens qu’il va mieux, je me remet à rouler. 3h45, en haut d’un plateau surgit la plaîne de Nîmes et l’on voit l’aérodrome au loin. C’est très beau. Comme une délivrance. Un léger vent marin (de face) se lève. La clim automatique !! C’est la dernière descente et les dernières pistes à travers quelques marais asséchées. Les muscles sont calmés, il se remet à bien pousser. Du coup on pourrai continuer, il se sens de nouveau frais. Retour sur le bitume (c’est quand même reposant le bitume ..) pour le dernier kilomètres sur les pistes d’envol. Pour nous c’est l’atterrissage. On est avec un cycliste qui a fait le même temps que nous. On décide d’un commun accord de tout arracher sur le final et on passe la ligne d’arrivée en sprint tous les quatre (les deux pilotes et les deux engins roulants). 3h58’’ !!
Matin : Sprint 200m lancé. On a 1km pour
se lancer, puis on passe sur une zone chronométrée de 200m de long. Deux
tentatives par coureurs. Ma meilleure sera la première en 22’’. Je n’aurais pas besoin du kilomètre
préalable. Je m’approche en maintenant une vitesse de 20 km/h puis une centaine
de mètres avant la zone de chronométrage, je lance le sprint. Le geste est
simple : Je lève la jambe le plus haut possible, frappe le sol le plus
fort possible, en poussant le plus loin possible, le tout le plus rapidement
possible. Le changement se fait tous les trois coups, sauf sur la fin ou pour
aller plus vite je pousse les dix
derniers coups avec une seule jambe. Moyenne 32 km/h pendant l’exercice.
Après-midi, 1km départ arrêté. Sur la même
piste que le matin, le chronomètre se déclenche dès le départ. La gestuelle est
la même que le matin, mais le sprint va durer plus de deux minutes au lieu de
quelques secondes. Autant le matin, je pouvais être quasiment en apnée, autant
là l’effort est beaucoup plus long et donc plus difficile. Mon
temps : 2’11’’. Moyenne :
28km/h. J’atteins 36km/h en pointe.
Je reprend la parole pour la conclusion.
v Le pneu 2.30 a remplit son rôle. Je n’ai jamais été pris en défaut sur l’avant.
v Aucune crevaison même avec le pneu arrière de route (d’origine).
v Aucune casse (il ne manquerait plus que ça …)
v Aucune chute.
v Je termine la course.
v Je ne suis pas dernier.
D’après mes calculs savants, l’incident des crampes m’a fait perdre 15 bonnes minutes. J’aurais pu pointer à 3h45’. Tiens peut-être l’objectif pour l’année prochaine si je reviens ? D’autre part, il faut que je change mes chaussures de Trail, les crampons commencent à disparaîtres et l’accroche s’en fait sentir. Ensuite, au regard de ce que je viens de vivre, je ne ferais pas les 80km de la Caussenarde. J’ai peur de me faire mal.
Classement final au général : 77ème/85 et 14ème/17 en master2 (40 à 49ans).
Avril et Mai sont des gros mois avec plus de 5h d’UC chacun. En effet, je
sors les Footbikes pour aller au boulot, je nage, je cours, pleins de mini
triathlons !!
Petite baisse en Juin mais ce sera le mois ou j’ai réussit mon premier
100 mètres à la nage (2’30 exactement). Un dicton de triathlète dit « Pour
aller vite, nagez lentement ». Je
l’applique à la lettre. Mais quand même, la nage est un sport très dur. Parce
que autant à pied si on est fatigué, on s’arrête, mais dans l’eau on coule…
Beaux mois de Juillet et Août avec des séances de courses à pied et des
randonnées en altitude (Bethmale).
Le mois de Septembre sera consacré à l’entraînement pour Millau. Trois
à quatre sorties par semaine.
Gros, gros morceau que cette manifestation. D’autant que je ne participerai pas en officiel, ce qui implique pas de ravitaillements. A moi d’être autonome en eau et repas sur la journée.
Cette course s’articule comme suit : D’abord une première boucle plate autour de Millau de 42km. Les gens qui courent le marathon (inclus dans la course) ne feront que cette partie. Cela veut dire aussi que cela risque d’être rapide. Ensuite un aller-retour vers Saint-Affrique (35km le trajet) avec du dénivelé. Comme j’accompagne des coureurs, je ne vais pas rester avec eux (10 km/h pendant 10h, je vais m’endormir ….). L’idée du déroulement est la suivante : J’effectue le Marathon en 2h30. A ce moment là nos coureurs devraient être un peu après le semi. Je pars vers Saint-Affrique et à mon arrivée (en 4h30) nos coureurs auront juste passés le marathon pour les meilleurs. Je rentre vers Millau et je devrais croiser les coureurs à mi-chemin. Là je repars avec eux vers Saint-Affrique et les accompagnes jusqu’à la fin. Mon kilométrage total devrait être de 130/140km. Un autre scénario se profile à l’horizon. Imaginons qu’à l’arrivée à Saint-Affrique je sois en pleine forme en moins de 4h30, alors je fonce directement vers l’arrivée pour faire un temps. Là je ferais demi tour pour venir à la rencontre des coureurs et rentrer avec eux.
Voilà pour la théorie puisque j’écris ces lignes deux mois avant la course et que je ne prends pas en compte l’élément météo. En effet l’an passé il était tombé des trombes d’eau pendant la journée.
La météo sera clémente ce jour. Nous aurons un grand soleil toute la matinée, gris l’après midi avec trois goutte vers 17h, et une grande douceur coté température. C’est déjà pas mal.
Après les présentations, explications et photos d’usages, nous prenons la route Thierry, son KB Sport Classic et moi avec mon KB Millenium Racer, avec les suiveurs à vélos pour nous poster sur la fameuse zone suiveur à 7km du départ au village « d’ Aguessac ». Nos compteurs sont déjà à 30’ et 7km. Farniente au soleil et papotage autour de la course et de nos machines. Tous les suiveurs (2000 !!) sont disposés de part et d’autre de la route dans le village et à sa sortie. Nous sommes à la sortie du village, pas de bouchon, on est assez espacé. Nous laissons passer les premiers coureurs qui arrivent vers 10h30 et attendons le passage de Loïc pour démarrer. Il est 10h50. Depuis 20’ un foule dense passe devant nous. Nous nous engageons dans la marée humaine et remontons lentement le courant. Les groupes sont compacts et il faut parfois attendre plusieurs minutes à 8-9 km/h bloqué derrière des coureurs et cyclistes pour pouvoir profiter d’un trou et accélérer fort pour passer au groupe suivant etc …. Cet exercice de fractionné va durer pendant 40 km. On en profite pour parler des Footbikes aux intéressés qui sont fort nombreux. C’est le début de la fête. L’ambiance est bonne enfant et décontractée. Premier arrêt au kilomètre 20 (1h15). Ravitaillement et rangement du blouson. Il fait chaud, le soleil brille. Le passage du semi est dans une épingle à cheveux dans une petite côte « cassante ». Mais le public est bien sûr là et nous passons en poussant (9km/h) malgré le dénivelé. Tout va bien. Des petites descentes ou nous sommes obligés de freiner pour cause de foule (c’est râlant …) succèdent aux petites côtes. Nous pourrons pousser durant toute cette première boucle. L’arrivée à Millau (Marathon) se fait en 2h40. Nous nous arrêtons, petit ravitaillement, plein d’eau et on repart pour la deuxième boucle de 60km. Aller-retour vers Saint Affrique.
L’ambiance change. Il y a beaucoup moins de monde maintenant. Nous pouvons rouler tranquillement, la route est toute à nous. Première difficulté, la côte du viaduc. Une ligne droite de 2km à 7% avec le Viaduc au sommet. En pleine forme, je la pousse aux trois quart et m’arrête épuisé. Thierry n’a pas insisté et c’est mis à marcher dès le début de la montée. Arrêt ravitaillement au sommet, photos souvenir (avec le viaduc en fond, on joue les touristes) étirements car les crampes sont déjà là. Nous enchaînons sur une longue descente. J’essaye toutes les positions de recherches de vitesses mais que je soit accroupis, allongé sur le guidon, tendu vers l’arrière, les crampes apparaissent dès que je tend le moindre muscle. Zut ! Les quelques minutes de la descente seront misent à contribution du repos musculaire dans la mesure du possible. Je n’insiste pas et laisse filer la bécane à 50km/h en restant droit. Plusieurs kilomètres de faux plat montant nous mènent au pied de la fameuse côte de Tiergues. Là un gendarme nous interdit le passage, la route étant réservée aux possesseurs de dossards. Après une tentative de négociation, il ne veut rien savoir et c’est un membre de l’organisation posté là qui nous donnera le truc pour rejoindre la course un peu plus loin. Le gendarme n’en crois pas ses oreilles, « Non, mais si vous leur dites comment faire, c’est n’importe quoi ».
Nous continuons ce long faux plat montant. Pas agréable. Les voitures passent très vite, le vent est de face, beurk. Au rond point signalé par notre « sauveur », la route à droite est barrée. Nous la prenons et c’est une côte qui s’offre à nous. En temps normal nous l’aurions poussée. Mais avec 60 bornes dans les pattes et les crampes qui sont là, soyons raisonnables. Nous voyons au loin le ravitaillement du sommet de la côte. C’est bon la course est là. En fait nous aurons juste évité la fameuse côte de Tiergues. Après calcul, la distance de ce détour est quasi identique au parcours officiel. La route au sommet est bien entendue barrée et « gardée » par des gendarmes. Fort de l’expérience précédente, nous adoptons la stratégie suivante : Le passage en force-douce. Nous nous arrêtons à coté des dis gendarmes le long de la route. Sur la gauche, la grande descente qui part vers St Affrique. Il y a du public, des voitures garées, nous sommes incognitos. On se ravitaille, on s’étire, on fait même essayer un Kickbike à une spectatrice. On applaudit les coureurs qui passent. Le premier passe à ce moment là. Le temps de la voiture Chrono annonce 2h58’. Ma montre (temps réel) affiche 5h. Nous avons 2h dans la vue. Cela correspond à tous nos arrêts. Les gendarmes ont l’air de nous ignorer. Le zélé du bas de côte ne les as pas prévenus que des dangereuses trottinettes armées jusqu’au dents voulaient passer en force et menaçaient l’ordre public. Nous attendons un moment ou aucun coureur n’est à l’horizon, le gendarme de faction a le dos tourné, GAZ !! nous sautons sur les machines dans la pente direction Saint Affrique. La descente (5km) va durer 10’ entre 50 et 60km/h. Un régal. La route fermée à la circulation automobile serpente en large virage. Je suis accroupis, les fesses calées contre le pare-boue arrière. Thierry et moi nous nous doublons au gré des accélérations de la pente. Sensations fantastiques. Nous doublons les quelques coureurs (qui nous repasserons dans l’autre sens bien entendu….) qui sont devant nous. Une moto de l’organisation vient se mettre à coté de nous et le passager nous montre 6 et 1 avec ses mains. On est d’accord les gars, je confirme on est aux alentours de 60 km/h.
Arrivée à St Affrique (5h20). Nous traversons la ville et reprenons la côte. Là, c’est l’agonie. Nous nous arrêtons immédiatement. Impossible d’aller plus loin. Même les étirements sont douloureux. Tu étires une jambe, Aïe !! crampe gigantesque sur l’autre. Tant pis on prendra le temps qu’il faut mais nous repartirons dès les crampes calmées. Les coureurs passent de temps en temps dans les deux sens. Nous finissons par reprendre la route en marchant à 6 km/h à coté de nos KB. Thierry se sent mieux et se remet à pousser lentement. Il disparaît lentement au loin. Je tente de le suivre mais mes mollets me rappellent à l’ordre. Je n’insiste pas. Je suis limite rien qu’en marchant !!
Les coureurs me passent lentement. Un marcheur me double … Les suiveurs sont régulièrement positionnées le long de la route. On me préviens que mon copain est déjà passé en poussant et qu’il avait l’air d’avoir la pêche. Ben pas moi. Je passe de l’eau à un coureur qui n’a plus de suiveur. Il me vide ma dernière gourde. Il la mérite. Le sommet pointe son nez. 1h pour l’atteindre en marchant. Enfin le ravitaillement. Je repasse devant notre point de départ de tout à l’heure. Ma montre marque 6h30. De plus en plus de coureurs nous croisent maintenant. Je refais le plein de mes gourdes d’eau, me ravitaille en solide (jambon, pain, abricots secs), avale un coca et deux jus d’oranges. Après les étirements de rigueurs, nous repartons pour cette fois descendre cette fameuse côte de Tiergues que nous avons ratée tout à l’heure. Mais c’est au tour de Thierry de bloquer. Les crampes lui arrachent les jambes. Il ne peut plus bouger. Longue série d’étirement, puis nous repartons par une toute petite route en épingle à cheveux au très fort dénivelé. Sur la gauche monte une file continue de coureurs et cyclistes. Les visages marqués apparaissent, les premiers abandons aussi. Presque la retraite de Russie mais pas encore car le pire reste à venir pour eux. Il leur faudra revenir et à la nuit ! Nous ne pouvons pas nous lancer et prendre de la vitesse. Trop de monde, virages trop serrés. Nous descendons « doucement » à 30km/h. En bas de la côte (notre gendarme préféré n’est plus là), nous reprenons la longue route en faux plat descendant cette fois-ci. Sur le coté gauche c’est la grande foule maintenant. Nous croisons Loic, puis Christian et enfin Anne-Marie les Coureurs-Footbikeurs-Sans-Footbikes et nous les briefons sur les côtes à venir. Ils ont le moral et sont encore relativement frais. Nous passons le panneau des 80 km en 7h30. Je commence à avoir des douleurs intestinales. Il y a de moins en moins de monde en face. Maintenant ce sont les marcheurs qui sont là. Jusqu’à l’arrivée nous croiserons des marcheurs. Combien de temps mettrons-ils ? finiront-ils ? (le dernier classé cette année pointera en 21h)
Dernière cote à marcher. Nous sommes avec la première féminine qui finira 15’ après nous seulement. Elle est d’une fraîcheur étonnante. Nous repassons sous le pont et attaquons ce qui sera la dernière descente. Celle qui fut la première côte à 7% et qui me cassa les jambes à l’aller va donner l’occasion de se racheter au retour. J’y bas mon record personnel de vitesse. 66 km/h. Nous finirons dans Millau au milieu des voitures, fatigué, mal aux mollets, aux cuisses, au ventre. Arrêt au milieu de la dernière avenue devant le Km99. Il est presque 19h, il fait sombre. Nous sommes partis ce matin à 9h30. Nous lançons ensemble le sprint final sur le dernier kilomètre. Thierry se détache lentement pendant que je reçois l’équivalent d’un coup de couteau dans chaque mollet à chaque poussée. La souffrance est terrible. Je ventile à bloc en serrant les dents, nous surgissons dans le parc de l’arrivée, Thierry a ralentit pour m’attendre et nous remontons cote à cote jusqu'à la ligne d’arrivée. J’ai une bouffée de larmes qui monte aux yeux ….
100km : 8h20 !!
Les chiffres :
Temps réel 8h20
Au compteur : 6h50
Moyenne compteur: 15km/h
Dénivelé cumulé: entre 800 et 900m.
Kilométrage : 105
Liquide consommée : 4 litres d’eau, 2 jus d’orange, 1 coca.
Solide consommé : 6 gels au magnésium (1 par heure), 1 gel Energie Raid, 4 tranches de pains d’épice, quelques fruits secs, toasts au jambon et fromage.
Loïc finira en 14h56, Anne-Marie en 14h58 et Christian en 15h15.
Les objectifs de la prochaine édition sont tous trouvés : Moins de 8h20 au général et moins de 6h50 de roulage.

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Terminé de
rédiger le premier octobre deux mille
sept avec trois cent quatre vingt trois
heures et quinze minutes d’UC.
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